sleep

Ce blog me permet de parler de plein de choses mais quand il s’agit de choses vraiment intimes, j’ai plus de mal. Et pourtant, je me sens mal pour le moment… je suis remplie de frustrations, d’anxiété et de tristesse. Revenons loin en arrière: j’ai vécu une relation assez conflictuelle avant celle avec diane. Mon amoureux de l’époque souhaitait une fille à son image et après quelques mois de relation, il a commencé à me reprocher plein de choses. Les disputes étaient très violentes verbalement et étaient toujours précédées par une « sieste » de l’homme en question. J’ai appris à reconnaître un schéma et ces siestes n’annonçaient rien de bien. J’ai pris peur des siestes inopinées.

Retour à ma relation actuelle. diane a toujours été un dormeur aux horaires bizarres. S’endormir avant minuit est impossible, et le w-e, un réveil avant midi n’est pas envisageable. J’ai eu du mal mais je me suis habituée – je suis moi-même très régulière et j’ai besoin de mes 9 heures, m’endormant dès 23h… diane a eu quelques crises d’endormissement soudain, proches de la narcolepsie mais rien de très régulier. Mais à chaque fois, j’ai eu peur, peur d’une dispute remettant notre couple en cause. Je me souviens d’une belle journée de l’été 2009 où il a fait la sieste tout l’après-midi et puis a piqué du nez dans son assiette vers 20h.

Sauf que depuis la fin du mois d’octobre, ces crises se sont répétées, durant souvent trois jours de suite avec environ 20 heures de sommeil par jour. Deux visites chez un médecin et une analyse du sommeil plus tard, un diagnostic a été posé: problèmes au niveau du sommeil paradoxal, micro-apnées répétées et trop peu d’apport d’oxygène dans le sang pendant le sommeil. Bref au plus il dort, au plus il est fatigué. Les semaines avant Noël et entre les fêtes ont été difficiles pour moi: je ne pouvais rien prévoir, j’ai été au Cabaret Années Folles seule, diane dormant debout à 17h30, j’ai traîné devant la télé, préparant des versions plus simples des repas prévu pour deux. Le 31, nous avons mangé ensemble mais j’ai passé le passage à l’an neuf seule, en pleurant… Je m’étais jusqu’à présent toujours débrouillée pour être en compagnie de quelqu’un à ce moment-là même si ce n’était pas toujours très réussi. J’étais en congé et j’ai beaucoup lu. J’ai continué mes récits de voyage. Pour la mise à jour de belfollies par contre, c’est plus difficile: je ne maîtrise ni lightroom pour publier des photos ni le ftp (ce n’est pas difficile, mais il me faut quelqu’un pour l’expliquer).

Un médicament réglant le sommeil paradoxal a apporté un certain soulagement la semaine passée, pendant cinq jours. Nous avons à nouveau pu dormir ensemble, ce qui était devenu impossible parce que les mouvements incontrôlés et le piquage de couette à répétition me réveillaient tout le temps. Ce week-end, les crises sont revenues. Je les vois arriver, souvent plusieurs heures à l’avance. Aucune activité ou distraction ne peut les empêcher, ce n’est pas faute d’essayer. Je me sens tellement impuissante face à cette situation. Je ne peux rien faire, je ne sais pas quoi faire. Nous avons des projets ensemble mais j’ai peur qu’on ne puisse les réaliser. Nous avons prévu d’aller à Gand ce samedi soir pour la finale des Schoon Madammen, après une après-midi shopping mais que faire si diane tombe de sommeil à 17h ? Et je ne me sens pas assez à l’aise pour conduire si loin toute seule.

Un rendez-vous chez l’ORL est prévu pour les problèmes d’apnée, mais si cela ne résout rien ? Si c’est plutôt un burnout ? ça me fait peur parce que je sais que nous sommes partis pour des mois et des mois… et ça fait déjà trois mois… ça ne peut aller que mieux me dira-t’on, mais pour le moment, je ne vois pas trop de porte de sortie. Je dors mal aussi, je pleure souvent de frustration, j’ai des nausées et des vertiges… J’ai envie d’hiberner sous la couette en espérant que ça va passer. Je t’aime, diane, je voudrais qu’on puisse encore faire plein de choses ensemble, discuter, voyager, etc. mais cette situation est très difficile à vivre pour moi…