One week alone

Une semaine seule à la maison, ça donne: 20 épisodes de In treatment (saison 1), 7 épisodes de Skins (de la saison 1 et 2), une nuit de mauvais sommeil pour cause de bruits bizarres, une dispute avec mon père, une nuit de mauvais sommeil pour cause d’inquiétude et de frustration par rapport à lui, quelques larmes, quelques bonnes nuit de sommeil, un spaghetti bolognaise bien trop grand qui m’a laissé des maux de ventres pendant deux jours, des plats plus diététiques par la suite, une bouteille de vin en 3 jours, un seul cocktail, un réveil trop matinal le samedi, une escapade chez Ikea et au Brico, de nouveaux rangements pour mes chaussures, des barres de douches pour pendre des rideaux récupérés de l’ancienne maison, un semi démontage de garde-robe pour installer les rangements à chaussures et un réaménagement des planches, pas assez de place pour mettre toutes les chaussures, des chaussures rangées par saison, mais un doute: est-ce qu’un rangement par couleur ne serait pas plus pratique ?, des plantes semées en mars et mai enfin assez grandes pour être plantées dans le jardin, quatre visites à l’hôpital, un manque de câlins et de bisous, des frissons à cause du froid, de la chaleur, la fin d’un bouquin, le début d’un autre… Cette semaine sera à deux, la suivante, seule à nouveau.

They have such good taste ! (III)

Ado. Africain café au lait. Converses blanches, jeans moulant, chemise à carreaux blancs et noirs, gilet très classique gris clair boutonné. Veste cintrée noire. Cheveux fraîchement rasés sur le côté, avec une démarcation bien nette juste sous les frisottis rassemblés avec du gel pour faire de petites boules. Fins bracelets en cuir brun à un poignet, bracelet clouté à l’autre. iPod qui trahit soit de très mauvais écouteurs, soit une audition déjà bien proche de la surdité. Musique qui ressemble à des soukous africains. Et puis surtout, une magnifique croix strassée de 5cm de longueur autour du coup. You’ve got the looks, man !

A little bit of Light Purple and Teenage Dream to make me happy

Des ongles de petite fille, très kitsch Barbie, avec du Light Purple de H&M et du Teenage Dream de la collection Kate Perry de chez OPI. Featuring Isidore qui aime bien les machins de filles.

Tout ça pour mieux supporter ma semaine toute seule, en espérant que l’absence de diane l’aide à se sentir mieux et à abandonner ses problèmes sur place. En prévision aussi de moments très occupés dans les mois à venir. Après que j’aie vexé mon père à propos de sa conduite automobile déplorable, il a réfléchi et semble se faire à l’idée de déménager. Ce qui implique que je devrai m’occuper de beaucoup de choses (de tout en fait), de la recherche d’un nouvel endroit pour vivre (nous avons déjà un rdv mercredi) au tri et à l’emballage de ses affaires. Et là, la tâche est gigantesque: 50 de vie dans une maison sans jamais rien jeter… J’appellerai sans doute à l’aide pour diverses informations (des antiquaires, des brocanteurs, ebay, que faire de manteaux de fourrure ?…) mais aussi peut-être pour m’assister…

Le cercle des huit

Daniel Handler (alias Lemony Snicket), Le cercle des huit: avant toute chose, ne lisez pas la quatrième de couverture. On y raconte la presque fin du livre ! J’ai toujours eu horreur de ça et cela a joué sur mon appréciation globale du livre: je n’en ai pas vraiment profité, décomptant le nombre de pages avant que ne se passent les événements décrits et trouvant la lecture de plus en plus longue avant d’y arriver. De quoi parle le roman ? C’est le journal intime d’une adolescente, Flan, très peu sûre d’elle, et de son groupe d’amis, le Cercle des Huit. Ils sont en dernière année de collège, vivent leur vie entre les cours, se posent beaucoup de questions et font beaucoup la fête. L’écrite de Flan est assez hachée, changeante; elle se contredit souvent mais malgré mon attirance pour les romans d’ados, je ne me suis pas sentie proche de cette demoiselle. Pas du tout en fait, ce qui n’a pas aidé dans ma lecture. J’ai pensé l’abandonner en cours de route, et puis comme j’étais déjà à la moitié, j’ai persévéré. Le passage des événements décrits en quatrième de couverture est assez intéressant mais la fin ne m’a pas passionnée non plus. Bref, pas une réussite pour moi, à cause des spoilers dus à l’éditeur, du style et de l’histoire, alors que paraît-il, l’auteur a eu énormément de problèmes à trouver une maison d’édition, le sujet étant trop subversif… Donnez-moi plutôt la série anglaise Skins !

The weather isn’t very good but…

Il est vrai que la météo de ce long w-e laisse un peu à désirer mais cela ne m’empêchera pas de voir les choses en positif. Après une semaine assez horrible au point de vue sommeil (trois nuits d’insomnie de suite pour diane et moi), cela va mieux depuis vendredi. L’opération de diane s’est bien déroulée et les apnées du sommeil semblent avoir disparu, de même que l’endormissement précoce (ça ne fait que trois jours, mais je croise les doigts).

