I was right to be afraid !

Il y a quatre mois environ, j’avais écrit un article sur mes craintes à propos de l’arrêt de la pilule mais aussi sur mes espérances. Le premier mois, j’étais en pleine forme, le deuxième, j’ai à nouveau ressenti une série de choses depuis longtemps oubliées et mes seins ont pris une taille, le troisième mois a été catastrophique ! Mon caractère est devenu explosif, je m’énervais pour tout et rien et mon amoureux en a vu de toutes les couleurs. Environ dix jours avant la date prévue pour mes règles, j’ai commencé à me sentir épuisée, même au saut du lit; mes seins étaient très douloureux et malgré une libido renaissante, je savais que je ne tiendrais pas. Je n’ai même pas tenu jusqu’au début de mes règles, l’envie de passer une bonne soirée à l’Archiduc Follies et un séjour agréable à Paris ont précipité les choses. Et depuis, je me sens tellement mieux !

Mais en même temps, cette reprise de la pilule marque très probablement la fin du désir d’enfants que j’avais exprimé début 2009. Je dois bien avouer que je ne suis pas encore tout à fait habituée à l’idée, cela me travaille beaucoup mais les arguments en défaveur d’un enfant prennent de plus en plus de place. Quand j’ai vu la petite fille de six semaines d’une collègue, j’ai fondu mais je n’ai pas eu la moindre envie de la prendre dans mes bras et de m’en occuper… Je ressens un sentiment de manque, de ne pas avoir accompli quelque chose mais je pense qu’il est trop tard pour moi pour encore commencer cette aventure. Ne me dites pas, il n’est jamais trop tard, je n’ai pas non plus le courage de m’investir autant. Déjà juste l’idée d’à nouveau arrêter la pilule… surtout qu’à 38 ans, il y a peu de chances que je tombe enceinte du premier coup !

La question suivante est: comment remplir ce vide (si on peut parler de vide, je n’en suis pas sûre) ? M’investir dans quelque chose mais quoi ? Je n’ai pas encore trouvé. Pour le moment, ma vie est agréable même si elle manque parfois d’un peu de relief. J’ai souvent l’impression d’avoir perdu dix ans de ma vie à l’adolescence et juste après à cause de ma trop grande timidité qui m’a sérieusement bloquée concernant certaines choses de la vie (le premier bisou – 18 ans, le premier petit ami – euhh, disons 23 ans mais ce n’était pas tout à fait ça, la perte de la virginité – 22 ans parce que j’avais décidé qu’il était temps, une relation plutôt destructrice vers mes 30 ans avant d’enfin rencontrer l’homme de ma vie à 32 ans).

Et c’est là que je me rends compte que je parle de 36000 choses différentes… et vous, vous en pensez quoi ? (et puis vous voulez plus d’articles sur mon passé ?)