Depression day

(photo de Montréal sous la neige, Villa Cyclope)

La date officielle du « depression day » est passée mais aujourd’hui, ce n’est pas mon jour:

– j’ai entendu ce matin à la radio qu’une vague de froid s’annonçait pour la semaine prochaine et la suivante  (comme s’il ne faisait pas froid maintenant !) et que donc je vais continuer à geler ici, à devoir mettre une grosse veste bien moche pour sortir (j’ai acheté un joli manteau rouge, mais il n’est pas assez chaud pour moi quand il gèle – je suis une grande frileuse) et à mettre des bottes plutôt que les jolies chaussures que j’ai acheté. Et tout ça en sachant qu’ailleurs il fait beau et chaud et que moi, je n’y serai pas, contrairement aux autres années où j’ai toujours fait un voyage au soleil en hiver.

– je me sens un peu débordée au boulot, où les tâches quotidiennes s’accumulent, où on me pousse de toutes parts à décider quels disques il faut solder définitivement (aucune idée de conservation du patrimoine), où ça discute « chiffres à longueur de journée. Il y a aussi un gros travail de tri à faire dans les instruments de musique encodés, travail que je fais avec plaisir et intérêt mais de longue haleine.  Et tout ça m’empêche d’écrire plus souvent sur BBB alors que j’ai plein d’idées, d’envies.

A demain ou après-demain pour des pensées plus positives, comme l’arrivée du printemps !

Un dîner presque parfait en très bonne compagnie

Deux fois par an, je vais faire les soldes avec ma tante. C’est toujours un moment privilégié, mes relations avec elle s’étant développées ces dernières années. Elle a quarante de plus que moi et c’est une source inépuisable pour l’histoire familiale mais souvent aussi, elle parle de sa jeunesse, de la jeune fille engagée dans les mouvements catholiques de l’époque qui n’étaient pas tendres avec les désirs amoureux: c’était soit l’engagement, soit le mari, les deux n’étaient pas compatibles. (Ma mère aussi d’ailleurs a eu des collègues qui ont dû arrêter d’enseigner quand elles se sont mariées dans les années 50-60.) Et malheureusement pour elle, elle a raté l’occasion comme elle le dit. Difficile de parler de tout ça, mais au fil du temps elle me fait de plus en plus de confidences… autour d’un bon repas. Et puis je peux lui poser des questions que j’aurais aimé poser à ma maman. Et elle a toujours été très coquette et aime parler vêtements, bijoux, chapeaux…

Le restaurant où nous voulions aller (le Switch) était fermé, mais j’avais prévu une solution de rechange: le Jaloa, place Sainte-Catherine. J’y avais déjà été avec mon homme, du temps où il était place Vieille Halle aux Blés et nous nous étions léché les babines (pour ne pas lécher l’assiette, il paraît que c’est impoli !). Le jeune chef a reçu le titre de « Jeune Restaurateur d’Europe » et la cuisine est excellente, d’inspiration française avec juste ce qu’il faut de touches « fusion ».

Nous avons opté pour le menu du marché à 38 euros (n’ayez crainte, ma tante avait « budgétisé » tout ça) en trois services. Comme amuse-bouches, nous avons reçu des verrines contenant un petit bouillon aromatisé au lemongrass et avec de petits morceaux de saumon, un petit potage carottes-coriandre-orange au goûts bien maîtrisés et un ravioli à la truffe (que je n’aime pas trop en général mais qui là était délicieuse, pas trop forte comme souvent).

En entrée, Thon rouge, huître et lard blanc, salade de cresson et de céleri rave, délicieuse combinaison de la mer et de la terre !

Faisan cuit lentement, côte et mousse de blettes, tranche de foie gras truffé, vinaigrette très épicée: un plat principal tout en saveurs, agrémenté également de légumes oubliés comme le topinambour et une pomme de terre vitelotte. A lécher l’assiette ! Et gros avantage pour les petits appétits, les assiettes ne contiennent pas trop… mais c’est une préférence personnelle. Je peux comprendre que certaines personnes aient un goût de trop peu, moi j’ai juste envie d’y retourner encore et encore, les menus changeant tous les mois (il va falloir que je revoie How to marry a millionaire ! En attendant, ce sont des plaisirs attendus longuement à l’avance).

