Hell in the Pacific

– 3cl de jus de citron vert frais

– 2cl de liqueur de Marasquin

– 1cl de grenadine

– 6cl de rhum ambré agricole

Mélanger le tout dans un shaker avec des glaçons. Le résultat est ce joli cocktail tiki rouge au goût assez prononcé mais délicieux.

Par la force des choses, diane a pris quelques libertés par rapport à la recette: il faudrait utiliser du rhum Demerara 151 de Guyane mais aucune idée où trouver ça par ici. La recette vient de Beachbum’s Berry Grog Log qui précise de décorer le verre avec des petits drapeaux américains et japonais ! Lui-même s’est inspiré du Myrtle Bank Punch, une recette populaire des années 30.

Pour les fans de cocktails tiki et d’applications pour l’iPhone, il existe maintenant Tiki+.

Continental Superstar

Orgue de danse « Frangema », Decap, Anvers, 1946

Je vous ai promis depuis quelques mois déjà un billet sur l’exposition Continental Superstar (Musée du Cinquantenaire, octobre 2008 – mars 2009) qui montrait un certain nombre d’orgues mécaniques construites pour accompagner les danses de salon. Elles étaient jouées tous les jours et le public était libre de danser dans l’espace aménagé à cet-effet. Une toute autre manière de visiter un musée donc et de passer son dimanche après-midi en buvant une bonne bière ! J’avais bien envie de danser mais mon partenaire n’était pas encore assez rétabli de son pied pour m’accompagner. Et puis, en fait, on ne sait pas trop comment les danser, ces danses de nos grands-parents… (Entretemps, j’ai appris que les orgues étaient démontées et mises dans un dépôt du musée, sans qu’il n’y aie de projet de les montrer quelque part. Dommage !) Continuer la lecture de « Continental Superstar »

Restaurant week

Qu’on se le dise: du 8 au 14 juin se déroule la « restaurant week » à Bruxelles mais aussi dans d’autres villes belges. Au programme, des menus à 27€ (entrée, plat, dessert) dans le meilleurs restaurants…

Nous avons réservé en soirée le 8 au Smoods qui nous avait laissé une bonne impression la première fois avec (malgré ?) son décor lounge et son excellent barman et le 12 à l’Atrium du SAS Radisson, restaurant qui nous tente depuis un certain temps. Les valeurs sûres comme le Jaloa ou l’Atelier de Michel D. sont déjà complets tous les soirs mais le choix est grand.

Si vous voulez nous rejoindre, vous êtes les bienvenus…

Do I really have strange musical tastes ?

Ce soir, je vais aller voir pour la deuxième fois le groupe Chinois/Mongol Hanggai dont j’avais déjà parlé ici. Je les ai vu vendredi passé à Muziekpublique, au théâtre Molière, ils jouent ce soir à la Compilothèque (Quai des Péniches 50, Bruxelles, 20h30 – entrée 5€). J’y retourne parce que j’imagine que ce sera une autre ambiance – difficile de comparer un théâtre à l’ancienne à une pièce à peine plus grande qu’un salon d’appartement.

En écrivant ceci, je me demandais si vous connaissiez ce genre de musique, si ça vous semble bizarre, étrange… Moi j’adore ! Depuis des années ! Depuis que j’ai découvert Yat-Kha fin des années 90.

Pour que vous puissiez découvrir le groupe, voici un petit film tourné à Berlin, avec une chanson qui mêle les différents styles de chant de gorge.

En mode indécis

Le fait d’écrire ce billet va peut-être m’aider à choisir ce que je vais faire de mon après-midi. Je dois dire que je suis en mode indécis entre tout ce que je pourrais/devrais faire: aller acheter quelques plantes et m’occuper de mon mini-jardin, laver les carreaux, écrire des billets ici et ailleurs (notamment ceux que j’avais promis sur Continental Superstar et sur les origines du tiki, ou lancer une nouvelle série sur les chanteuses country des années 30-40, ou dans la foulée, parler de mes goûts musicaux), faire un gâteau au chocolat, trier et jeter des vieilles revues en vue du déménagement, trier mes vêtements toujours dans le même but, jouer à Heroes of Might and Magic V (oui, j’ai recommencé !) ou à Mario Kart ou à Guitar Hero, profiter du soleil tant qu’il est là, continuer la lecture de mon roman qui est passionant, m’épiler les jambes et mettre de la crème hydratante, râler quand le soleil aura disparu et qu’il fera trop froid, aller au marché du Midi… ou ne rien faire de tout ça !

Update de fin de journée: j’ai lu au soleil pendant une demi-heure, plié du linge, fait des cupcakes au chocolat, planté le thym et le basilic achetés hier et semé 7 sortes de basilic (européen et thaï), surfé un peu, joué à HOMM et Guitar Hero et trié quelques revues. Rien de transcendant donc !

