I was right to be afraid !

Il y a quatre mois environ, j’avais écrit un article sur mes craintes à propos de l’arrêt de la pilule mais aussi sur mes espérances. Le premier mois, j’étais en pleine forme, le deuxième, j’ai à nouveau ressenti une série de choses depuis longtemps oubliées et mes seins ont pris une taille, le troisième mois a été catastrophique ! Mon caractère est devenu explosif, je m’énervais pour tout et rien et mon amoureux en a vu de toutes les couleurs. Environ dix jours avant la date prévue pour mes règles, j’ai commencé à me sentir épuisée, même au saut du lit; mes seins étaient très douloureux et malgré une libido renaissante, je savais que je ne tiendrais pas. Je n’ai même pas tenu jusqu’au début de mes règles, l’envie de passer une bonne soirée à l’Archiduc Follies et un séjour agréable à Paris ont précipité les choses. Et depuis, je me sens tellement mieux !

Mais en même temps, cette reprise de la pilule marque très probablement la fin du désir d’enfants que j’avais exprimé début 2009. Je dois bien avouer que je ne suis pas encore tout à fait habituée à l’idée, cela me travaille beaucoup mais les arguments en défaveur d’un enfant prennent de plus en plus de place. Quand j’ai vu la petite fille de six semaines d’une collègue, j’ai fondu mais je n’ai pas eu la moindre envie de la prendre dans mes bras et de m’en occuper… Je ressens un sentiment de manque, de ne pas avoir accompli quelque chose mais je pense qu’il est trop tard pour moi pour encore commencer cette aventure. Ne me dites pas, il n’est jamais trop tard, je n’ai pas non plus le courage de m’investir autant. Déjà juste l’idée d’à nouveau arrêter la pilule… surtout qu’à 38 ans, il y a peu de chances que je tombe enceinte du premier coup !

La question suivante est: comment remplir ce vide (si on peut parler de vide, je n’en suis pas sûre) ? M’investir dans quelque chose mais quoi ? Je n’ai pas encore trouvé. Pour le moment, ma vie est agréable même si elle manque parfois d’un peu de relief. J’ai souvent l’impression d’avoir perdu dix ans de ma vie à l’adolescence et juste après à cause de ma trop grande timidité qui m’a sérieusement bloquée concernant certaines choses de la vie (le premier bisou – 18 ans, le premier petit ami – euhh, disons 23 ans mais ce n’était pas tout à fait ça, la perte de la virginité – 22 ans parce que j’avais décidé qu’il était temps, une relation plutôt destructrice vers mes 30 ans avant d’enfin rencontrer l’homme de ma vie à 32 ans).

Et c’est là que je me rends compte que je parle de 36000 choses différentes… et vous, vous en pensez quoi ? (et puis vous voulez plus d’articles sur mon passé ?)

39 thoughts on “I was right to be afraid !

  1. La décision d’avoir ou pas un enfant est tellement personnelle que j’estime que nul n’a de conseils à donner en la matière. Je ne peux que parler de ma propre expérience, du fait que je n’ai jamais regretté une seconde mon choix de ne pas en avoir. C’est vrai qu’il faut donner un autre “sens” à sa vie, remplir son existence autrement… mais je trouve si agréable d’avoir toujours le choix et la liberté – à la fois matérielle, financière et affective – d’explorer de nouvelles choses! De pouvoir (égoïstement, oui, mais où est le problème?) me consacrer seulement à mon amoureux et à la satisfaction de mes/nos propres désirs. De ne pas devoir donner à quelqu’un qui dépendrait entièrement de moi 90% de mon temps libre et de mon énergie qui n’est pas considérable à la base. Je crois que l’essentiel en la matière, c’est que diane et toi soyez d’accord sur le choix final…

  2. “De ne pas devoir donner à quelqu’un qui dépendrait entièrement de moi 90% de mon temps libre et de mon énergie qui n’est pas considérable à la base.”

    c’est exactement mon problème. Mais j’ai encore un peu de mal à passer au-delà de l’idée de ne pas avoir d’enfants parce que c’est quelque chose qui est tellement ancré dans la vie d’une femme, en tous cas dans ma famille. Ma tante est restée célibataire et je sens qu’elle le regrette (en même temps, son frère a fait 6 enfants !). La pression familiale n’est pas forte mais elle est bien présente. Ils sont assez polis pour ne pas poser la question mais de temps en temps une remarque leur échappe…

  3. Mais tu n’es pas célibataire, non? Sans enfants ne veut pas forcément dire seule (tout comme avec enfants e signifie pas nécessairement que tu seras entourée dans ta vieillesse, d’ailleurs!)

