China road

Rob Gifford, China road. One man’s journey into the heart of modern China: un récit de voyage qui n’en est pas vraiment un. Rob Gifford, journaliste et correspondant pour la NPR, décide avant de quitter son poste de traverser toute la Chine via la route 312 qui part de Shanghai et va jusqu’à la frontière avec le Kazakhstan, rejoignant l’ancienne route de la soie. Le but de son récit n’est pas vraiment de raconter quel transport il a pris ou dans quel endroit il a dormi comme le font beaucoup d’écrivains mais plutôt de tracer un portrait de la Chine d’aujourd’hui. Il a même tendance à prendre un taxi si c’est plus facile, choisissant cependant un chauffeur qui pourra lui raconter des choses intéressantes. Chaque étape est le prétexte pour aborder un nouveau thème, des usines textile ou en tous genres qui envahissent la région de Shanghai et permettent une vie meilleure à toute une classe de la population venant de la campagne à la question des musulmans qui essaient de préserver leur culture dans un Xinkiang de plus en plus sinisé. Il n’a pas peur d’aller interroger des gens que le gouvernement préférerait qu’il ne voie pas, comme toutes ces personnes atteintes du sida suite à un scandale de don de sang contaminé. Mais son avis est toujours nuancé, donnant le pour et le contre de chacune des situations dans lesquelles il se trouve. Il essaie de montrer un image aux multiples facettes d’un pays en plein boom économique mais aussi rempli de contradictions et d’inégalités. Une lecture que je recommande à toute personne qui veut en apprendre plus sur le monde dans lequel on vit tout en gardant le côté agréable du récit de voyage.

Photo challenge: noir & blanc

Dernière ligne droite pour le challenge photo, blanc et noir.

  1. la photo de famille usuelle: Bibi, Nousepi (je n’arrivais pas à dire Snoopy étant petite) et Wilfried qui malgré ses yeux rouges a insisté pour apparaître sur la photo
  2. une cassette vidéo démontée qui traîne (c’est ça aussi, vivre avec un geek)
  3. Happy Buddha & Dita Von Teese
  4. Bad Cat & Matryoshkas Made to Measure (elles s’ouvrent pour révéler des mesures en cups)
  5. mes seules chaussures blanches & noires, je n’ai pas eu le courage de sortir mes dizaines de chaussures noires et les quelques blanches pour les photographier ensemble
  6. ma maman avant d’aller au bal, ca 1960
  7. airport & téléphone, à cause de la panne d’internet d’hier, d’abord à cause de notre fournisseur d’accès puis à cause d’un câble mal remis
  8. Alice et Suie, qui ne voulaient pas aller sur la photo avec les grands
  9. objet kitchissime, porte-cigarette
  10. photo retrouvée dans la maison, sans doute la famille des anciens propriétaires
  11. Jack
  12. cierge d’argent, au feuillage noir
  13. Apple Doll dans sa boîte
  14. sonnette & thermostat
  15. Jack
  16. Tobisha & Macintosh (oui, ToBiSha, c’est mieux, non ?)
  17. Mac & Clinique
  18. technologies obsolètes

Cold

Contrairement à d’autres, je n’aime pas l’automne. Depuis quelques jours, j’ai de nouveau froid tout le temps. J’ai des frissons et la chair de poule dès que je sors. J’ai froid à l’intérieur mais je me dis que c’est encore un peu trop tôt pour allumer le chauffage. Les draps sont froids quand je me couche. Mes voisins de bureau ont besoin d’aérer toute la journée et donc pas moyen de garder la chaleur dans mon bureau. Et donc je déprime. Un peu. Surtout après l’été froid et pluvieux que nous avons eus. Je n’ai même pas pu tester toutes mes nouvelles paires de sandales et je n’ai pas mis une seule fois une nuisette à fines bretelles.

J’espère donc très fort pouvoir partir au soleil en fin d’année. Je n’ai pas encore eu de vacances avec tous les problèmes de santé de diane et avec le grand projet Brésil au travail. Nous avions parlé des Canaries, 15 jours à ne rien faire à la plage mais les hôtels me font un peu peur. Ils ont l’air gigantesques et très moches. Et les commentaires sur tripadvisor se plaignent quasi tous de la nourriture. Or j’aime bien manger. Et il paraît que les soirées et les nuits sont fraîches. Donc j’ai pensé à plus loin. A la Thaïlande. Et finalement avec un gros tour operator, il y a des prix intéressants, même si c’est quand même plus cher. Mais les hôtels me font rêver, y compris les gros trucs à touristes et la nourriture thaïe me plaît. Et c’est sûr qu’il fera au moins 28°. Reste à convaincre diane et à réserver, ce qui n’est pas encore garanti. Mais je l’espère.

Photo challenge: bleu

Bleu cette semaine, toujours des photos dans la maison et ses alentours, toujours en dernière minute. Mais toujours en rapport (en partie) avec mes activités de la semaine.

