PAL

PAL ou pile à lire, concept rencontré plusieurs fois cet été au fil des blogs (j’ai perdu le lien d’origine)…

La mienne est assez catastrophique: environ 60 romans (je ne compte pas la quinzaine d’essais et les quelques BD). Je lis en moyenne 20 livres par an (je pensais que c’était plus, ça me désespère un peu), je mettrai donc 3 ans à lire le tout sans rien acheter de nouveau. Ce qui est impensable. Il faut donc agir. Mais je ne sais pas comment.

Quelques remarques:

– des 60 livres, j’avais déjà enlevé quelques classiques que je n’ai pas envie de lire pour le moment mais que je ne vais pas jeter/revendre.

– sur la photo, il y a quelques intrus en dessous à gauche, des livres sur des plantes qui ne comptent pas. Et deux livres que j’ai déjà lu mais je ne l’ai vu que trop tard. Entretemps, ils sont rangés dans le reste de la bibliothèque.

– j’ai rangé les romans par genre. Je me suis rendue compte que j’ai beaucoup de romans japonais, des classiques et d’autres, et que je n’ai pas trop envie de les lire pour le moment. Les enlever de la PAL serait une idée, mais je n’y arrive pas.

– j’ai redécouvert quelques James Lee Burke qui me tentent à nouveau. Je m’étais lassée à un moment tout en continuant à les acheter.

– j’ai acheté les oeuvres complètes de Nicolas Bouvier vu que c’était à peine plus cher que l’édition simple de L’usage du monde, mais je n’ai lu que celui-là et c’est assez lourd à transporter.

Les bienveillantes, encore une belle brique difficilement transportable et qui m’occupera deux mois durant. A moins d’acheter l’édition en poche. Mais c’est un peu du gaspillage.

– les derniers livres achetés sont souvent les premiers lus.

– je ne pense pas pouvoir augmenter mon rythme de lecture. Ou à peine. Trop d’autres choses à faire (dormir, regarder la tv, des séries et des films, procrastiner…)

– je n’arrive pas à abandonner un livre au milieu s’il ne me plaît pas.

– et ceci conclut donc un billet bien décousu:

– si je fais une liste, vous me direz ceux que je peux jeter revendre tout de suite ?

2+1

2+1

ou 2 livres conseillés par Stella Polaris

et 1 livre de la « PAL » (pile à lire, j’en reparlerai)

La fille dans le verre, Jeffrey Ford: roman mêlant magie et enquête sur une disparition dans les Etats-Unis de la Grande Dépression, avec des allusions au Klu Klux Klan, aux théories eugénistes, à la prohibition, aux freak shows. Avec une très belle scène de fusillade digne des meilleurs films de gangsters. Un livre qui m’a plongé dans des ambiances et une époque que j’aime et qui m’intéressent beaucoup. Agréable à lire mais un petit sentiment de trop peu. (La critique de Stella Polaris est ici.)

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La fin des mystères, Scarlett Thomas: je ne vais pas raconter l’histoire de ce roman assez foisonnant, d’autres l’ont déjà fait avant moi (Stella Polaris ici et Armalite ici, avec plein de spoilers après la première moitié du billet – vous êtes prévenus !). Le personnage principal est vraiment attachant, une fille un peu paumée, sans le sou, au cynisme qui ponctue toute l’histoire. J’avais un peu peur au début que ce soit trop métaphysique, trop compliqué à lire mais ce n’est pas le cas. C’est certain que si on s’y connait en physique, on comprendra mieux certaines choses mais j’aurais pu dire la même chose pour le Cryptonomicon. J’avais peur aussi de me lasser, c’est une belle brique de plus de 500 pages mais le roman est construit en plusieurs parties, avec des rebondissements qui donnent chaque fois une autre direction à l’histoire. Armalite me demandait ce que je pensait de la fin: je dirais qu’elle m’a un peu déçue (le côté qui fait penser à la religion) mais en même temps je suis persuadée que c’est la seule issue possible. Comment en effet reprendre une vie normale après toutes ces expériences ?

Nous disparaissons, Scott Heim: sur ma PAL depuis plus de six mois (avec Mysterious skin), je me suis attaquée à ce livre en attendant de faire mes achats de la rentrée littéraire. Le héros, un trentenaire vivant à New York et accro à diverses substances, revient chez lui au Kansas, après plusieurs appels de sa mère, atteinte d’un cancer en phase terminale. Celle-ci est obsédée par les disparitions d’enfants et d’adolescents et demande à son fils de l’aider à écrire un livre sur le sujet. Histoires de disparitions réelles ou non, difficile de le savoir, le présent se mélangeant au passé, la maladie affectant le cerveau de l’une, la drogue celui de l’autre. Après une centaines de pages, au moment où je commençais tout doucement à me lasser, l’histoire prend une autre tournure. Et les dernières pages sont extrêmement touchantes, les descriptions si proches de la réalité et écrites avec les justes mots que je n’ai pu m’empêcher de verser quelques larmes, reconnaissant des situations difficiles de ma propre vie. Je recommande !