Vendredi en rentrant de l’hôpital, un courrier avec un bien bonne nouvelle m’attendait: je ne devrai pas rembourser l’entièreté d’une somme importante, mais juste 5/60emes. Et voilà donc que je me remets à rêver d’une nouvelle cuisine. D’ailleurs, dès samedi nous avons été chercher de la documentation dans le magasin près de la maison, avant d’aller voir une crétinerie au cinéma de quartier qui est plus grand et de meilleure qualité que ce que j’imaginais. Un grand moment de vidage de cerveau devant Pirates des Caraïbes, avec plein de moments où diane et moi, nous nous sommes écriés: « mon jardin » !

L’autre nouvelle du vendredi est à double tranchant: mon père s’est fait arrêter en voiture sur la route du médecin et les policiers lui ont interdit d’encore conduire avant de passer une visite médicale. Il se fait vieux et n’a plus aucune confiance sur la route, les médicaments qu’il prend ne l’aident pas à être plus attentif. Moi-même, cela fait environ deux ans que je ne veux plus monter dans sa voiture et j’ai bien vu qu’il a déjà quelques petites bosses et griffes sur sa carrosserie, sans doute d’avoir cogné l’un ou l’autre poteau. Il a donc décidé de ne plus conduire. Il vit assez isolé mais est bien entouré. Son ouvrier polonais lui a proposé de faire les courses pour lui et sa compagne vient une fois par semaine pour plusieurs jours. Et je n’habite pas loin. Et diane a presque son permis. Ce qui veut dire que nous pourrons toujours l’aider et lui faire les courses si besoin. Cela pose évidemment la question du temps qu’il pourra encore rester dans sa maison et je pense qu’il faudra réfléchir sérieusement au futur. Mais le résultat de tout ceci, c’est que je recevrai sa voiture qui a à peine deux ans et qui remplacera idéalement la petite Nissan Micra qui a 13 ans…

Samedi matin, comme il manquait un médicament, je me suis dépêchée d’aller à la pharmacie, non sans faire un tour au marché. Au stand du fleuriste, j’en ai profité pour acheter plein de plantes en fleur: des dahlias, des cosmos et des oeillets. Bref, de la couleur immédiate pour très peu d’argent. Le plus dur a été de les ramener à la maison, mes bras faisant mal sous tout ce poids !

Dimanche, diane et moi nous sommes fait du chantage: j’ai accepté d’aller faire les clients modèles dans un horrible magasin de salons pour qu’il reçoive gratuitement une caméra HD de fabrication chinoise. Pour l’occasion, nous nous sommes fait passer pour Christian et Marie et nous nous sommes extasiés devant de très laids canapés. D’ailleurs, le seul qui aurait pu nous convenir était le modèle en liquidation ! En échange, diane m’a accompagnée chez Groendekor où tout d’un coup incapable de parler à cause des douleurs à sa gorge, il n’a pas pu me dire de partir tout de suite et d’arrêter de choisir plein de plantes ! Heureusement, il avait l’iPad comme bloc-notes pour me dire l’essentiel. Profitant des quelques rayons de soleil, nous avons tout planté dans la foulée et l’arrière du jardin est bien plus intéressant maintenant. J’avais aussi acheté quelques plantes pour l’entrée du garage et nous avons récupéré des fougères qui poussaient sous la terrasse pour compléter le tout. Dès qu’il y a du soleil, je fais des photos.

Et aujourd’hui ? Pas de projets particuliers, un peu de ménage, en peu d’enlèvement de mauvaises herbes s’il ne pleut pas, un peu de lecture au chaud à l’intérieur, et des frites pour moi ce soir ! Je sais que les semaines qui viennent ne vont pas être faciles, surtout pour diane, mais passer un bon w-e ensemble nous fait beaucoup de bien !

Explosion

Deux passages en librairie les derniers jours ont fait exploser ma PAL. Les raisons en sont les suivantes:

  • Waterstone’s ne devrait pas faire de promo 3 pour 2, surtout quand il s’agit de récits de voyages (j’ai heureusement laissé les Charlaine Harris qui profitaient de la même promo).
  • Waterstone’s ne devrait pas avoir de rayon cuisine si passionnant.
  • Yspaddaden ne devrait pas parler de livres traitant de tueurs en série ET d’expositions universelles.
  • Les Inrocks ne devraient pas faire de critiques de livres qui me tentent autant (bon d’accord, ça faisait très longtemps que ça n’avait plus été le cas).
  • Filigranes ne devrait pas faire de suggestions sur son site, surtout quand il s’agit de romans de pirates ET de problèmes de chronologie, et surtout quand il s’agit de romans sur le Brésil alors que je suis en plein dans le sujet pour le travail.
  • Filigranes ne devrait pas mettre de livres près de la caisse, surtout quand il s’agit d’un manuel épuisé en anglais mais longuement commenté par Fleur de Guerre.

