Happy birthday to Popup ?

Joyeux anniversaire à ce blog ! 5 ans déjà !

J’ai commencé ce blog dans un esprit plutôt culturel, parlant de livres, de musiques et de gadgets divers pour passer fin 2008 à un blog plus personnel, plus intime… Je ne suis pas trop d’humeur pour le moment pour faire une grande fête (on en reparlera peut-être pour le 500e billet !) mais je vous remercie tous de nous avoir accompagnés, diane et moi, dans cette aventure en laissant tous ces commentaires…

A bientôt pour de tout nouveaux posts !

Lovely ladies in Ghent

Samedi passé, escapade à Gand ! Longtemps compromise à cause des problèmes de sommeil de diane, c’est finalement moi qui me dégonfle juste avant de partir. Arguments vite balayés par diane mais un peu d’angoisse quand même pour la conduite sur autoroute et dans une ville inconnue. Parking du Kouter bondé, mais après 10 mètres en 20 minutes, je trouve une place.

Direction Mieke, via le dédale des rues gantoises. Joli magasin plein de petits objets, de bijoux mais surtout de vêtements. Achat d’une jupe crayon noire Bettie Page Clothing, parfaite à la taille, un rien pas assez moulante aux fesses. J’ai préféré choisir le confort ! Ballade dans le quartier, plein d’autres jolis magasins d’objets et vêtements très pop, colorés comme Zsa Zsa Rouge.

Repos et repas, scampis au curry pour nous donner de l’énergie pour la soirée.

Retour au Kouter, au Handelsbeurs. Très beau bâtiment néoclassique avec grande salle et espace bar gigantesque. Spectacle des Schoon Madammen pour découvrir les nouveaux talents burlesque. De bien jolies choses, pas mal de timidité, des morceaux plus ou moins au point, certains plus originaux que d’autres, du burlesque qui ne l’est pas, comme du pole dancing ou de la voltige. Inspiration orientale, cabaret, contes de fées, western… Mon numéro favori ne recevra pas de prix: un morceau rock assez lent, une jeune ingénue aux airs timides, la musique s’accélère sur la fin, elle se découvre aussi vite, bien moins coincée qu’elle n’en avait l’air. Le prix du public: une danse des voiles orientale. Le prix du jury: la grande Nikita venant de l’Est, rappelant Lada Redstar.

Puis people, conversations, envie de danser mais aussi de rentrer… Une belle soirée…

sleep

Ce blog me permet de parler de plein de choses mais quand il s’agit de choses vraiment intimes, j’ai plus de mal. Et pourtant, je me sens mal pour le moment… je suis remplie de frustrations, d’anxiété et de tristesse. Revenons loin en arrière: j’ai vécu une relation assez conflictuelle avant celle avec diane. Mon amoureux de l’époque souhaitait une fille à son image et après quelques mois de relation, il a commencé à me reprocher plein de choses. Les disputes étaient très violentes verbalement et étaient toujours précédées par une « sieste » de l’homme en question. J’ai appris à reconnaître un schéma et ces siestes n’annonçaient rien de bien. J’ai pris peur des siestes inopinées.

Retour à ma relation actuelle. diane a toujours été un dormeur aux horaires bizarres. S’endormir avant minuit est impossible, et le w-e, un réveil avant midi n’est pas envisageable. J’ai eu du mal mais je me suis habituée – je suis moi-même très régulière et j’ai besoin de mes 9 heures, m’endormant dès 23h… diane a eu quelques crises d’endormissement soudain, proches de la narcolepsie mais rien de très régulier. Mais à chaque fois, j’ai eu peur, peur d’une dispute remettant notre couple en cause. Je me souviens d’une belle journée de l’été 2009 où il a fait la sieste tout l’après-midi et puis a piqué du nez dans son assiette vers 20h.