  4. Les deux sont vrais, mais être seule me fait peur… vu les années de solitude quand j’étais plus jeune et tous les efforts qu’il me fallait faire pour en sortir.

  5. Difficile pour un monsieur de te répondre. J’ai juste envie de te dire : peu importe les âges que tu cites, la présence d’enfants ou pas. Si tu es jeune dans ta tête, tu as l’essentiel. Je te souhaite plein de jolies choses.

  6. La célibataire sans enfants que je suis se permet de te renvoyer un commentaire que tu écrivais à la suite d’un article que j’avais publié le 12 janvier dernier:
    “To baby or not to baby ? c’est la question que je me suis posée toute l’année précédente et que je me pose encore même si la balance penche plutôt pour le non. Mais ça me fait peur de prendre cette décision. Dans deux ou trois ans, quatre maximum, elle sera définitive (je suis un peu plus âgées que vous toutes).
    En même temps, est-ce que je veux cette responsabilité ? Mais surtout, est-ce que le supporterai physiquement ? Je passe la moitié de mes nuits à ne pas dormir, alors si l’autre moitié, je ne dors pas non plus parce que le petit pleure, je deviendrai un zombie en moins de deux semaines… On me dira: réduis ton temps de travail… mais non, je n’ai pas envie de gagner moins d’argent ni de me retrouver coincée à la maison. C’est assez égoïste tout ça mais ce n’est qu’une partie de ma réflexion qui comporte encore plein de points à résoudre. (suite au prochain épisode)”

    Des questions ?😉

  7. Je suis en plein dans ce genre d’interrogations…Enfin ce ne sont pas exactement les mêmes, mais c’est du même ordre😉

    Je ne suis pas émue par les enfants ou les bébés des autres, et je n’ai pas envie de m’en occuper. Certains enfants m’interressent et je les aime bien et d’autres sont parfaitement abominables, je plains les parents. Il n’empêche que malgré tout, j’en voudrais quand même, mais à moi. C’est la que je me demande si mon envie n’est pas du conformisme social après tout ? Si je voulais des enfants, peut être que ceux des autres m’intéresseraient déjà ?

    Enfin disons que je sais que j’évite soigneusement de me poser trop de questions, je sais que les réponses viendraient me péter en pleine figure, et là, c’est vraiment pas trop le moment…

  8. Je suis un peu comme toi, les enfants des autres ne m’intéressent pas plus que ça mais je me dis qu’avec le mien, ça irait très bien. Mon homme me propose l’adoption mais ce n’est pas la même chose dans ma tête. Et puis, alors autant prendre un plus grand tout de suite mais on se sait jamais ce qu’il a vécu avant.

    ça fait un moment que je réfléchis à tout ça mais le fait d’arrêter puis de recommencer la pilule a accéléré les choses.
    Et je pense aussi que le côté assez mitigé de mon amoureux sur le sujet joue pour beaucoup dans ma décision. A l’époque, mon père a épousé ma mère pour faire un/des enfants. Je ne sais pas ce qu’il serait advenu de leur couple si ma mère n’avait pas réussi à être enceinte (vu qu’elle avait déjà un certain âge). Je sens bien qu’aujourd’hui, dans beaucoup de couples ça ne se passe plus comme ça. Ou alors, on a la situation inverse, celle de la femme célibataire qui décide de faire un bébé toute seule, sachant que sa période de fécondité arrive à terme.

    Sinon, que ce qui te cause du souci pour le moment se passe pour le mieux !

