Happy weekend

J’ai toujours été une grande solitaire, sans doute parce que je suis une grande timide. Je ne sais jamais quoi dire en société, à des soirées face à des gens que je ne connais pas. Certaines personnes n’ont aucun souci pour parler de tout et de rien, moi je n’y arrive pas, donc ça m’angoisse, donc je me renferme sur moi-même et donc ce genre de soirée est rarement une réussite pour moi.

Mais comme le dit le titre de ce billet, tout n’est pas noir ! Le rose vient d’internet. J’ai chatté pour la première fois sur le réseau de l’université en 1995 avec un garçon que j’avais rencontré un an plus tôt. Résultat: on s’est revu et on a fait quelques sorties ensemble. Par la suite, je n’ai pas trop exploré les possibilités du net jusqu’à ce que je m’inscrive sur un site de rencontres, ce qui m’a permis de faire connaissance avec quelques personnes très agréables. Mais c’est surtout depuis que j’ai décidé de changer le style de mon blog en janvier que  j’ai trouvé des personnes qui ont les mêmes goûts et intérêts que moi, qui m’apprennent de nouvelles choses, qui me donnent des idées, des envies, qui me font rêver de jolies robes, de chaussures, de spectacles burlesques, qui partagent les petits bonheurs ou malheurs de la vie… et même si on ne se connaît que virtuellement, tout cela m’apporte beaucoup.

Et puis parfois, des rencontres se font comme avec La Princesse, ou par Régis interposé, avec Armalite et Monsieur Tout Le Monde. J’ai passé un très bon moment samedi, nous avons discuté de tout et de rien et les petits (Régis, Ernest-Raoul, Maurice et Eddy) se sont amusés entre eux pendant que nous faisions des photos…

Et dimanche alors ? Nous avons revu la maison que nous avons achetée, elle nous plaît toujours autant et l’attente devient bien longue… Heureusement, après la visite, nous avons passé le reste de l’après-midi à discuter au calme dans le jardin de mon papa… Un happy weekend donc !

In Cambodia (II): Sleepwalking through the Mekong

Après les deux livres sur le Cambodge, un dvd et un cd: Sleepwalking through the Mekong (j’aime beaucoup ce titre !).

Le documentaire, filmé par John Pirozzi, suit la tournée de Dengue Fever au Cambodge. Pour les Américains du groupe, c’est la première fois qu’ils visitent ce pays; pour Chhom Nimol, la chanteuse cambodgienne, c’est un retour aux sources. Que dire de plus ? C’est très bien filmé et monté, avec de nombreux extraits de concert et quelques interviews, de belles images (comme on dit) mais aussi les rencontres des membres du groupe avec des musiciens traditionnels. Ce sont des lieux que nous avons vu, ou même des gens, comme Jeff, ancien propriétaire du Jungle Bar ! Depuis, leurs chansons tournent en boucle (à nouveau) sur l’iPod et dans ma tête…

J’espère avoir pu partager avec vous mon amour pour le Cambodge avec ces deux articles et que cela vous donnera envie de lire, d’écouter et d’y aller !

P.S.: j’avais écrit un article sur leur dernier album ici (plus d’autres articles sur le Cambodge, il suffit de suivre le tag) et voici le trailer du documentaire:

In Cambodia (I)

Deux récits de voyage, encore, mais qui m’ont rappelé plein de souvenirs et donné envie de repartir.

Le vagabond des ruines de Benjamin Desay est un récit assez poétique sur les vagabondages de l’auteur à Angkor, en Birmanie, en Thaïlande et à Java. Il offre une très belle image des pierres anciennes et de ces endroits oubliés, soumis à la force destructrice du temps. C’est un regard nostalgique, qui m’a parfois quelque peu dérangée: il a visité tous ces endroits avant les grandes vagues des touristes, notamment Angkor où il a été pour la première fois en 1994, et parle d’un paradis perdu, d’une magie qui selon lui n’existe plus avec le tourisme de masse. Je ne le crois pas tout à fait, d’ailleurs comment faire autrement, la machine à remonter le temps n’existe pas ! Je me suis retrouvée à Angkor en 2006, parmi tous les touristes, et pourtant, je me suis laissée envoûter par les ruines, les apsaras, les fines sculptures et les constructions grandioses… J’ai malgré tout beaucoup aimé ce livre pour sa poésie et son regard différent sur l’Asie du Sud-Est.

Tourments et merveilles en pays khmer de Dane Cuypers n’est sans doute pas le livre qu’il faut lire juste après. Les premières pages m’ont semblées bien plates après la magie du récit de Benjamin Desay. Dane Cuypers est journaliste et ça se sent, mais au fil des pages, ses recherches, ses rencontres permettent de tisser la toile de ce pays, le Cambodge: son histoire ancienne et récente, les drames qu’a vécu le peuple sous les Khmers Rouges, la pauvreté d’aujourd’hui mais aussi comment en sortir. Ce livre n’est pas vraiment un récit de voyage mais il aborde une série de questions importantes pour mieux connaître le pays.

