Gypsy

Toujours autant passionnée par le burlesque, je me disais qu’il serait bien de lire l’autobiographie de Gypsy Rose Lee, mais pour avoir une image moins biaisée de sa vie, une biographie s’imposait également. Merci donc à Amazon de proposer autant de livres sur le sujet ! Je ne raconterai pas ici sa vie, Lily Deslys l’a très bien fait sur son blog, mais je vous offre plutôt mes impressions sur les deux livres.

Gypsy Rose Lee, Gypsy. A memoir: dans son autobiographie publiée en 1957, Gypsy raconte surtout son enfance dans le circuit du vaudeville aux Etats-Unis. Toujours à l’ombre de sa sœur et sous la houlette d’une mère assez dictatoriale, elle décrit avec beaucoup de détails la fin d’une époque, les problèmes financiers liés à la crise de 1929, la vie sur la route. J’ai souvent pensé à la série Carnivale… Bien qu’intéressante, cette partie m’a semblé longue, plus de deux tiers du livre, et j’attendais son premier effeuillage avec impatience. A partir de là, le récit s’accélère et m’a laissée sur ma faim. Essentiel cependant pour une vision de l’intérieur de la vie des artistes itinérants dans les années 1920 et 30.

Rachel Shteir, Gypsy. The art of tease: ayant lu que dans son autobiographie, Gypsy transformait souvent la réalité, j’ai également lu une biographie écrite par une spécialiste du burlesque, Rachel Shteir (auteure de Striptease. The untold history of the girlie show, que j’ai commencé il y a belle lurette mais pas encore terminé). En un peu moins de 200 pages, elle raconte, parfois de manière un peu académique, la vie de l’effeuilleuse, ne consacrant qu’une trentaine de pages à son enfance. Elle donne un portrait bien plus complet, plus ancré dans un contexte général, avec parfois quelques détails croustillants. Bref, un livre court mais bien résumé. Il existe une autre biographie, Stripping Gypsy. The life of Gypsy Rose Lee de Noralee Frankel qui pourrait compléter ma vision sur le personnage mais ce sera pour plus tard ! (Et je vois qu’entretemps, une nouvelle biographie a été publiée en décembre 2010: American Rose: A nation laid bare: The life and times of Gipsy Rose Lee par Karen Abbott).

Some shopping

Je suis un être influençable: il suffit que je voie un livre sur blog (Princesselash) pour que j’ai envie de l’acheter, comme Détox 100% Vitalité, ou qu’on me parle dans les commentaires de Petite soeur, mon amour de Blonde, roman de Joyce Carol Oates que je souhaite lire depuis longtemps… On me l’avait déjà conseillé lors de ma lecture des Chutes ! Bref, je suis partie cet après-midi chez Filigranes dans l’idée d’acheter ces deux livres, et j’ai été sage, je n’ai rajouté qu’un seul autre à ma pile, Profiter d’un jardin plein de couleurs même à l’ombre qui me devrait être bien utile.

Tant que j’étais par là, je me disais que je pouvais bien me dépenser un peu et marcher jusqu’à la Porte de Namur où j’ai été tentée par deux serre-têtes chez Claire’s, l’un avec un plume vert canard et l’autre avec deux fleurs rouges. Chez H&M, rien ne m’attirait. Direction Esprit, celui dans la nouvelle galerie près de la Fnac, où j’avais vu un sac en solde il y a quelques semaines. Je l’avais laissé là, me disant que je trouverais bien un beau sac à dos quelque part pour remplacer celui qui me sert tous les jours pour aller au travail et transporter livre, cd et dvd. Apparemment, la mode des sacs à dos est finie et à part des sacs genre randonnée ou sport, il n’y a plus rien. J’ai regardé dans d’autres magasins et finalement mon idée revenait toujours vers le sac Esprit. Je me disais qu’il y avait peu de chances que je le trouve encore fin février mais si, il restait toujours un petit rayon de prix diminués avec le sac en question à quasi moitié prix. Je suis donc maintenant l’heureuse propriétaire d’un grand sac fourre-tout de madame !