  9. Vaste sujet hein…

    La pillule, il faut à peu près un an pour qu’il ne reste plus aucun résidu dans ton corps. Pour ma part, je revis véritablement depuis que je l’ai arrêtée et je ne compte plus jamais me foutre des hormones dans le corps… Avec l’éventuelle annonce d’un dérèglement hyper-thyroïdien qui me pendouille au nez, je t’avoue que je ne sais comment je vais gérer mais je ne veux plus…

    Les bébés… C’est un choix tout à fait personnel, je n’ai aucun avis ni aucun jugement sur tes démarches, ça se respecte tel quel après tout. Par contre, je grimpe quand je lis “38 ans, trop vieille”. Très égoïstement je t’avoue, car j’ai 36 ans, aucun mec à l’horizon et c’est tant mieux pour le moment. Mais moi, j’en veux des gosses ?! Donc ce sera probablement après 38 ans =)

    L’adoption, un couple d’amis (incompatible dans le couple) fait les démarches, c’est long très très long. Et dur, très très dur…

    Faites les bons choix, je vous souhaite de ne surtout rien regretter…

    1. Vaste sujet, comme tu le dis ! Contrairement à toi, je ne peux pas vivre sans pilule, ce qui me pose quand même un peu problème. Mais bon, j’ai envie de vivre sereinement aussi, et sans, ça devient difficile.

      Si tu as envie de bébés, il faut que tu le fasse ! J’espère de tout cœur que tu trouveras l’homme qu’il faut…

      Je sais très bien que l’adoption c’est long, et ce n’était qu’une idée. Je ne pense pas que je me tourner vers ça, plutôt vers du parrainage ou un truc du genre, mais ce n’est pas pour dans l’immédiat.

  10. Je me permet de revenir sur le sujet de la pilule. Lors de ton billet sur le sujet, je me suis rendu compte de ma terrible ignorance sur le sujet. J’imagine que les hommes en général ne sont pas super au courant de tout les impacts de ce moyen de contraception. Suite à ton article et à quelques informations glanées autour de moi, l’image un peu déformée que je me fait de la pilule aujourd’hui n’est plus vraiment celle d’un ‘simple’ contraceptif mais d’un produit chimique très puissant que le bon sens indiquerait d’éviter autant que possible.
    Evidemment je ne suis pas dans la situation de toutes ses femmes qui souffrent tous les mois de différentes manières et je comprend tout à fait que tu décides de te remettre à la pilule pour ton confort de tous les jours.
    Cependant d’après ce que j’ai appris sur le sujet il y a quelques temps, il semblerait que tu ne te sois pas donné suffisamment de temps pour encaisser le changement et que la situation aurait encore évoluer peut-être pour un mieux si tu avais encore attendu 6 mois. Je ne peux que t’encourager si tu décides de refaire l’expérience.

  11. Je sens bien que l’effet est fort puissant, y compris sur mon caractère. Mais après avoir souffert pendant des années d’un syndrome prémenstruel tout aussi puissant, même en prenant la pilule, je dois bien dire que le jour où ma gynéco m’a prescrit l’actuelle est un jour merveilleux !

    Lors de l’arrêt des derniers mois, il n’a fallu que trois mois pour revenir à une situation antérieure peu envieuse pour moi. Que dirais-tu si pendant 10 jours sur 28, tu te sens mal, fatigué, sans énergie, incapable de prendre une initiative, avec les seins douloureux (bon, ça évidemment tu ne peux pas connaître), irritable à souhait, pleurant pour un rien, engueulant tout le monde pour des bêtises ? ça aussi, c’est être une femme. Evidemment, c’est pire chez certaines… Mon homme ne m’a forcé en rien, mais je pense qu’il était soulagé quand je me suis sentie mieux en reprenant la pilule…

  12. Le fait est que la pilule, comme tous les médicaments (puisque c’en est un et qu’on aurait tendance à l’oublier) agit de façon extrêmement variable d’un individu à l’autre. Pour ma part, et comme Ingrid, je ne me suis jamais sentie aussi bien que depuis que j’ai cessé de la prendre, il y a de cela deux ans et demi.
    J’en avais d’ailleurs parlé en son temps, et je dois avouer que cela reste l’une des meilleures décisions que j’ai prises de toute ma vie (http://mademoisellecatherine.blogspot.com/2008/05/la-fe-ministe.html).