  1. ma nouvelle jupe Mademoiselle Jean qui plairait beaucoup à Delilah. Une cage, un oiseau…
  2. ma rentrée littéraire. Super contente que le Laura Kasischke était déjà en librairie lundi, quelques jours avant sa date de sortie annoncée.
  3. j’ai fait une razzia sur les bulbes chez Groendekor. J’avais aussi acheté spécialement une plante aux fleurs bleues, une gentiane, mais pas moyen de faire une photo aux couleurs correctes: les fleurs étaient mauves sur chacun de mes essais.
  4. mes fards à paupières bleus, MAC essentiellement mais aussi un duo Chanel qui s’appelle « Transsibérien ».
  5. mon cadeau d’anniversaire, parce que je ressemble à Martine, parce que je veux toujours partir en voyage.
  6. les pious de la semaine: « Monkey, on ne mange pas l’oreille d’Eddy. Il y a des cookies dans l’armoire ! » Rémi, lui, s’en fout; il pense au repas qu’il va mitonner ce soir.
  7. mes chaussures bleues: Jeune et Jolie pour André, Seychelles et sans marque de chez Degriff Shoes.
  8. des « hirondeeltjes » récupérées chez ma grand-mère.
  9. mes vernis.
  10. je range ma garde-robe par couleurs.
  11. théière en direct du Vietnam (la première fois)
  12. il y avait une action Schtroumpf cet été au Delhaize
  13. la tikimobile en bleu des mers du sud
  14. une invitation à un vernissage qui donnera le goût du voyage
  15. les catalogues de vacances. Je veux partir !

I love you too much

Armalite écrivait cette semaine un article intitulé « je ne t’aime plus« , article qui m’a beaucoup touchée, à tel point que je ne voulais pas faire de commentaire. Je voulais écrire mon propre billet que j’ai nommé « je t’aime trop ». Je t’aime trop mais ça me déchire le cœur en lambeaux. Depuis trop longtemps… et je ne sais plus quoi penser, que faire. Les bons moments me rassurent, les mauvais me font douter. Or les mauvais sont trop souvent là.

Retour en arrière.

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Photo challenge: orange

Orange donc cette semaine. Une couleur que je n’aime pas, mais j’ai eu de l’aide de diane qui a cherché des objets pour moi. Et pas de chaussures pour cette couleur.

  1. je prépare le printemps avec des bulbes de fritilaires et de tulipes
  2. Schmee
  3. une hache
  4. calendrier Ugly Dolls
  5. kniphofia que j’aime d’amour. Je remplirais le jardin juste avec ces fleurs-là.
  6. pas pensé à faire un cocktail orange, mais les alcools ne manquent pas
  7. j’ai tondu la pelouse hier, j’ai bien rangé la rallonge après.
  8. le nez d’Elmo
  9. la nouvelle chemise hawaïenne de diane
  10. une photo + les cheveux de diane
  11. un vernis, un rouge à lèvre, une ombre à paupières
  12. La sorcière cannibale

Photo challenge: rose

J’ai encore moins bien travaillé cette semaine: toutes les photos datent de ce matin ! Voici ma sélection:

  1. le blog de la conceptrice du challenge
  2. echinacea purpurea « Southern Belle », acheté la semaine passée avec plusieurs autres variétés roses
  3. Pretty things, un livre sur le burlesque
  4. quelques livres roses de ma bibliothèque
  5. un détail de chaussure Camper
  6. Giggles
  7. de la liqueur au litchi Litchi-Li, pour compenser le fait que je n’ai pas pris de photo de mon cocktail rose d’hier soir, le Happy Buddha
  8. Striptease, une histoire du burlesque
  9. tricyrtis hirta
  10. cyclamen
  11. noeud rose d’une chaussure noire de chez Mademoiselle François
  12. un happy buddha et une histoire de la lingerie
  13. détail d’une chaussure de chez Mademoiselle François, un paire très Jackie Kennedy
  14. mon allergie à la piqûre d’insecte d’hier
  15. la robe que je portais hier
  16. The Bra, un film hilarant (manière HK) d’un homme qui se retrouve créateur de soutiens-gorges
  17. mes vernis roses
  18. Kiki
  19. echinacea purpurea Powpow wild
  20. la boîte rose de mes nouvelles sandales jaunes Shellys qui sont arrivées juste un jour trop tard pour la mosaïque jaune
  21. il faut toujours une Hello Kitty quand on parle de rose !

Le diable dans la ville blanche

Je n’ai pas arrêté de lire ces derniers mois, j’ai juste pris du retard dans mes commentaires. Voici donc le premier:

Erik Larsen, Le diable dans la ville blanche: quand j’ai lu la critique d’Yspaddaden, je savais que je voulais ce livre. Tout de suite. Un roman qui parle d’expositions universelles, c’est pour moi ! Erik Larsen, historien à la base, raconte comment l’exposition universelle de Chicago de 1893 s’est créée, construite, déroulée mais il y entremêle l’histoire d’un des grands tueurs en série américains, H.H. Holmes. Il s’est basé sur les documents des archives mais il a aussi quelque peu réinventé les histoires personnelles des protagonistes. La personnalité du tueur est extrêmement bien décrite, il apparaît comme un personnage spécialiste de la manipulation, qui réussit à embobiner n’importe qui. On ne saura jamais combien de personnes il a tué mais le nombre est important. Quant à l’histoire de l’exposition, c’est celle d’une période de découvertes et d’émulation toujours plus forte. Il fallait absolument faire mieux, plus beau, plus grand, plus extraordinaire qu’à Paris, ajouter coûte que coûte de l’exotisme (les premières danses du ventre se sont popularisées depuis lors, menant par exemple au burlesque) et des attractions: un ingénieur, un certain monsieur Ferris, voulait y montrer ses talents et y créa la première grande roue. Ys reprochait un peu à ce livre la minutie des descriptions, moi, cela ne m’a dérangée. J’ai dévoré ces pages en quelques jours, passionnée par les événements décrits. Je dirais juste qu’on sent que l’auteur est historien, l’écriture étant un peu froide par moments. Je conseille, mais il faut avoir un intérêt pour le sujet !