J’ai encore un peu flâné du côté de l’avenue Louise, avec un court passage chez Mac où malheureusement il ne restait rien de bien intéressant de la collection Peacock. Et après ça, plus envie de faire grand chose d’autre, je suis donc rentrée… envoyant diane faire les courses pour le repas du soir.

All and nothing

Un billet qui parle de pas grand chose, de mes difficultés à en écrire des plus intéressants. J’ai des idées mais je n’arrive pas à les rédiger pour le moment.

  • Il me reste des livres dont je dois parler.
  • J’ai un projet depuis des mois de faire une grande série sur Bruxelles et ses bonnes adresses.
  • Le billet sur le jardin est compromis, je n’ai pas pris les photos avant-après et puis là, il pleut.

Et puis, j’ai toujours des insomnies, un peu moins qu’avant mais j’ai peur qu’elles ne recommencent avec mon retour au travail. J’espère que les mélanges aux huiles essentielles de Coyote vont m’aider mais avec un peu de malchance, il me faudra attendre une semaine avant d’avoir celui contre l’insomnie parce qu’il y a un ingrédient rare dedans. Il m’a prescrit aussi des fleurs de Bach et de quoi me purifier le corps, ainsi qu’un exercice à faire tous les jours, des « pompages de porte » (comme les pompages par terre, mais debout, dans le chambranle d’une porte) pour me fortifier les bras et m’ouvrir la cage thoracique, pour mieux respirer en fait.

Je pense que ces deux semaines d’arrêt m’ont fait du bien, je retrouve tout doucement mon énergie et je vais essayer de m’imposer moins de travail à faire en une semaine, de mieux gérer mon temps.

Je me suis inscrite au workshop burlesque des Rebelles le 24 avril et je me laisserais bien tenter par celui avec Miss Lolly Wish le 5 mars. Un atelier avec Lada Redstar est également annoncé et je serais vraiment triste de le rater (faites que ce soit à Bruxelles !!!). Ma première expérience avec Lady Flo en décembre m’a beaucoup plu, j’ai enfin trouvé une activité physique qui me convient mais aussi une manière de mieux exprimer la féminité qui est en moi.

Petite soeur, mon amour

Joyce Carol Oates, Petite soeur, mon amour: je l’avoue, c’est le sujet un peu sordide de ce roman qui m’a tentée. Mais aussi mon envie de lire un autre roman de cet auteur prolifique, après le plaisir procuré par Les chutes. Joyce Carol Oates s’inspire d’un fait divers, le meurtre de la petite « beauty queen » JonBenet Ramsey à l’âge de six ans et demi aux Etats-Unis, meurtre qui n’a jamais été élucidé. Elle part de cette histoire pour la réécrire, la recréer et au fil des pages, la dénouer, transformant JonBenet en Bliss, petite patineuse prodige. Le narrateur est Skyler, le grand frère oublié, la grand frère accusé du meurtre, le grand frère complètement dérangé. L’auteur prend la voix du garçon, adaptant son écriture à celle d’un jeune adulte (il a 19 ans) qui écrit un journal intime, avec ses hésitations, le style quasi parlé, les ratures, les passages d’une histoire à une autre. A vrai dire, cela m’a un peu dérangée mais le livre est finalement si bien construit que les 666 pages se dévorent quasi d’une traite, le lecteur voulant connaître le dénouement, l’auteur du crime. C’est aussi une satire acerbe de l’Amérique moyenne, bien pensante, qui veut absolument être bien vue, acceptée et avancer sur l’échelle sociale à tout prix, même si pour cela il faut sacrifier l’enfance d’une petite fille. Bref, une belle réussite !

L’avis de Voyelle et Consonne.

A burlesque Valentine weekend

Samedi: découverte du nouvel endroit ouvert par Laurence B., le bar en-dessous du Shamrock. Soirée complètement désorganisée, une honte pour les artistes. Heureusement, Minnie Valentine s’en sort bien: très belle prestation de It’s oh so quiet en faisant éclater des ballons cœurs et mystérieuse incarnation de Mata Hari sur Massive Attack. Agréable soirée de discussions entre filles, avec la Princesse et Armalite, et leurs chéris. Chéris (y compris celui de Minnie) qui s’amusent à comparer leurs iPhones ou apparentés. Quelques passages plus compliqués pour moi, voyant diane rentrer dans sa bulle, mais en étant si bien entourée, mon malaise passe vite… Pour une critique plus complète du spectacle, l’article d’Armalite résume bien mon point de vue.