    Cela dit, je comprends que si toi, tu t’es sentie “hors pilule” comme moi, je me sentais “sous pilule”, il valait effectivement mieux recommencer la prise!

  13. Ouaïe, ça c’est plein de questions! Je crois qu’il ne faut pas comparer ta situation avec celle des autres tout d’abord. Je fais avec ce que j’ai (le cat) je sais mais un chat de quelqu’un d’autre, je vais pas lui faire tout ce que je ferai avec le mien. Le mien par contre, je nettoie ses merdes coulantes et ses vomitos quand il est malade, je m’énerve moins quand il fait une connerie, je suis zen. En gros, tout ça pour te dire que quand c’est vraiment une personne entièrement dépendante de toi, les “sacrifices” deviennent juste des choses naturelles. On ne réfléchit pas en se disant “à la place, je pourrais faire ça ou ça”, on fait, c’est tout. En ça, l’amour d’une mère à son enfant est un amour totalement désintéressé et c’est sans doute pour cela que je pense que c’est la forme d’amour la plus pure. Je pense que là-dessus, tu n’as pas à t’inquiéter. T’as déjà rencontré des mères qui regrettaient d’avoir eu des gosses (hormis la baraki du quartier stp)?
    Pour l’adoption, je ne sais pas. Ca c’est à toi de voir. Certaines ont besoin de vivre le bébé dès ses premières semaines, d’autres auront juste envie d’aimer n’importe quand. Ca, je pense que c’est à toi de voir (ton rapport à la grossesse, l’importance que ça prendrait, etc… Perso, les séquelles sur le corps, m’en passerais bien moi, sans parler des risques… Ma mère a failli y passer à la deuxième).
    En gros, faut surtout pas faire attention aux autres et se centrer sur ses envies, les envies du couple dépolluées de celles des autres.
    Pour le syndrome prémenstruel, j’ai une amie qui avait exactement la même chose, elle a mis un stérilet et elle pète la forme 24/24h… La pétasse n’a même plus de règles🙂

  14. J’ai déjà rencontré des mères qui bien qu’elles adorent leurs gosses, ne sont pas sûres qu’elles recommenceraient si elles avait sur ce que ça impliquait. Et ce ne sont pas des baraki ! Mais comme tu le dis à propos du cat, une mère et un père font une série de choses qu’ils ne feraient pas pour les autres et ça devient naturel.

    Ce genre d’article permet d’avoir plein d’avis différents et faire évoluer ma pensée qui n’est pas encore tout à fait fixée et c’est pour ça que je l’écris. En fin de compte, ce sera de toutes façons ma décision.

    Et donc à toutes et tous, merci de vos commentaires ! Et aux autres, laissez-vous aller, j’attends vos avis !

  15. Coucou Miss,

    Je te donne, à mon tour, mon avis de mère. Je suis en minorité ici🙂
    Je rejoins, dans ton dernier post, ta phrase “J’ai déjà rencontré des mères qui bien qu’elles adorent leurs gosses, ne sont pas sûres qu’elles recommenceraient si elles avait sur ce que ça impliquait. Et ce ne sont pas des baraki !”.
    J’espère ne pas être une baraki🙂 Cela m’a fait sourire, je te l’avoue.
    Et, oui, mon petit de 10 ans (déjà ! J’en ai 35, pour ma part) est l’homme de ma vie, le centre de mon monde, personne ne le dépassera jamais dans mon coeur. Mais recommencer, je n’oserais pas l’affirmer à 100% – et en écrivant cette phrase, je me sens moche.
    J’ai arrêté la pilule dans le même état d’esprit que le tien aujourd’hui, avec les mêmes questions, les mêmes doutes, peut-être un peu moins “profonds” (parce qu’on n’est pas à 25 ans comme on l’est à 38) mais de la même teneur.
    Et je peux le dire aujourd’hui : oui, j’ai le sentiment d’avoir, et de toujours, d’ailleurs, sacrifier une part “assez importante” de ma vie pour mon enfant. Je ne peux le nier. Mes craintes étaient fondées. “On est comme on est”, et je ressens, quelque part, une frustration par rapport à tant de choses que je n’ai pas pu réaliser, dû à la présence de mon petit.
    Maintenant, je ne me permettrai pas de te donner un avis. Je ne me sens pas apte à le faire. Je ne peux que te décrire mon sentiment. Avec beaucoup de maladresse :-s
    J’espère ne pas avoir été trop longue😉
    A bientôt.

