Voici un article que j’ai écrit la semaine passée, mais comme je suis débordée, je ne l’ai pas publié tout de suite. Entretemps, la santé et le moral vont mieux, mais je sais que ce genre de situation peut recommencer à tout moment.
Toute la semaine passée (il y a deux semaines donc), j’étais un peu angoissée, nerveuse à la perspective des deux soirées burlesque consécutives, en espérant ne pas attraper le virus de mon homme. J’avais promis que j’y serais et je ne voulais pour rien au monde rater cette opportunité. Mais je n’ai jamais été une grande sorteuse (à l’exception d’une toute petite période englobant la fin de mes études et le début de ma carrière professionnelle – mais dans les deux cas, j’avais l’occasion de dormir longtemps le matin). J’ai des rythmes de sommeils assez réguliers – tous les soirs mes paupières se ferment vers 23 heures. J’ai donc besoin de toute mon énergie pour rester éveillée plus longtemps, ou l’activité doit être passionnante. L’autre problème, c’est que le grand âge venant, je ne récupère plus aussi vite. Pire encore, un peu de nervosité provoque des insomnies assez conséquentes.
Samedi (le 2 octobre) donc, nous avons été au Burlesque Circus chez Madame Moustache, arrivant bien tôt de peur de ne pouvoir entrer. Ce n’était vraiment pas nécessaire mais ce fut l’occasion de discuter avec Mademoiselle Jean et son homme, tandis que le mien essayait d’expliquer au barman dans quel verre servir les cocktails demandés. Le spectacle se fait un peu attendre, et la scène est assez mal placée. Tout le monde s’agglutine dans un tout petit espace et la chaleur devient très vite torride. diane prend quelques photos et je me fais bousculer de partout, tentant vaillamment de garder le gros sac photo à mes pieds. Après la première partie, j’abandonne, prête à défaillir à cause des conditions.
Je suis fatiguée et m’endors bien vite… pour mieux me réveiller. Mon insomnie a duré de 2 heures à 5 heures du matin, me rendant plus que misérable, des pensées de toutes sortes envahissant mon cerveau sans discontinuer. Une grasse matinée a un peu compensé mais pas totalement. Une sieste l’après-midi non plus. Et une dent de fourchette qui s’est par malheur enfoncée sous l’ongle de mon pouce en voulant fermer le lave-vaisselle non plus. Bref je n’en mène pas large.
Je reprends cependant courage en me disant que l’Archiduc est bien plus confortable et que si je veux faire un compte rendu sur BelFollies, ce serait mieux que j’ai vu tout le spectacle. Sauf qu’une fois sur place, la serveuse renverse la moitié de mon cocktail sur ma robe… diane me propose de rentrer, mais je veux tenir, et j’ai bien fait, une fois le spectacle terminé, j’ai plein de paillettes dans les yeux… et malgré toute la malchance de la soirée, j’avais trouvé une place de parking pour la voiture devant l’Archiduc.
J’espérais bien dormir cette nuit de dimanche à lundi pour un peu rattraper mon retard de sommeil, mais l’agitation incontrôlée de diane m’en a empêchée. Bref, lundi, je suis crevée. Et mardi, en me réveillant, impossible de bouger la tête. Même bailler me faisait souffrir atrocement. Repos forcé donc. J’hésite à consulter le médecin, j’ai trop de travail et une formation le lendemain pour me permettre d’être absente plus qu’un jour. Depuis, le torticolis va un peu mieux, mais je me traîne, accumulant les insomnies et la fatigue, me mettant une pression qui, si on y réfléchit bien, est totalement inutile si on considère la quantité de travail réalisée par mes collègues. Je me mets la barre trop haut et je n’arrive pas à me satisfaire de moins. Et je déprime. Un regard sur le calendrier n’améliore pas les choses: jusque fin novembre, je ne serai pas une semaine entière au travail: formations, jours fériés, voyage professionnel. Avec en prime une réunion que je dois diriger la semaine prochaine (ce jeudi donc) et que je dois préparer, et qui m’empêche donc d’aller de ce pas chez le médecin pour un congé maladie d’une bonne semaine.