Lundi: chocolats et petite culotte à froufrous Mademoiselle Jean. Puis soirée burlesque à l’Archiduc, en compagnie de Maja, Catherine et sa cousine. Succès de foule: même arrivés vers 19h45, plus aucune place assise. Petite hésitation, mais nous restons, debout au premier rang contre la « scène ». Arrivée de la flamboyante Lady Flo pour une présentation des différents numéros et quelques chansons romantiques. Autres chansons croonées par George Bangable, Patrick Ouchène, Benvis et Miss Lolly Wish. Une première boylesque par Mitch Tornade en Dracula assoiffé de sang. Lada Redstar, une fille de la marine aux cheveux flamboyants. Une fille garçonne en haut de forme, Mademoiselle Cigarette. Miss Lolly Wish maniant avec grâce des éventails de plumes. Et clou du spectacle: Lada Redstar en insecte géant aux couleurs chatoyantes, aux plumes rebondissantes et virevoltantes, s’effeuillant couche par couche pour ne laisser que quelques strass verts… Maurice et Eddy sont aux anges… Une coupe de champagne pour terminer cette scintillante (quoique fort enfumée) soirée et une très belle Saint-Valentin que je n’oublierai pas de si tôt !

Me too ???

Une semaine de congé de maladie m’a fait comprendre que moi aussi je suis sans doute à bout au point du vue du boulot. Voulant quand même essayer de mettre les choses sur la table et en discuter avec mon directeur, je suis au bureau depuis lundi, mais est-ce une bonne idée ? Je suis fatiguée, crevée même, j’ai des douleurs diverses (maux de ventre, tension très basse, nerf sciatique qui coince) mais j’ai du mal à lâcher prise. Je m’inquiète pour mon travail et surtout pour la quantité de travail que j’aurai à rattraper si je ne viens pas, surtout que je l’aime à la base, mon travail ! J’ai de la chance de pouvoir faire des découvertes constantes, d’apprendre tous les jours, de joindre l’utile à l’agréable en fait mais ce sont les nombreuses contraintes qui l’entourent qui me pèsent. Malheureusement, je n’aurai une entrevue avec mon chef que jeudi après-midi, après une réunion qui ne me dit rien qui vaille, dont rien que l’idée me rend déjà nerveuse… Que faire ?

Kitchen confidential

Quand je suis tombée par hasard sur Kitchen confidential d’Anthony Bourdain chez Cook ‘n’ Book, je me suis rappelée que je voulais le lire depuis très longtemps ! Le livre a fait scandale au moment de sa sortie en 2000, levant le voile sur l’organisation des cuisines dans les grands restaurants aux Etats-Unis. Parce qu’il faut bien le préciser, c’est une vision toute particulière, basée sur sa propre expérience, que nous montre Anthony Bourdain, alors chef au restaurant-brasserie à la française Les Halles. Il raconte comment, enfant, la nourriture ne l’intéressait pas, jusqu’au jour où ses parents l’ont laissé lui et son frère dans la voiture pendant qu’ils mangeaient dans un restaurant 3 étoiles en France. A partir de là, son petit jeu était de goûter à tout, de préférences au pire (d’un point de vue américain en tous cas: des fromages puants, des huîtres..). D’abord plongeur, il décide que la cuisine sera sa vie et suit une formation dans une des grandes écoles newyorkaises. Description ensuite des cuisines des grands restaurants, de l’organisation toute militaire mais aussi des personnes complètement à l’ouest et droguées qui y travaillent. Et c’est cette partie-là qui a pu choquer mais qui est aussi passionnante ! Bref, un livre que j’ai dévoré, achetant de suite les récits culinaires de Bourdain de par le monde mais aussi la suite de Kitchen confidential, où apparemment, il modère un peu son propos, parlant d’une situation qui a évolué. Rendez-vous bientôt pour la suite !