    1. C’est justement ton avis de mère qui est intéressant ! Et pour le peu que je t’ai vue, et via les conversations sur FB, je confirme, tu n’es pas une baraki😉 . Ce genre de billet est là pour pouvoir exprimer des sentiments, aussi maladroits soient-ils (et ce n’est même pas le cas, et ce n’est certainement pas trop long). Toute cette discussion nourrit ma réflexion et c’est ce que je cherchais en parlant du sujet. Il n’est certainement pas clos et à mon avis, dans six mois ou un an, il y aura encore des articles sur le sujet !

      Je pense que si j’avais 25 ou 30 ans, je me lancerais plus volontiers dans l’aventure, tout en sachant une série de choses dont tu parles ici, le côté sacrifice et tout ça. J’ai parfois l’impression, comme je l’avais écrit dans l’article, d’avoir perdu beaucoup de temps à une époque.

  16. Coucou Miss Sunalee,

    J’ai les mêmes interrogations que toi concernant le désir d’enfants ou pas (moi je me dis que j’ai encore jusqu’à 40-42 ans pour me décider)… Cette hésitation, je l’ai toujours eu (cela a peut être précipité la fin de mon couple, c’est très probable, puisque quand j’ai fini mes études – moment auquel je pouvais enfin avoir des enfants, je n’ai plus eu de règles et depuis “la rupture” j’ai re mes règles!!!! Ah l’inconscient est puissante!!! Les mêmes questions : est-ce je suis prête à me sacrifier, à stresser 24/24h, à assumer la responsabilité d’essayer de ne pas fabriquer un ou une stupide en puissance… en même temps, je me dis qu’il y a un tas de cons qui font des enfants… Et puis peut être qu on se pose trop de questions, non? J’ai pas l’impression que les gens qui font des enfants se posent tout ça de questions… en même temps, j’en sais rien… Mais il est vrai que tous les couples autour de moi commencent à avoir des enfants, et pareil, j’ai pas envie de les câliner, les pouetpoueter et tout le tralala…

    Une autre question que je me pose : quand tu deviens vieux qui s’occupe de toi, si t’as pas eu d’enfants? Moi, je n’ai qu’une soeur et elle n’a pas d’enfants non plus, ça craint, non?

    Sinon, j’ai toujours été emballée par l’adoption (mon côté “bonne soeur” sans doute🙂 ), mais effectivement les démarches sont assez décourageantes et les responsabilités, etc. sont les mêmes, non??

    Et enfin, la pilule, du coup ça fait des années que je ne la prends pas puisque je n’en avais pas besoin et je ne me sens pas plus mal et je crois bien que je ne vais plus la reprendre… mais effectivement, depuis que j’ai re des vraies règles, je commence à ressentir des choses dont je me serais bien passée, mais je vais faire avec… et puis c pas mal de retrouver sa libido :-)))

  17. Bienvenue Elodie !

    Tu parles d’un point délicat, que je n’ai pas beaucoup abordé cette fois-ci: celui de la vieillesse. C’est une grande question pour moi aussi: je n’ai pas de frères et soeurs, et mon homme non plus. Mais en même temps, combien d’enfants n’en ont plus rien à foutre de leurs parents ? Avoir des enfants n’est pas la garantie d’une vieillesse heureuse. Même moi parfois, j’ai parfois du mal à soutenir mon papa comme il le faudrait dans certaines épreuves ou juste par rapport à certains petits tracas.

    Ce sujet-là me fait penser à celui que tu abordes sur ton blog: la nécessité de sortir de chez soi et d’établir des relations, des contacts, de se créer un réseau autour de soi, d’avoir des amis.

