The kindly ones

ou Les bienveillantes de Jonathan Littell.

Je m’étais attaquée à ce pavé à sa sortie mais l’ampleur et le poids du livre m’ont poussée à l’abandonner au bout de 300 pages. Suite aux commentaires positifs de mon papa et à l’insistance de plusieurs collègues, je me suis décidée à le recommencer – et à le finir – non sans l’avoir au préalable racheté en format livre de poche pour pouvoir le traîner partout avec moi, dans les transports en commun surtout. Je m’étais fait un plan d’attaque aussi, un peu comme quand j’étudiais: si je lisais 200 pages par semaine, il me faudrait presque deux mois pour le terminer. Et c’est chose faite ! Et je suis satisfaite d’avoir mené mon plan à bien !

On a déjà beaucoup parlé de ce livre par ailleurs… la page wikipédia est un bon début, très complète, reprenant l’histoire (mais sans tout raconter) et les différentes critiques du livre. En quelques mots, il s’agit de l’histoire de Max Aue, officier allemand, que l’on suit durant toute la seconde guerre mondiale, du Front de l’Est (y compris Stalingrad) à Auschwitz et l’extermination des Juifs, jusqu’à la destruction de Berlin et la défaite allemande. Le livre est long, et a des longueurs, mais en même temps, j’ai toujours eu envie de tourner la page, de connaître la suite de l’histoire, ou plutôt des histoires. Parce que pour reprendre une des critiques, le roman pourrait se diviser en plusieurs: une fresque historique, un thriller, un roman psychologique, un essai sur le nazisme, un roman érotique. L’histoire y est abordée avec des mots très crus, la violence est tout le temps présente, extrême parfois. J’ai aimé le côté historique, j’ai énormément appris sur la guerre et son déroulement, d’un point de vue allemand. Les descriptions sont également très minutieuses; certains paysages ont pris forme devant mes yeux sans que je n’y aie été. On sent à tout moment la recherche et l’érudition de l’auteur. D’autres pages par contre, plus techniques, m’ont un peu ennuyées.

En conclusion, je dirais que suis un peu partagée: fallait-il écrire un roman aussi long ? Mais en même temps, comme je le disais au début de l’article, je suis heureuse de l’avoir lu, terminé, sans trop m’ennuyer en cours de route. Quant à ma PAL, lire ce livre n’aura pas eu un grand effet sur sa diminution (surtout que j’ai acheté plusieurs nouvelles choses) mais c’était le plus gros volume.

Lola Ramona

Pas grand chose à dire pour le moment, sauf quand il s’agit de chaussures. Je ne vais pas faire de photos de ma nouvelle acquisition chez Melle François (pour le moment): ce sont des sandales d’été noires et rouges mais mes pieds sont trop blancs pour que ce soit joli. Et il faudrait que je mette du vernis à ongles… Ni de mes nouvelles sandales Camper (le modèle Mandarina), achetées plus pour le confort que pour l’élégance.

Pour tuer le temps en attendant les beaux jours, je surfe sur les sites de chaussures: j’attends avec impatience la nouvelle collection Shellys. Mais j’ai trouvé celle de Lola Ramona, une marque danoise aux très jolis modèles et j’irai certainement faire une visite à son magasin fin octobre quand je retournerai à Copenhague.

Sunalee Délice ?

La tenue du jour de Lily Deslys m’a inspiré la mienne mais si elle est Bonnie Parker, je joue plutôt du côté des demoiselles fifties. Séance photo en vitesse avant que je ne devienne bleue de froid. D’ailleurs c’est la batterie de l’appareil photo qui n’a pas apprécié et qui nous a lâché après trois photos.

jupe Bis Wear, pull Annemie Verbeke (quasi la seule pièce chère et d’une créatrice de mode connue que je possède mais que je mets toujours avec plaisir plusieurs années après son achat), escarpins des Belles Chaussures.

Une deuxième photo en réponse à celle-ci se trouve sur Fall Down Cuties.