Sauf que depuis la fin du mois d’octobre, ces crises se sont répétées, durant souvent trois jours de suite avec environ 20 heures de sommeil par jour. Deux visites chez un médecin et une analyse du sommeil plus tard, un diagnostic a été posé: problèmes au niveau du sommeil paradoxal, micro-apnées répétées et trop peu d’apport d’oxygène dans le sang pendant le sommeil. Bref au plus il dort, au plus il est fatigué. Les semaines avant Noël et entre les fêtes ont été difficiles pour moi: je ne pouvais rien prévoir, j’ai été au Cabaret Années Folles seule, diane dormant debout à 17h30, j’ai traîné devant la télé, préparant des versions plus simples des repas prévu pour deux. Le 31, nous avons mangé ensemble mais j’ai passé le passage à l’an neuf seule, en pleurant… Je m’étais jusqu’à présent toujours débrouillée pour être en compagnie de quelqu’un à ce moment-là même si ce n’était pas toujours très réussi. J’étais en congé et j’ai beaucoup lu. J’ai continué mes récits de voyage. Pour la mise à jour de belfollies par contre, c’est plus difficile: je ne maîtrise ni lightroom pour publier des photos ni le ftp (ce n’est pas difficile, mais il me faut quelqu’un pour l’expliquer).

Un médicament réglant le sommeil paradoxal a apporté un certain soulagement la semaine passée, pendant cinq jours. Nous avons à nouveau pu dormir ensemble, ce qui était devenu impossible parce que les mouvements incontrôlés et le piquage de couette à répétition me réveillaient tout le temps. Ce week-end, les crises sont revenues. Je les vois arriver, souvent plusieurs heures à l’avance. Aucune activité ou distraction ne peut les empêcher, ce n’est pas faute d’essayer. Je me sens tellement impuissante face à cette situation. Je ne peux rien faire, je ne sais pas quoi faire. Nous avons des projets ensemble mais j’ai peur qu’on ne puisse les réaliser. Nous avons prévu d’aller à Gand ce samedi soir pour la finale des Schoon Madammen, après une après-midi shopping mais que faire si diane tombe de sommeil à 17h ? Et je ne me sens pas assez à l’aise pour conduire si loin toute seule.

Un rendez-vous chez l’ORL est prévu pour les problèmes d’apnée, mais si cela ne résout rien ? Si c’est plutôt un burnout ? ça me fait peur parce que je sais que nous sommes partis pour des mois et des mois… et ça fait déjà trois mois… ça ne peut aller que mieux me dira-t’on, mais pour le moment, je ne vois pas trop de porte de sortie. Je dors mal aussi, je pleure souvent de frustration, j’ai des nausées et des vertiges… J’ai envie d’hiberner sous la couette en espérant que ça va passer. Je t’aime, diane, je voudrais qu’on puisse encore faire plein de choses ensemble, discuter, voyager, etc. mais cette situation est très difficile à vivre pour moi…

C’est mal parti pour la PAL 2011

Voici ma commande (à part Just my type, tout est pour moi):

Dispatch estimate for these items: 12 Jan 2011

1 « Gypsy: The Art of the Tease (Icons of America Series) »
Rachel Shteir; Paperback; £11.65

Sold by: Amazon EU S.a.r.L.

1 « A Cook’s Tour »
Anthony Bourdain; Paperback; £6.00

Sold by: Amazon EU S.a.r.L.

1 « Medium Raw: A Bloody Valentine to the World of Food and the People Who Cook »
Anthony Bourdain; Hardcover; £10.85

Sold by: Amazon EU S.a.r.L.

1 « Just My Type: A Book About Fonts »
Simon Garfield; Hardcover; £6.88

Sold by: Amazon EU S.a.r.L.

1 « Gypsy: Memoirs of America’s Most Celebrated Stripper »
Gypsy Rose Lee; Paperback; £17.16

Sold by: Amazon EU S.a.r.L.

