A long sunny Easter weekend

vendredi: soleil, jardin, tondre la pelouse, tailler la haie, se faire des muscles, creuser pour créer des parterres, lire, profiter

samedi: soleil, jardin, lire, profiter, Burlesque Fever à Midi Station, petite Tonkinoise Mademoiselle Jean et chaussures rouges panier à fleurs Shellys, apéro crooner, délicieux repas, un peu trop de vin, paillettes et plumes, Lady Flo et compagnie en grande forme, peu de temps pour des conversations entre amis mais très belle soirée

dimanche: soleil, atelier burlesque avec Dorith des Rebelles et Nina, improvisations, création de personnages, bump & grind, barbecue à la maison avec La Princesse et son chéri, conversations, langues de vipères, rhum et whisky

lundi: soleil, jardin, terminer de creuser le dernier parterre, semer les herbes aromatiques, s’asperger l’un l’autre d’eau, sécher, lire, profiter

Trop is te veel

Je suis timide, j’ai une certaine réserve, mais parfois il faut un endroit pour s’épancher, ce que je vais faire ici et maintenant (quitte à effacer l’article dans quelques heures ou jours).

Cette nuit, j’ai fait mes insomnies habituelles de veille de journée de travail. Bref, je n’ai quasi pas dormi et je suis crevée. Je me traîne pendant la journée… L’article ci-dessous de diane me chipote un peu, je le trouve un peu trop intime et du coup on en discute via messenger. diane me dit qu’il veut me faire l’amour en rentrant… Je suis si fatiguée que je n’ai pas envie de ça, à tel point que je n’ai plus envie de rentrer. Je veux juste passer une soirée calme et pépère, devant Game of Thrones par exemple.

Je rentre quand même (je ne savais pas où aller et puis bon, j’ai juste envie de m’affaler dans un fauteuil, pas de traîner quelque part…). Dix minutes après mon retour, mon père m’appelle et me dit de but en blanc: « je vais mourir bientôt, ça ne va pas, j’ai mal au dos, je ne veux pas me faire opérer (d’une hernie – rien de grave donc) ». Je raccroche assez vite, n’ayant pas envie de discuter, ayant juste envie de câlins. Et puis là, pas possible, diane n’en est pas capable à cause de sa dépression. On se dispute un peu, il va dormir et me voilà toute seule à tenter de me console et à essayer de trouver la force pour soutenir non pas une personne, mais deux…

Blonde

Joyce Carol Oates, Blonde: voilà un livre qui était sur ma PAL virtuelle de puis des années ! C’est suite aux commentaires sur Petite soeur, mon amour que mon intérêt a été relancé et ma recherche en librairie a été fructueuse au premier essai. J’ai hésité pourtant devant la brique de 1100 pages mais le sujet me tentait. Pendant mon adolescence, je me suis intéressée à Marilyn Monroe (en même temps qu’à Madonna et aux stars d’Hollywood, pleine période brat pack), j’ai rêvé devant ses photos et ses films (dont je guettais le passage en télévision). D’où venait cette attirance ? Je ne saurais plus trop le dire… aujourd’hui, je suis bien plus critique envers elle et préfère de belles brunes comme Jane Russell !

Joyce Carol Oates prend Marilyn comme prétexte pour écrire un roman sur une actrice blonde, s’inspire de sa vie et parfois digresse complètement, inventant de nouvelles histoires comme cette relation avec Cass Chaplin. Son style change au fur et à mesure du livre, devenant plus haché, plus saccadé, traduisant par les mots la demi-folie et le mal-être de l’actrice. La chronologie aussi fait des bonds, tellement minimes qu’on ne s’en rend pas compte tout suite, mais ces allers retours retiennent l’attention, ajoutent de la force à certains événements.

Les passages décrivant Hollywood et Los Angeles m’ont ramené des années en arrière, à une époque où je lisais Less than zero de Bret Easton Ellis. Mon envie d’aller m’y perdre a été ravivée, et pourtant c’est un monde qui a l’air si superficiel. Raconter ainsi de l’intérieur la vie d’un personnage si connu apporte une autre dimension que juste une biographie mais je me suis ennuyée par moments. Le livre est trop long, trop touffu, reste stagner trop longtemps sur certaines parties de la vie. En même temps, je ne suis pas déçue de l’avoir lu, car comme je le disais plus haut, il m’a replongée dans des sentiments appartenant à mon adolescence…

Shoes, shoes, shoes. Help me please !

J’ai un forte envie de chaussures en ce moment. Rien de nouveau me direz-vous, mais dans ce cas-ci, trop de modèles me tentent et je ne sais pas lequel choisir. C’est pour cela que je fais appel à vous ! Dites-moi quelles sont vos deux favorites, par ordre de préférence… et puis on verra bien celles que j’achète ! (Et si vous les trouvez moins cher ailleurs, prévenez-moi aussi !). C’est la sélection du moment et donc, il n’y a pas de sandale Camper que j’aime beaucoup ni de choses plus chères comme des Chie Mihara.