L’odyssée des séries

Depuis quelques mois, Le Golb (un des mes nouveaux blogs favoris) est à la recherche des meilleures séries TV, par décennie d’abord, et maintenant de tous les temps. Tout le monde peut voter, vous aussi donc !

Le vote est secret mais j’ai décidé de publier le mien ici avec mes commentaires. Je suis une grande fan de séries depuis des années même si je n’en ai pas beaucoup parlé sur ces pages.

mon trio gagnant avec 5 points chacun:
Twin Peaks: la série qui est à la base du renouveau des années 90, à mon avis. Une série qui est devenue culte entretemps mais qui m’inspire et m’intrigue toujours. Je me souviens avoir lu à l’époque dans une revue qu’il fallait absolument la suivre, ce que j’ai fait d’abord en V.O. non sous-titrée sur la BBC (et tard le soir), puis sous-titrée en néerlandais sur la chaîne flamande VTM (à une époque où ils passaient encore de bonnes choses !). Dans ma bibliothèque se trouvent toujours The secret diary of Laura Palmer, The autobiography of FBI Special Agent Dale Cooper et Twin Peaks: an access guide to the town, ainsi que les très belles musiques d’Angelo Badalamenti et les chansons de Julee Cruise.
Buffy: ma série préférée de tous les temps, même si à l’époque beaucoup de mes amis se moquaient de moi parce que je regardais ce « truc pour ados » (j’étais toute gênée d’avoir acheté le Buffy’s Guide !). Entretemps, certains ont été convaincus et j’ai trouvé beaucoup d’autres fans. Une série dont je regarde encore souvent des épisodes juste pour le plaisir, en V.O. sous-titrée en anglais pour mieux comprendre les nombreux jeux de mots ou nouveaux mots. Et puis il y a Spike ! Et Willow ! Et Tara !
Deadwood: fan de westerns un jour, fan de westerns toujours. Quand une série s’intéresse au sujet et d’une telle manière, je ne pouvais qu’être subjuguée par les ambiances, la musique, les costumes aussi. J’ai du retard dans le visionnement (j’ai fini la première saison) mais la série est très dense et le rythme pas très rapide… Si Carnivale avait été dans la liste, je lui aurais mis 5 points également, toujours à causes des ambiances et du sujet. Continuer la lecture de « L’odyssée des séries »

Procrastination et apathie

Dans le train entre Bangkok et Chiang Mai

Procrastination et apathie, voilà mes deux grands soucis du moment. Enfin, une partie de la journée. Et la procrastination, ce n’est pas neuf, elle a toujours existé chez moi. Mais pas dans l’ampleur qu’elle a prise ces dernières semaines. Et mêlée à l’apathie, cela ne donne pas de très bons résultats. Et pourtant, mes week-ends et mes soirées sont très occupés, la plupart des caisses sont déballées, les meubles et objets prennent leur place. Au travail, le principal est fait mais sans plus. Sur le blog, je poste de temps en temps de petites choses mais rien de bien important, et du coup, les stats ont fait une chute libre. Bref, je me traîne un peu, je perds beaucoup de temps à des choses futiles. Mais… j’ai plein d’envies, de projets de recherche, de lectures sur des sujets particuliers, des photos à poster, un nouveau blog à créer (si tout ce qui se passait dans ma tête était automatiquement écrit, j’aurais des dizaines de pages à partager) mais n’ayant aucune deadline… rien ne me pousse à les réaliser, ni même à les commencer. Même les listes de choses à faire que j’écrivais auparavant ne m’aident plus. Je ne les écris même pas d’ailleurs, sachant que je ne vais pas les respecter. Mon manque de sommeil et mes insomnies me jouent également des tours. Evidemment, on me demande alors si je déprime. Peut-on déprimer à mi-temps ? Et avez-vous des idées pour que je sorte de cet état ?

Ce week-end: miam miam glou glou

Projets pour le week-end:

– samedi: journées portes-ouvertes chez Mig’s World Wines, avec dégustation de nombreux vins

– dimanche: dégustation de cuisine thaïe et autres activités liées à la Thaïlande à Essence of Thailand

Que demander de plus ? (euhhhh, aller chez Les Belles Chaussures de Melle François s’acheter une paire de la nouvelle collection – c’est prévu aussi !)

UPDATE: j’oubliais le Brussels Design Market samedi !