La fenêtre panoramique

Il y a quelques mois, après avoir commenté la PAL d’Yspaddaden, celle-ci m’a proposé de faire une lecture commune du seul livre que nous ayons toutes les deux dans notre pile, La fenêtre panoramique de Richard Yates, que m’avait conseillé la compagne de mon papa il y a deux ans déjà. Suite à un malentendu, il ne me restait que 7 jours pour le lire alors qu’un bouquin de 500 pages me prend environ deux semaines, si pas plus. Mes congés plus une petite déprime pré- et post-festive ont contribué à la lecture de 300 pages en une journée…

Ce roman a été écrit en 1961 et se passe en 1955 dans une banlieue résidentielle new-yorkaise. April et Frank y vivent dans une maison avec jardin en compagnie de leurs deux enfants mais leur mariage se fissure. Dès les premières pages, je n’ai pu m’empêcher de penser à la série Mad Men, à Betty et Don Draper se débattant dans leurs déboires amoureux. Comme Don, Frank travaille à New York, dans une grande société. Il s’y ennuie mais c’était le but. Comme Don, il courtise une secrétaire. Comme Betty, April reste à la maison pour s’occuper des enfants bien que le livre ne s’appesantisse pas beaucoup sur sa vie. Elle reste un personnage assez mystérieux finalement. Comme Betty, elle tombe enceinte d’un troisième enfant mais à partir de là, leurs chemins se séparent. Comme Betty et Don, April et Frank fument et boivent des cocktails à tout moment, même lorsqu’elle est enceinte. Et c’est là que ça m’a intéressé: on aurait pu croire que cette image dans Mad Men était un peu forcée mais non, le livre étant écrit en 1961, aucune raison pour Richard Yates de ne pas décrire ce qu’il connaît. A croire même que les scénaristes de Mad Men connaissent très bien le roman et qu’ils s’en sont inspirés. (Après vérification, ce n’est pas le cas).

L’auteur fait une critique de la vie dans les années 50, décrivant admirablement bien les quartiers résidentiels de banlieue, l’étroitesse d’esprit des gens, un monde encore fort coincé dans les convenances et les idées préconçues, les bonnes manières, l’éducation à l’ancienne. La force de son cynisme ne se révèle malheureusement que dans les toutes dernières pages et c’est dommage qu’il ne se soit pas lâché plus tôt, et certaines discussions entre les personnages sont un peu longues. Malgré ces petites réticences, j’ai beaucoup aimé ce livre à cause des parallèles avec Mad Men mais aussi pour sa description si fine et en temps presque réel d’une époque révolue dont mes parents et grands-parents m’ont maintes fois parlé.

Je comptais regarder le film, Noces Rebelles, mais je n’ai pas eu le temps. Juste ceci encore: il est dommage que le livre soit connu sous tant de titres: Noces Rebelles pour le film en version française, La fenêtre panoramique pour la traduction (en référence à une grande fenêtre dans la maison du couple) et Revolutionary Road en version originale (décrivant le quartier de banlieue, titre bien plus approprié à mon avis).

Le billet d’Yspaddaden

Suasaday !

Une semaine de congé et au moins une bonne chose de faite (en plus d’un tri de garde-robe pas très efficace): c’est la mise à jour de Suasaday. Vous y trouverez maintenant le récit complet de notre voyage au Vietnam et j’ai pris la décision – après de nombreux encouragements sur FB – de raconter mes périples antérieurs (dont vous trouverez le menu ici). Attendez-vous donc dans quelques heures/jours à de nouveaux billets sur la péninsule malaise en 2002. Je n’ai malheureusement pas de scanner à domicile pour ajouter des photos mais je compte bien prendre mon album au boulot où je ferai un rapide tri et scan des photos intéressantes (et oui, c’est ça aussi l’ère pré-APN !).

Pour le reste pas de bilan 2010 ni de résolutions pour 2011, je ne suis pas d’humeur pour le moment, je n’ai d’ailleurs aucune inspiration. Mais une bonne année quand même !