Neighborhood watch

Quand je suis arrivée dans mon ancienne maison dans un quartier assez mélangé bruxellois, j’étais pleine de naïveté: je me disais que j’allais faire connaissance de tous mes voisins et que nous nous entendrions tous cordialement. Que nenni ! Les voisins d’en face, après sept ans, je ne savais toujours pas qui ils étaient, à part le mec extrêmement curieux/agressif qui était toujours assis sur le pas de sa porte à épier tout le monde. Après de nombreuses discussions avec les gamins du quartier, dans lesquelles la police a dû intervenir plusieurs fois, et un bras cassé, je ne l’ai plus revu. Bon débarras, il ne m’inspirait pas confiance. J’ai même eu l’impression qu’il m’avait suivi un soir au Beurs.

A gauche, famille marocaine avec 5?, 6?, 7? enfants ? Je ne l’ai jamais su. Père souvent absent qui engueulait tout le monde dès qu’il était là, gosses entre 5 et 18 ans qui se criaient dessus à longueur de journée et la mère qui n’était pas en reste. Junior essayait de jouer au foot sur 4x4m (je ne trouve pas la touche du deux exposant) et renversait des balais en faisant plein de bruit, ou se prenait pour un ninja avec ces mêmes balais. Mère désespérée parce que son fils fumait des joints et ne foutait rien (à part traîner en rue – pratique courante dans le quartier) mais sans autorité sur lui. Une des filles pupute gueulant constamment sur « Fouzia », l’autre en voile intégral avec des cernes de martyre. La fille aînée mariée à un type qui traînait en rue toute la journée mais qui roulait en Mercedes. Le pire, c’était la musique incessante toutes fenêtres ouvertes en été, la vaisselle dans la cour en plein milieu de la nuit et tout simplement le bruit. Continuer la lecture de « Neighborhood watch »