1. Spectator (en rouge) de Miss L Fire, 76,59£ (environ 86€) chez amazon.co.uk

2. Tropicana (en noir) de Miss L Fire, 76,59£ (environ 86€) chez amazon.co.uk

3. Daiquiri (rouge ou noir, j’hésite) de Miss L Fire, 97,86£ (environ 110€) chez amazon.co.uk

4. Tiki (en noir – ou en bleu ?) de Miss L Fire, 89,35£ (environ 100€) chez amazon.co.uk

5. Velvet (en vert) de Shellys, 59,99£ (environ 68€) chez amazon.co.uk

6. Noir de Fly London, en rouge, 72£ (environ 81€) chez asos ou en noir, 56,72£ (environ 64€) chez amazon.co.uk, toutes les deux en soldes

7. Pot of Gold (en taupe) de Seychelles, 89,95€ (j’attendrais les -50%) chez nordstrom

Le mépris

Des événements récents me donnent envie de retourner sur mon passé, sur mon histoire, sur cette capacité qu’ont certaines personnes d’être hautaines et méprisantes pour d’autres.

1991: j’étudie l’histoire, je n’ai pas beaucoup d’amis, j’aime aller au cinéma. Une de mes condisciples aime aussi le cinéma, nous allons de temps en temps ensemble. Nous discutons souvent pour savoir quel film aller voir, j’aime les films américains indépendants (le cinéma Arenberg est mon préféré de l’époque, avec l’Ecran Total notamment). Au fur et à mesure de mes choix, je me rends compte qu’elle me prend de plus en plus de haut, critiquant mon intérêt pour la culture américaine, mon goût pour des films de Gus Van Sant ou de Greg Araki par exemple. Pour elle, il faut aller voir du cinéma indépendant genre Manuel de Oliveira ou des films iraniens. Quand je lui demande des conseils de lecture, elle me propose Tony Hillerman en me disant que c’est de mon niveau. Madame lit … (mettre ici un auteur intello-chiant).

1996: je suis jeune employée dans le secteur culturel. Je suis entourée de collègues intello-chiantes qui font le moindre commentaire sur mes emprunts en films et en disques. Je n’ose plus regarder des comédies populaires ou écouter Afghan Whigs. Non, il faut mourir d’ennui avec Smog, Spain et cie, et regarder les films de Manuel de Oliveira. Je me rebelle: j’emprunte Buffy et défend mes choix. Je me spécialise dans certains sujets difficiles (le gamelan, l’histoire de l’Asie du Sud-Est) tout en gardant le plaisir de profiter de la culture populaire (et non, je ne vais pas jusqu’à écouter Britney Spears, et encore moins à faire une analyse sociologico-philosophique de son succès).

2002: je réalise un travail sur les musiques de Bollywood. J’ai très peur de l’envoyer à la personne responsable, sachant qu’elle va me juger durement, trouvant tout ça trop léger. Ce n’est pas le cas, je suis surprise mais malgré tout pas entièrement convaincue. Je sais que j’ai les capacités de faire des recherches, de les rassembler et de les résumer; en faire quelque chose de plus personnel m’est souvent difficile. J’aimerais apprendre à mieux écrire, à mieux m’exprimer.

2011: je me sens face à un mur de mépris et de non-reconnaissance. Je me sens nulle. Mes capacités sont complètement ignorées, niées et je ne correspond pas au niveau requis. Quant à décrire ce niveau, je pense qu’il ne concerne que 0,0000000000000000000000000000000000000000000000000001 % des personnes vivant sur cette planète. Je suis malheureusement tombée sur une de celles-là. Et elle me pourrit la vie.

A cook’s tour

Anthony Bourdain, A cook’s tour in search of the perfect meal: j’aime les récits de voyage, j’aime les récits culinaires, j’ai aimé le récit d’Anthony Bourdain sur les cuisines newyorkaises… que demander de plus quand tout est combiné dans un même livre ! Après le succès de Kitchen Confidential, son éditeur lui a demandé un nouveau récit, le laissant libre du sujet. Bourdain lui a proposé de faire un tour du monde, d’aller à la recherche de nourritures peut-être simples mais savoureuses. Et pour mieux exploiter le sujet, une équipe de film l’a accompagné pour tourner un documentaire sur le même sujet, offrant quelques situations très drôles mais souvent un peu honteuses dénommées « Reasons why you don’t want to be on television ». Le cuisinier part à la recherche des ses origines en France, rejoint les familles de ses assistants au Portugal et au Mexique, rencontre des anciens Khmers Rouges au Cambodge, mange du cobra au Vietnam, rejoint des gangsters à Moscou, dissèque le haggis en Ecosse… et tout ça est raconté sur son ton souvent un peu cru mais si passionnant. Je conseille aux amateurs de bonne cuisine et de voyages.