Sense and sensibility

Parlons de choses intimes… parlons de sexualité, de massage tantrique. Il y a un an déjà, diane m’avait proposé de l’accompagner à une séance de massage qui nous permettrait d’éveiller nos sens et notre sexualité mais j’étais réticente au premier abord, le nom de « massage tantrique » ne me disant rien de très positif. Le projet a été un peu oublié, les semaines se suivant, toujours bien remplies de diverses activités. Etant tous les deux libres cette semaine, diane m’en a reparlé. Entretemps, je m’étais un peu habituée à l’idée mais j’étais toujours un peu anxieuse. Comme je n’écris pas un article sponsorisé, je ne donnerai pas le nom de l’endroit où nous avons été (ou alors par mail), mais c’est un endroit « sérieux » qui propose à côté de massages « ludiques » une aide thérapeutique avec sexologues et psychologues. J’ai vu entretemps que le Serendip Spa offre également des massages plus tournés sur la sexualité et je pense qu’ils partent d’un même principe.

Rendez-vous était donc pris pour ce jeudi après-midi. Dès que nous sommes arrivés dans la grande maison de maître, nous avons été accueillis par notre masseuse qui a nous a introduit dans une pièce bien chauffée, à l’ambiance orientale et illuminée de bougies et quelques lampes tamisées. Nous avons d’abord discuté un peu, elle a expliqué ce qu’était le massage tantrique, diane demandant une approche didactique. Après une douche, je me suis allongée sur le ventre et la masseuse a commencé à me frôler de ses doigts sur tous le corps pour éveiller mes sens, montrant toujours à diane comment faire et comment prendre le relais. J’ai donc eu droit à un massage à quatre mains. Petit à petit, la pression des mains s’est faite plus forte, puis elle a été accompagnée d’huile chaude. Au fur et à mesure, je sentais l’énergie passer à travers les mains de diane, me réchauffant, me relaxant, sans qu’il n’y ait la moindre idée sexuelle au départ. Quand je me suis retournée, le massage a continué sur le devant de mon corps, des orteils au bout des pouces, avec les mains, mais de plus en plus avec le corps entier de la personne qui me massait, me provoquant des frissons de plaisir.

C’est un massage très sensuel, extrêmement doux, dans lequel chacun doit prendre son temps pour explorer les moindres sensations et qui devrait nous aider à mieux vivre nos relations intimes… Douceur, calme et volupté…

Neighborhood watch

Quand je suis arrivée dans mon ancienne maison dans un quartier assez mélangé bruxellois, j’étais pleine de naïveté: je me disais que j’allais faire connaissance de tous mes voisins et que nous nous entendrions tous cordialement. Que nenni ! Les voisins d’en face, après sept ans, je ne savais toujours pas qui ils étaient, à part le mec extrêmement curieux/agressif qui était toujours assis sur le pas de sa porte à épier tout le monde. Après de nombreuses discussions avec les gamins du quartier, dans lesquelles la police a dû intervenir plusieurs fois, et un bras cassé, je ne l’ai plus revu. Bon débarras, il ne m’inspirait pas confiance. J’ai même eu l’impression qu’il m’avait suivi un soir au Beurs.

A gauche, famille marocaine avec 5?, 6?, 7? enfants ? Je ne l’ai jamais su. Père souvent absent qui engueulait tout le monde dès qu’il était là, gosses entre 5 et 18 ans qui se criaient dessus à longueur de journée et la mère qui n’était pas en reste. Junior essayait de jouer au foot sur 4x4m (je ne trouve pas la touche du deux exposant) et renversait des balais en faisant plein de bruit, ou se prenait pour un ninja avec ces mêmes balais. Mère désespérée parce que son fils fumait des joints et ne foutait rien (à part traîner en rue – pratique courante dans le quartier) mais sans autorité sur lui. Une des filles pupute gueulant constamment sur « Fouzia », l’autre en voile intégral avec des cernes de martyre. La fille aînée mariée à un type qui traînait en rue toute la journée mais qui roulait en Mercedes. Le pire, c’était la musique incessante toutes fenêtres ouvertes en été, la vaisselle dans la cour en plein milieu de la nuit et tout simplement le bruit. Continuer la lecture de « Neighborhood watch »