Le dessert était une Crème légère safranée, espuma d’amande, sorbet au citron, dans lequel je me suis dépêchée de manger le sorbet au citron dont je trouvais le goût trop fort pour le reste qui était délicieux. Je dois dire que je trouve toujours ce genre de sorbet citronné trop fort. Par contre, mettre du safran dans une crème genre pâtissière est une excellente idée.

Un thé ou un café pour terminer tout ça et nous étions reparties pour la rue Neuve…

How to dress with confidence

Je reprends ce titre de billet de Super Kawaii Mama parce sa réflexion m’interpelle et parce que j’avais justement abordé ce sujet avec Mademoiselle Catherine. Parce que moi-même je n’ose pas toujours m’habiller comme je le voudrais vraiment (un peu moins « classique » – je laisse les guillemets, je ne suis pas bcbg non plus – , un peu plus rétro, vintage, pin-up, et tout ça). J’ai plein de vêtements (deux-tiers de garde-robe ikea de 4m de large, remplie à ras bord), venant de plein de magasins différents, beaucoup de jupes, quasi pas de pantalons, beaucoup de t-shirts et de pulls, quelques chemisiers – et des chaussures en quantité non négligeable.

J’ai la chance de travailler à un endroit où je ne suis pas limitée au tailleur – talons, mais du coup, le code vestimentaire (peut-on appeler ça un code ?)  est très très cool, très jeans, pull (polaire même), t-shirt, souvent sans aucune frivolité ni couleur pétante, garçons et filles confondus. Attention, je ne généralise pas mais les exceptions sont rares. Et ça va aussi dans le sens néo-hippie, jupes à fleurs et volants ou jeans et t-shirts plein de trous. J’aime bien m’habiller mais je n’en fait jamais trop pour aller travailler, donc si la jupe et le chemiser font fifties, je ne mettrai pas les talons assortis ni le rouge à lèvre rouge, ni les bijoux qui vont avec. Même comme ça, j’ai de temps en temps droit aux commentaires, et même s’ils sont positifs (le directeur général m’a félicité pour mes efforts vestimentaires), ça indique bien que ce n’est pas habituel de faire un effort sur ses vêtements dans ce milieu (socio-culturel, comme on dit). Et puis, si on voit plus large, la Belgique a toujours été un pays peu innovateur, très pèpère, très conventionnel (il suffit de voir la garde-robe de la princesse Mathilde), très bcbg où dès qu’on sort du lot, on a droit à plein de commentaires en rue, par les p’tits cons frustrés en premier (et dieu sait qu’il y en a dans mon quartier).

Bref, tout un problème de confiance en moi, qui est d’ailleurs généralisé, mais je me soigne… Je reprend donc les solutions de Super Kawaii Mama:

– So what to do? Firstly, reevaluate your thinking: en effet, les autres sont peut-être jaloux, tout simplement !

– Secondly, change your audience: bonne solution, que je commence à appliquer. Non, mes collègues ne vont pas changer, mais si d’autres personnes (en vrai et sur des blogs) apprécient mon style, je me sentirai soutenue. Je discutais d’ailleurs de ce sujet avec une fille au look pin-up qui avait dépassé ce stade et s’en foutait qu’on la regarde au bureau, où ils étaient tous plutôt comme au mien.

– Thirdly, be the you YOU want to be, it is your civic duty!: et oui ! tout à fait vrai. C’est comme être femme, à part entière, sans se laisser manipuler par les hommes… (je suis aussi en train de lire King Kong theorie).

Et je rajouterais ceci: pour me faciliter les choses, faire un grand tri de ma garde-robe et virer tout ce que je ne mets plus et tout ce qui ne correspond pas au style voulu. Mais ça, c’est une autre histoire !

Je cherchais une jolie photo, celle-ci me plaît bien avec son côté tiki même si ce n’est pas ma robe préférée du site pinupgirlclothing:

Et pour 2009, un bébé ????

The Creatrix – Mark Ryden

Est-ce que je me sens prête pour être maman ? Peut-être.

Est-ce que j’ai envie de me lancer dans l’aventure ? Oui. Mais sans doute qu’une seule fois, donc des jumeaux, ce serait bien. Un de chaque alors.