Malheureusement, je n’ai toujours pas plus de temps pour lire, ma moyenne étant un livre de 500 pages toutes les deux semaines…

La fiancée du dieu-rat

Barbara Hambly, La fiancée du dieu Rat: après Si loin de vous, je ne voulais pas quitter l’ambiance du Hollywood des années 20, ce qui tombait bien vu que j’avais encore deux romans sur le même thème dans ma PAL. Mon choix s’est porté en premier sur celui de Barbara Hambly. Nous suivons la star du muet Chrysandra Flamande et ses trois chiens pékinois dans les fêtes et les tournages de films à Hollywood et dans la campagne environnante. Mais un jour, un acteur est retrouvé assassiné. Un vieux Chinois la prévient qu’une malédiction est tombée sur elle parce qu’elle a porté un bijou très ancien qui la désignait comme la fiancée du dieu Rat. Avec l’aide de sa femme de chambre (qui raconte le récit) et d’amis, elle essaiera d’échapper à cette malédiction. Malgré quelques longueurs, l’histoire donne une bonne idée du milieu de cinéma muet, des conditions de travail, du début de l’ère des stars, d’un L.A. encore couvert de vergers et de puits de pétrole. Un roman agréable, pas compliqué qui fait une bonne lecture de vacances (si on oublie le fait que le texte de l’édition en Livre de Poche a été scanné et que la reconnaissance des caractères a provoqué de trop nombreuses coquilles qui rendent la lecture parfois un peu aléatoire).

They have such good taste ! (II)

Age moyen. Blonde, aux cheveux mi-longs. Débuts de tresses africaines. Lunettes en métal démodées depuis 20 ans. Veste de pluie bleu layette un peu trop grande et informe. Grand sac en tissu rose fuschia. Pantacourt blanc. Spartiates beiges. Et pour couronner le tout: une french manucure aux ongles des orteils. Jamais vu ça avant. Je ne savais même pas que ça existait.

(sauf que le lendemain, j’ai vu une autre femme avec une french aux orteils… c’est la nouvelle mode ?)

The case of the annoying hairdresser

Hier, j’avais pris congé, pour profiter d’un long w-e de beau temps. J’ai commencé mon après-midi par une séance shopping qui s’est avérée très décevante; je suis rentrée avec juste des livres, dont un cadeau pour la fête des pères. Il y avait plein de gens en ville, qui bloquaient le passage et rien de beau dans les rayons. Pas de vernis OPI Pirates des Caraïbes chez Planet Parfum (même si je ne les achète pas, je veux les voir) et pas de vernis Mavala au U de City 2. Je rentre donc chez moi, il est environ 16h et en passant devant le coiffeur où diane s’est fait coiffer la semaine passée, je me dis que j’aurais bien besoin d’une nouvelle coupe. Pas besoin de rdv, me dit-on, on s’occupera de moi de suite. Je patiente 10 minutes, puis Ronny me demande ce que je veux, je lui réponds: « raccourcir la frange et refaire un dégradé pour le reste ». Il me lave les cheveux, et ceci fini, son collègue, Pedro, dit qu’il va s’occuper de moi. Bref, on me plante là pendant 20 minutes, le temps que Pedro finisse la coupe précédente tout en blaguant avec les clientes, toutes des femmes de la cinquantaine se refaisant une couleur. Enfin, il s’attaque à moi, je lui répète ce que je veux. Il me coupe la frange et dans la longueur, il coupe droit. Vu la manière dont il a coupé la frange, je n’ose plus lui repréciser que je voulais un dégradé. Il m’arrache les oreilles avec son peigne, tout en discutant tennis avec les autres clientes et en faisant des blagues vaseuses et tout en se frottant à moi à chaque occasion. Etant donné qu’il a un peu de ventre et un look cheveux longs en queue de cheval plaquée avec plein de gel et les côtés rasés, je suis un peu dégoûtée. A chaque nouvelle personne qui entre, il va lui donner un bisou et demander comment ça va. Je commence à perdre patience… Finalement il sèche mes cheveux, réajuste la frange, me fait payer et m’abandonne là, sans me donner mon ticket parce qu’une de ses amies l’appelle. Je ressors de là deux heures plus tard, alors que je voulais rentrer tôt pour appeler mon père qui s’était fait opérer plus tôt dans la journée. Quand je rentre, il a déjà téléphoné pour dire que tout s’était bien passé mais je n’arrive plus à le joindre. diane s’endort et voilà que le barbecue qui aurait pu me remonter le moral tombe à l’eau aussi… J’ai été recouper ma frange convenablement et je me suis promise que dorénavant je n’irais plus que chez Boomba, où même si Peggy a du retard, l’ambiance est relaxante et sereine; où Peggy m’écoute et me coiffe comme je le souhaite. Et ce n’est que 12 euros plus cher. Qui les valent bien.