  18. Oui, n’oublions pas que la famille, ce n’est pas forcément que la famille de sang, ça peut aussi être la famille de coeur, dont les liens sont d’autant plus solides qu’ils ont été choisis et pas imposés😉

  19. Oui, c’est vrai pour la famille de coeur, mais dernièrement, je me suis rendue compte qu’en cas de coup réellement dur la famille est souvent présente et les amis pas trop (ou alors, oui voilà, il faut mieux choisir ses amis et ne pas s’isoler🙂 ). Mais de toutes les façons, il est clairement hors de question de faire des enfants juste pour cette raison!!!

    Le principal, je pense, c’est que vous soyez tous les deux sur la même longueur d’onde🙂

  20. Juste un petit mot pour donner un avis de mère.
    J’ai deux enfants, que j’ai fait dans un état de complète inconscience (j’avais 27 ans) Pour ma fille, je ne prenait pas la pilule parce que je l’oubliais tout le temps, du coup, elle est arrivée presque par accident. Mon fils par contre je l’ai fait pour la seule et unique raison qu’ayant été moi-même fille unique je voulais 2 enfants. Est-ce suffisant comme raison? Avec le recul je ne crois pas…
    Et j’en ai bavé! (13 mois de différence, c’est dur dur)
    Mais, je ne regrette jamais. Comme dit plus haut, l’amour maternel(paternel) c’est la forme d’amour la plus haute qu’on puisse ressentir. Quoiqu’on fasse, quoique fassent les enfants, on les a inscrits dans ses tripes( attention, ce n’est pas forcément réciproque)
    Par contre, là, ayant un nouveau compagnon, à 40 ans… je n’ai pas du tout envie de recommencer.
    mais je ne crois pas que ça ait à voir avec le regret. C’est juste une question d’évolution personnelle. Savoir à quel stade on en est dans sa vie. Moi je n’ai plus le courage parce que ce que j’ai me convient et que je n’ai plus la force de m’occuper d’un être dépendant.
    J’ai une amie qui a fait une fiv à 40 ans, et bien, elle est complètement heureuse même si elle a douté de sa motivation (comme vous dites aussi, à 40 ans on n’envisage pas les choses de la même manière qu’à 27)
    Tout ça pour dire que même quand on doute, il y a un petit qqch à l’intérieur, une intuition, qui fait qu’on franchit le pas de faire le bébé.
    Encore faut il faire les choses dans de bonnes conditions matérielles (il faut impérativement un couple solide! Un enfant c comme une maison, ce n’est pas un pansement pour réparer qqch… sous peine d’éclater encore plus vite)
    Bref, il n’y a pas de règle, pas de “bonne” raison ni de mauvaise, il y a juste des femmes et des hommes avec leur individualité, leur histoire personnelle et puis un moment favorable (25 ans c’est plus favorable que 40…).
    Peut-être aurais-tu été très heureuse avec des enfants! Mais le seras-tu moins sans? pas sur!
    🙂

  21. Mais je voudrais juste rajouter que j’ai tout de même en moi une petite voix qui me dit que vivre uniquement pour soi ce n’est pas au bout du compte là que réside la vraie plénitude.
    je crois que le vrai bonheur se construit, au fil des efforts qu’on fait, des nuits sans sommeil, des bêtises, de l’éducation qu’on s’efforce de leur donner
    Je ne peux que constater l’intensité des sentiments qui m’animent quand je vois ma fille qui grandit, qui me pique mes fringues ou mon fils qui m’appelle maman avec sa petite voix flutée de “pas encore grand”.
    Je crois que quoiqu’il en coute, ma vie n’aurait pas le même sens sans eux, je dirais même qu’elle en aurait moins.