Est-ce que j’ai envie de me lancer dans les mois qui viennent ? Peut-être. Mais il ne me reste plus autant de temps que ça… aahhh l’horloge biologique… les hommes n’ont pas ce souci, d’autant plus que le mien est plus jeune que moi.

Est-ce que j’en veux un à tout prix ? Non, je ne pense pas que je pousserais la médecine dans ses derniers retranchements ou que je passerais à l’adoption.

Et je suis une grande anxieuse, je me pose encore plus de questions:

Est-ce que saurai bien m’en occuper ? Je pense que oui, même si les enfants des autres ne me passionnent pas.

Est-ce que je devrai m’en occuper toute seule une grande partie du temps ? C’est une grande question, vu les horaires de travail de mon homme. Par contre, ses horaires de sommeil complètement aléatoires devraient m’aider pour les biberons de nuit !

Est-ce que trouverai une crèche/maman d’accueil pour le garder ? Je ne sais pas, ça n’a pas l’air gagné à Bruxelles, où il faut s’inscrire sur des listes d’attente quasi avant d’avoir conçu l’enfant. Et si en plus on déménage en changeant de commune, ça promet ! Est-ce que je dois déménager avant alors ? Ce n’est pas si simple que ça. Et faire le tout en étant enceinte ou avec un tout jeune bébé, ça n’a pas l’air évident. Bref, de gros problèmes de timing en perspective. Et puis la Belgique est un des pays d’Europe où le congé de maternité est des plus courts: 3 mois environ. Et si je dois attendre que le (non-)gouvernement change ça, je pourrai avoir un enfant en 2015 ! Vivement le Canada ou le Danemark où c’est un an, et où les papas ont plus que 10 jours eux aussi.

Est-ce que vais pouvoir adapter mon régime alimentaire sans trop avoir d’envies de fromage au lait cru ou d’un bon verre de vin ou d’un cocktail ? Aïe, mais il faudra bien. Au moins, j’ai déjà eu la toxoplasmose et je pourrai manger des viandes qui ne sont pas carbonisées.

Est-ce que pourrai faire des grands voyages ? Oui, sans doute. Je n’irai pas avec un bébé dans un pays sans trop d’infrastructures mais certains pays comme la Thaïlande ou le Vietnam ont ce qu’il faut. L’expérience du voyage sera cependant tout à fait différente. Et certains voyages seront malheureusement reportés, à moins de pouvoir laisser le petit chez une personne de confiance. J’ai toujours cette envie très pressante de retourner au Laos, de montrer à diane en quoi ce pays m’a tant fascinée à l’époque.

Est-ce que ça va bouleverser ma vie ? Oui. Là, il n’y a aucun doute !!!!!

Est-ce que je suis prête pour un emploi du temps plus chargé ? Aujourd’hui déjà, je me sens parfois débordée. Il y aura beaucoup de choix à faire, c’est certain.  Une diminution d’horaire pourrait être une solution mais si c’est pour faire la même quantité de travail en 4/5 du temps, ça ne sert à rien (je me connais, les semaines de quatre jours, c’est ce que je fais).

Est-ce que les grasses matinées appartiendront aux temps passés ? J’espère que non… sachant que mes besoins en sommeil déjà conséquents aujourd’hui seront probablement accrus.

Est-ce que je vous le dirai quand le moment sera arrivé ? Vous le verrez bien !

Et vous ? Jamais de la vie, oui mais pas tout de suite ou c’est déjà trop tard ? Je suis curieuse de vos réactions par rapport à mes questionnements, et à la maternité/paternité tout court. Et si vous avez des sites/blogs à me renseigner…

ma maman et moi, à un mois

I love my guitar hero

Cette dernière semaine a été assez inactive au bureau: plus de réseau, plus d’internet, plus d’encodage possible sur les pc, uniquement sur les vieilles machines, tout ça à cause d’une attaque virulente d’un petit ver. Aucun vermifuge ne fonctionne jusqu’à présent… j’espère que demain, l’informatique aura trouvé une solution. Bref, difficile de travailler convenablement dans ces conditions, chaque tâche étant interrompue par soit une changement d’ordinateur (et donc de bureau) soit par des questions dont les réponses se trouvent sur le net et qui devront donc attendre.