One bestseller and two travel writings

Quand Armalite m’avait parlé de The time traveller’s wife d’Audrey Niffenegger, j’avais été tentée. Quand je l’ai eu entre les mains, je dois bien avouer que j’ai eu un peu de mal. D’abord son exemplaire est grand et gros, pas pratique donc pour les transports en commun. Je l’ai donc réservé pour mes congés. Et puis, il a suffi que je découvre que c’était un bestseller pour que mon envie de le lire retombe… je ne peux pas trop expliquer ça, mon côté « je ne veux pas être/faire comme les autres » doit avoir parlé et c’est un peu stupide, je sais… Je ne dirais pas que c’est mon roman favori de tous les temps mais j’ai été happée par l’histoire, par son habile déconstruction entre les différentes époques et âges des protagonistes. C’est une nouvelle manière de raconter une histoire d’amour, si pas impossible, du moins très difficile: Henry voyage dans le temps et ne peut maîtriser ses déplacements. Claire connaît Henry depuis son enfance, quand Henry vient la visiter alors qu’il a 30 ans et plus. Elle sait qu’il sera son époux plus tard. Mais quand ils se rencontrent enfin vers la vingtaine, seule Claire sait qu’ils vont vivre une exceptionnelle et bizarre histoire d’amour, puisqu’à ce moment-là Henry n’a pas encore vu Claire dans son enfance. Mes explications ont l’air un peu confuses peut-être mais le roman ne l’est pas. Une très belle histoire… qui a été adaptée au cinéma.

J’avais acheté Une aristocrate en Asie de Vita Sackville-West sans trop savoir qui elle était, le récit de voyage dans les années 30 me tentant beaucoup. J’ai découvert une sacrée personnalité, une femme libérée qui pratiquait l’amour libre et aussi une créatrice de jardins hors-pair (dans sa propriété de Sissinghurst notamment, endroit que je connaissais à cause des nombreuses émissions de jardinage de la BBC). Seul ce deuxième aspect transparaît au fil des pages du récit qui raconte une expédition dans le nord de l’Iran, hors des sentiers battus (l’expression était bien plus juste à cette époque !). Les manières de voyager ont bien changé avec le temps… Serviteurs et muletiers ouvraient le chemin, montaient la tente, cuisinaient à chaque étape, déménageaient même quelques meubles sommaires ! On est loin du dénuement de certains voyageurs actuels.

Against de flow. Culinary adventures up the Mekong River du cuisinier Ian Walker ne pouvait pas tomber mieux avant notre voyage au Vietnam. L’auteur remonte le Mékong depuis son embouchure et delta au Vietnam jusqu’à ses sources dans un trou perdu du Tibet en parlant de tout ce qu’il mange. Il s’était promis dès son départ qu’il goûterait de tout, même des choses bizarres… les araignées de Skuon au Cambodge se révèlent être une délicatesse, le serpent par contre contient trop de petits os désagréables et les scarabées vivant sur les bouses de buffle au Laos sont plutôt répugnantes ! Au fil du fleuve, on remarque que les cuisines évoluent, les goûts changent, passant de la prédominance de la citronnelle asiatique, du piment et du riz à des nouilles de blé et des laitages. Un livre intéressant à tous points de vue même si j’ai un goût de trop peu.

Entretemps, j’ai commencé le plus gros livre de ma PAL et je n’ai pas pu résister: j’ai acheté de nouveaux livres. Ma PAL 2010 compte donc son premier tome, à laquelle s’ajoutent deux livres que diane a acheté et qui me tentent aussi.

Butin de soldes – janvier 2010

Les soldes de cette année ont été marquées par deux choses: la météo neigeuse qui a rappelé à mon bon souvenir que je n’avais plus de chaussures en assez bon état pour affronter la masse blanche et mouillée (les bottes qui servaient à ça m’ont lâchées au niveau de la fermeture éclair mais n’auraient pas tardé percer et les Doc Martens m’écorchent horriblement les pieds). D’où une certaine razzia de peur de ne rien trouver. Et il aura fallu attendre le dernier jour des soldes pour que je trouve le moindre vêtement convenable mais ça m’aura valu du -60%.

– un caraco noir court In Wear

– des bottes tout confort Gabor

– un petit pull noir tout simple We

– une robe bustier en satin prune In Wear

– des bottes rococo Neosens de chez Kusje

– des bottes bien kitsch à pompons pas chères

– un t-shirt noir à décolleté dans le dos In Wear

– des bottes de style motard qui sont de vraies pantoufles

– une robe mauve toute légère boutonnée dans le dos In Wear

– des chaussures montantes à talon haut de chez Melle François