J’espère pouvoir retourner par là-bas bientôt…

Insomnia

Photo de John Sellekaers, Villa Cyclope

Depuis trois jours, j’ai à nouveau des insomnies. Depuis un an environ, j’ai des crises passagères mais qui peuvent durer plusieurs semaines de suite. Il a suffi que je dise jeudi soir que pour le moment je dormais très bien pour que l’insomnie recommence. Est-ce qu’il y a des raisons précises ? peut-être – mais pas toujours. Je ne m’explique pas pourquoi ça commence du jour au lendemain comme cette semaine. Je sais que certains vins ont une influence (surtout les vins français et européens, beaucoup moins les vins sud-africains, allez savoir pourquoi) et en cette période chargée en festivités, difficile de ne pas en boire. Du coup, je me sens beaucoup plus nerveuse, irritable mais aussi molle et complètement indécise. Pas moyen de me concentrer sur quelque chose mais surtout de me décider à faire quelque chose. J’ai pourtant quelques idées de billets pour ici mais voilà que j’écris plutôt sur mon état d’esprit actuel… En espérant que la prochaine nuit soit bonne et que je puisse récupérer…

From fantasy to real life

Ou les lectures des semaines passées.

J’avais déjà parlé des nombreuses coïncidences qui ont marqué ma lecture de Sans parler du chien de Connie Willis… Que dire d’autre de ce roman ? Qu’il ne m’a pas autant plus que Le grand livre ? Oui, sans doute. Mais quand même… Plusieurs histoires à plusieurs époques différentes se mêlent (le 21e siècle, la destruction de la cathédrale de Coventry par un raid nazi, les abords de la Tamise près d’Oxford dans l’Angleterre victorienne) mais chaque élément de l’histoire a son importance, comme dans les romans d’Agatha Christie, souvent cités par les protagonistes. Je ne donnerai pas la clé de l’histoire, mais sachez qu’une petite phrase des débuts du livre a toute son importance ! Un roman très plaisant et léger (contrairement au sujet très grave et triste du Grand livre) basé sur des recherches historiques approfondies et qui fait un portrait très vivant du 19e siècle anglais.

Retour dans mon passé d’adolescente avec Bande Originale de Rob Sheffield. Journaliste rock pour MTV et Rolling Stone, celui-ci écrit une sorte d’autobiographie sur base des compilations qu’il a enregistré au cours de sa vie sur cassette audio; le titre anglais est d’ailleurs plus explicite: Love is a mix tape: life and loss, one song at a time (un bien joli site d’ailleurs). Chaque chapitre commence par sa playlist, avec face A et B, et décrit comment la musique a influencé sur sa vie, depuis les premiers émois de l’adolescence – il était responsable de la musique qui était jouée au bal de la promo – à ses premiers amours – la cassette idéale à offrir à sa bien-aimée ou celle qui traduit la rupture, et puis plus loin, comment sa vie avec l’amour de sa vie, Renée, sera trop vite interrompue… Un très beau roman, plein d’émotions mais aussi plein d’espoir qui m’a rappelé certaines périodes de mon adolescence ou de mes vingt ans, quand j’écoutais la même musique et fait plein de références à la culture populaire des années 80-90 (l’auteur a quelques années de plus que moi et est né en 1966).

Moving takes a lot a time

J’aimerais écrire plus souvent pour le moment, surtout de (longs) articles sur des sujets qui me tiennent à coeur (le mouvement tiki par exemple, promis depuis plusieurs mois déjà)  mais comme je déménage dans un peu plus d’un mois, mes week-ends sont bien remplis par le grand nettoyage, le tri et l’emballage des mes nombreuses affaires (vous aviez vu un bout de  ma bibliothèque, ce n’est pas une mince affaire). Je n’ai malgré tout pas pu résister à l’appel des soldes, samedi, et j’ai trouvé certaines choses – des chaussures notamment – mais aussi des livres et du maquillage (compte-rendu en fin de mois). Mes activités de dimanche (lavage de vitres et tri de garde-robe) étaient assez physiques et se sont soldées par un beau mal de dos mais le tri des vêtements s’est avéré efficace: trois grands sacs attendent leur livraison aux petits riens (si vous voulez jeter un coup d’oeil auparavant, prévenez-moi, mais il s’agit surtout de t-shirts et pulls que je ne mettais plus depuis quelques années).

Tout ceci n’implique pas l’arrêt momentané des activités sur ce blog: j’écrirai sans doute des articles plus courts, des billets d’humeur, quelques chroniques de livres et je sais que diane a quelques articles en réserve…

J’ai hâte de déménager, de déballer mes caisses et de pouvoir à nouveau profiter de mes dimanches pour lire, surfer, écrire ici et ailleurs (ah oui, et me remettre à Guitar Hero !).