Donc, pas tout fait sérieusement, j’ai été chez mon collègue des jeux, lui demandant s’il n’avait pas une console à prêter pour nous occuper. Ce qui lui a rappelé que le kit guitare-batterie de Guitar Hero traînait là depuis quelques semaines en attente d’un essai. Aussitôt dit aussitôt fait. Dix minutes après, et autant de fausses notes après, j’étais accro !

Mais… je n’ai pas de console… à part la vieille PS2 de diane qui ne fonctionne plus trop bien… Mais… ça fait des mois que je parle d’en acheter une, mon coeur balançant entre PS3 (plus intéressante pour les jeux, surtout dans le genre glauque et violent comme diane les aime) et Wii (plus fun et conviviale, avec Wii Fit). Même dans le magasin, la décision n’était pas encore prise. Finalement, l’argument qui a tout décidé était le suivant: Resident Evil 5 pour PS3 ne sort qu’en mars et la Wii Fit pourra aider à la rééducation du peton.

Donc, une Wii (sans Wii Fit, malheureusement en rupture de stock, et sans Mario Kart, mais ça viendra) et une magnifique guitare en plastique de Guitar Hero ornent notre salon. Depuis hier soir, diane s’est jetée dessus, ne me laissant quasi pas l’occasion de jouer (je suis une catastrophe, mais je vais m’améliorer, c’est promis!). Pour le moment, le mode carrière est activé et le but est de débloquer les morceaux de Tool en faisant plein de concerts.

Un jeu très fun donc, qui plaît aussi aux vrais guitaristes ! et puis on a déjà un petit fan, Bibi le marsupilami assis sur un livre sur le cinéma bis.

UPDATE: le lendemain matin, dès 9h, mon guitar hero préféré essayait à nouveau de débloquer les morceaux de Tool… je sens que s’il n’y arrive pas, il ira chercher sa vraie guitare pour les jouer !

Et j’avais oublié de parler de South Park: dans un épisode, Kyle et Cartman pulvérisent tous les records de Guitar Hero ! (partie un, deux et trois)

Si ce n’est pas une Microplane, je n’en veux pas !

Il y a quelques mois, j’avais réalisé du falernum, un rhum aromatisé contenant entre autres le zeste de 10 citrons verts. Après zestage sur ma vielle râpe Ikea, je n’avais plus de poignet tant le travail était ardu. On m’avait vanté les mérites des râpes / zesteurs Microplane sur plusieurs blogs culinaires… mais je n’avais pas encore eu l’occasion d’en trouver en magasin. Un passage par un tout nouveau magasin de matériel culinaire (International Home of Cooking) a réparé ceci. J’ai opté pour la râpe qui tient debout toute seule, avec poignée, 3 grilles de grosseur différente et un éminceur, en étudiant le rapport qualité-prix. Pour 55 euros (ce n’est pas donné mais ça en vaut vraiment la peine), ce modèle me semblait plus complet que les petites râpes spécialisées. Et vu notre utilisation fréquente de l’instrument (deux-trois fois par semaine), ce sera vite remboursé.

Premier essai ce week-end: gingembre sans filaments et zeste hyper fin sans peau jaune (donc sans l’amertume) ! diane s’est jetée dessus, ne me laissant pas l’occasion de l’utiliser. Et en plus, vaisselle facile: la râpe la plus fine peut s’enlever, et le tout peut aller au lave-vaisselle. La vieille râpe Ikea va filer à la cave illico-presto, à moins que quelqu’un ne la veuille, en attendant de pouvoir acheter une Microplane évidemment. Tout était prêt pour la photo, sauf la batterie de l’appareil, ce sera pour une autre fois.

Le passage au Home of Cooking ne s’est évidemment pas limité à ça. Il est impossible de me lâcher dans ce genre d’endroit sans que je ne sorte le panier rempli. Quoique diane soit assez enthousiaste aussi. Résultat: une nouvelle poêle à griller (l’ancienne est usée), une petite sauteuse à moitié prix et une pince traiteur Rösle au mécanisme bien ingénieux, mais pas de moules en silicone, ne sachant pas quoi choisir.