Une élection américaine

Les dernières élections américaines n’ont pas été faciles à comprendre, le monde des travestis non plus. Loo Hui Phang et Philippe Dupuis essaient d’expliquer les deux dans un livre mi-récit, mi-bd. Ils racontent leur séjour à Tucson, bastion démocrate, à la veille des élections de 2004. Ils parlent des préparatifs, de la campagne, des problèmes qui ont eu lieu en Floride lors des élections précédentes et puis au détour d’une soirée, des bars où des drags queens font leur numéro. Et puis au fil des pages, on découvre aussi les travestis mexicains, assez différents des leurs homologues américains.
Quelques détails choquants: pour aller voter aux Etats-Unis, il ne faut pas présenter de papier d’identité. Il suffit d’être inscrit sur une liste d’électeur… mais y sont aussi inscrits des gens qui sont décédés entretemps… Autre histoire: en Floride, les bureaux de vote étaient surveillés de très près par la police, sur ordre des républicains. Ils espéraient ainsi que les afro-américains (démocrates, d’habitude) qui avaient quelque chose à se reprocher n’iraient pas voter de peur de se faire arrêter.
Chaudement recommandé, en attendant les élections suivantes…

Que faire avec les vieux vinyles de vos grand-mères ?


Que faire avec tous ces vieux vinyles retrouvés au fond du grenier? Musique lounge, exotica, exotico-touristique, bossa nova, chanson française… Et bien, pourquoi pas les numériser et les proposer au téléchargement…
Quelques sites: Xtabay (le plus grand importateur de lounge), un site en français, Weirdomusic et Gojira69 (des liens vers les albums téléchargeables du moment)… et beaucoup plus. Tous ces sites ont une liste de liens assez nombreux vers d’autres pages du même genre. Malgré tout, je cherche encore un site qui mettrait en ligne des vinyles asiatiques.

Quelques livres

J’ai profité du beau temps pour avancer dans mes lectures et j’ai terminé 4 livres en quelques semaines.
Serpents et piercings de Hitomi Kanehara. Que dire sur ce livre ? Je ne sais pas trop… J’ai été fascinée mais aussi un peu dérangée par cette histoire d’une jeune fille japonaise qui se laisse entraîner dans le monde des tatouages et piercings, mais le monde qui est décrit est extrêmement violent au point de vue des rapports humains. Ce n’est pas un roman pour âmes sensibles !

La vérité et ses conséquences d’Alison Lurie: j’ai lu tous ses romans et je l’apprécie depuis des années. Les thèmes sont souvent les mêmes: histoire d’un couple dont le mariage ne fonctionne plus, dans les milieux universitaires américains, et puis rencontres assez improbables et formation de nouveaux couples… J’ai l’impression qu’Alison Lurie est un peu sur pilote automatique, mais son grand âge (elle a 80 ans) est sans doute une excuse. Je n’ai pas détesté le livre, je l’ai trouvé agréable à lire mais je conseillerais plutôt La ville de nulle part.

Pieux mensonges de Maile Meloy. J’ai commencé et je n’ai plus pu lâcher ce livre ! C’est une chronique d’une famille catholique américaine sur un espace d’une soixantaine d’années, de la seconde guerre mondiale à aujourd’hui, en passant par la guerre de Corée et du Vietnam. Maile Meloy décrit ses personnages par petites touches et leur propose de raconter tour à tour une partie de l’histoire assez compliquée de la famille, histoire pleine de mensonges pour se donner bonne conscience. Apparemment, son roman suivant (A family daughter) reprend une partie de la même histoire en la racontant sous un autre point de vue.

Chambres d’Asie de Benjamin Desay. Après ces deux chroniques de moeurs, j’ai préféré enchaîner sur un récit de voyage. L’auteur décrit les trous à rats et autres paillottes dans lesquels il a passé ses nuits au Pakistan, en Inde, au Laos, au Cambodge, au Vietnam, en Chine. Il nous fait des descriptions des cafards et punaises, des sanitaires puant la pisse, des murs décrépits sur lesquels la peinture fait des cloques, de la chaleur des chambres sans fenêtres et où les ventilateurs font des bruits d’avion (s’il y a de l’électricité !). Intéressant… mais pas indispensable.

Soleil

Il fait trop beau pour passer son temps derrière un ordinateur… Je vois deux solutions possibles: je pourrais passer une petite annonce sur Blogsitter pour que quelqu’un écrive à ma place ou je m’achète un portable avec wifi que je peux utiliser à l’extérieur. La première solution ne me tente pas vraiment et pour la deuxième, il faudrait que j’ai les sous (je pourrais jouer au Lotto). N’empêche, comme je serai en congé les deux prochaines semaines, je prendrai sans doute un peu de temps pour écrire certaines choses, comme des commentaires sur les 3 derniers livres que j’ai lu (c’est ça que je fais à la place du net !).

Moi, Charlotte Simmons

Moi, Charlotte Simmons est le dernier roman en date de Tom Wolfe, journaliste et écrivain américain qui avait écrit il y a un certain temps Le bûcher des vanités dont on avait fait un film. J’avais lu ce livre-là à l’époque, et je me souviens qu’il m’avait un peu ennuyé. Et son nouveau roman aussi. En fait, le problème, c’est que Tom Wolfe est avant tout journaliste et veut décrire le plus possible d’événements et être complet sur son sujet (qui est ici la vie des étudiants dans une université américaine de haut niveau, ainsi que l’adulation des sportifs et les magouilles pour qu’ils aient des résultats convenables dans leurs études). Et donc, il s’égare un peu, il décrit beaucoup de choses sur 500 pages et puis se rend compte qu’il doit conclure son histoire et qu’il ne peut plus se permettre d’en écrire 500 de plus ! Le début est assez lent aussi; il prend le temps de présenter tous les personnages et c’est un peu frustrant parce qu’on voudrait connaître la suite de l’histoire de la petite provinciale qu’est Charlotte Simmons.
A part ça, le sujet m’intéressait et je l’ai finalement lu très vite (j’ai juste passé quelques pages de description d’un match de basket).

Le 1er juillet

Le 1er juillet est le début de la nouvelle année à La Médiathèque, et pour moi aussi c’est un début: je deviens dès aujourd’hui (candidate) conseillère d’achat en musique du monde. Le poste est très intéressant: je serai responsable de la prospection et des achats de disques en musique du monde pour toutes les médiathèques du réseau francophone…. La tâche ne sera pas facile, surtout quand on sait que je remplace quelqu’un qui a des années d’expérience.