Sandales, épisode 1

Le premier épisode de la recherche de sandales s’est conclu par l’achat de deux paires. J’ai fait le tour de quelques magasins bruxellois (rue du Bailli, rue Neuve) et j’ai trouvé l’annuelle paire de Camper (modèle Elsa) et des Birkenstock tout confort.

Le deuxième épisode se passera sans doute sur le net en regardant tous les sites que vous m’avez proposé.

A bientôt pour un article moins frivole !!!!!

Let’s play with the red shoes and the new bag !

Une fois n’est pas de coutume, voici la tenue de dimanche, l’occasion pour moi de mettre mes chaussures de chez Mademoiselle François, de jolis bas Gerbe, des vêtements H&M et de montrer le sac rouge acheté la semaine passée à la brocante vêtements. Et de jouer devant l’objectif du photographe qui a pu, par la suite, exercer ses talents photoshopiens.

Royaume de l’artifice

Cela fait quelques semaines maintenant que j’ai terminé le livre de Céleste Olalquiaga, Royaume de l’artifice: l’émergence du kitsch au XIXe siècle. En le voyant en librairie, il m’a tenté par sa couverture et par son sujet mais aussi par la riche iconographie en couleurs. Après lecture par contre, je reste sur ma faim, j’espérais en apprendre beaucoup plus sur le sujet. Mais le livre a une qualité certaine, c’est le style d’écriture très poétique. L’auteur prend comme fil rouge sa propre expérience avec un bernard-l’ermite, Rodney, emprisonné dans sa boule en verre, et s’inspire largement (uniquement ?) des théories de Walter Benjamin sur l’aura et sa destruction suite à la reproduction en série, sur les passages parisiens et le début de la flânerie. Les sujets abordés sont divers mais tournent essentiellement autour de la mer, des fonds marins, de l’eau… Fantasme et réalité se mêlent.

Le point de départ de cette émergence du kitsch est l’industrialisation qui a permis la reproduction de masse des objets et crée une atmosphère quelque peu mélancolique par rapport au passé perdu. Ce qui m’a frappé, c’est qu’une fois de plus, le Crystal Palace de l’exposition universelle de Londres en 1851 est pris comme point de départ, comme point de tous les changements. Depuis quelques années déjà, je suis passionnée par ce sujet des expositions universelles qui ont été les endroits de tous les possibles, ayant une influence énorme sur la société, lançant modes diverses (je pense notamment à la diffusion de la musique hawaïenne dans le monde entier).

Mais revenons au livre. Je ne vais pas faire un résumé complet mais plutôt parler de certaines formes de kitsch qui m’ont marquées. La taxidermie par exemple (c’est pour moi l’occasion de faire un lien vers cet article), qui existait depuis le 16e siècle dans un but de préservation, mais qui au 19e siècle devient une mise en scène (Le thé des hermines), accompagnée également de « mobilier animal » où des pattes de rhinocéros deviennent des chaises et des bois de cervidés un porte-chapeau.

Ou encore cette mode des aquariums qui deviennent un monde en eux-mêmes où les poissons sont presque accessoires à côté des fausses ruines, grottes miniatures et autres décorations et dont les supports sont extrêmement compliqués, baroques. (En cherchant des images, je suis tombée sur cet article et celui-ci, mais ce n’est qu’une toute petite sélection, image venant d’ici.).

Les presse-papiers en forme de boule de verre sphérique ou boules de neiges furent en vogue à cette époque. Ils emprisonnaient fleurs ou animaux mais représentaient également des scènes diverses tels châteaux ou la tour Eiffel (en photo, collection du National Glass Center). Au cours du temps, l’intérieur de ces globes de verre se sont détériorés en partie comme celui représentant Marie-Antoinette devant le Petit Trianon que vous verrez dans le livre.

C’est également une époque de toutes les contradictions: la science remet en question une série de choses mais le public raffole des géants, des nains, des siamois, des licornes et autres monstruosités de foires. La société victorienne adore tout particulièrement les sirènes, toutes fausses évidemment mais reconstituées avec amour par des artisans quelque peu charlatans qui, avec le grand art du taxidermiste, mêlaient tronc de singe et queue de poisson. C’est à ce moment que Barnum commencera sa carrière d’homme de spectacle, rassemblant ce genre de curiosités dans son cirque itinérant. (La photo vient  d’ici).

Je pourrais également parler des cabinets de curiosités (avec un clin d’oeil à Mademoiselle M), des mondes engloutis et de la recherche de l’Atlantide, de la grotte de Vénus à Linderhof, des grottes du bois de Vincennes, des représentations des fonds marins et de l’intérêt pour les différents naufrages, du Nautilus de Jules Verne et de bien d’autres choses. Comme je le disais au début de l’article, une déception sur le fond et surtout une envie d’en savoir plus sur beaucoup de sujets tout juste abordés dans le livre mais une très belle iconographie.