    Mais évidemment, c’est à chacun de voir!
    🙂

  22. Bienvenue Kath !
    Et merci pour ton commentaire ! Ce que tu écris là est tout à fait de nature à me faire douter… mais comme je le disais, la réflexion est encore en cours…
    Je sens cette petite voix en moi qui me dit: “tu dois le faire, tu vas rater quelque chose” et puis l’autre, plus forte: “ne commence pas à ça, ça n’ira jamais”. Bref, je suis toujours partagée…

  23. Je suis, comme homme, un peu dans le meme situation. C’est vrai que avec tous les couples autours de nous avoir des enfants, en fonds. Mais je recois aussi beaucoup de vrai sentiments chauds de quelques enfants. si chaud, que je me sens (et suis) un peu oncle de tous. Et ca, c’est quand meme pas desagréable non plus. Et si ces sentiments sont mutuelles, c’est aussi un liaison assez forte je dois dire.
    J’arrete la car mon francais n’est plus comme il devait etre:)

  24. Et puis on a beau dire, ce genre de relation qui ont bcp d’importance pour les adultes en ont une toute relative pour les enfants qui ne vivent pas dans le même ressenti ni le même “temps” que les adultes. On ne peut pas comparer ça à la relation maternelle.
    Si tu avais des nièces ou des neveux, alors, c’est vrai que tu resterais proche d’eux. Mais quand il s’agit d’amis, les relations sont trop volatiles. Les enfants ne font que suivre leurs parents jusqu’à l’adolescence au moins.
    Comme le dit Elodie, la famille c’est la seule chose qui reste quand tous les amis sont partis.
    (je ne sais pas si je suis très claire…)
    🙂

  25. C’est un peu embrouillé, mais je comprends plus ou moins. Le problème de ma famille, c’est qu’on est un peu décalé: il y a 6 ans de différence entre mon cousin germain le plus jeune et 7 ans entre le fils le plus âgé de mon autre cousine. Bref, on n’a jamais partagé grand chose… Est-ce que les enfants de mes cousins vont encore s’inquiéter de moi quand leurs parents seront morts et moi très vieille ? Je n’en suis pas si sûre. J’ai très peu de relations avec eux.

    Malgré ça, je sais qu’aujourd’hui je peux compter sur ma famille… Quant aux amis, ça va ça vient, mais pour certains, je sais qu’ils seront là.

    (bref, je crois que je suis un peu embrouillée aussi !)

  26. Bonjour,
    Je te lis par intermittence et, ici, dès que j’aurai un peu plus de temps je reviendrai sur ce billet et ses commentaires, qui me touchent.

    Parce que je me suis toujours vue sans enfant. Puis un amoureux est arrivé, est resté, a eu très envie d’un enfant, au point de faire naître mon envie. On a essayé, ça a marché. J’avais 38 ans. Notre fille a 3 ans, et cet amour-là ne ressemble à aucun autre.
    (Maintenant que je me sentirais de taille pour un second, je crains de devoir y renoncer, pour diverses raisons, dont l’âge, évidemment, même si ça reste théoriquement possible.)

  27. Bienvenue mmarie !
    merci pour ce commentaire… je suppose que si mon amoureux avait envie, je me lancerais dans l’aventure. c’est vraiment compliqué ce genre de choses…

  28. Je suis une “jeune” (j’ai 32 ans) maman d’un bébé de 7 mois et demi. Alors oui je suis heureuse et tout et tout, mais en effet, adieu, sommeil, temps pour soi, amis (et oui l’entourage diminue fortement dès qu’on a un bébé).
    Pourtant je ne vis pas cloitrée, j’emmène mon fils partout depuis qu’il est né, il a même fait le Salon du Livre en mars pour faire la connaissance d’Armalite et MTLM !
    Je crois que l’on fait pas des enfants pour soi ni pour son entourage (même si la pression peut être forte, j’ai 7 neveux et nièces …) mais pour l’enfant lui même, pour en faire un adulte épanoui et heureux. Beaucoup de gens font des enfants par peur de finir seuls, mais est ce que parce qu’on a des enfants qu’ ils nous aimeront forcément et s’occuperont de nous ?
    Peut être que finalement admettre que l’on ne veut pas d’enfants, c’est le premier pas vers un épanouissement total ?

    Désolée pour ce premier commentaire un peu long … Je suis le blog régulièrement mais je ne me suis jamais exprimée !

  29. Merci Malena pour ce commentaire et bienvenue ! N’hésite pas à commenter plus souvent.
    (et je commence à ne plus trop savoir quoi dire, sans répéter ce que j’ai écrit avant – mais tout nouveau point de vue est le bienvenu !)

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