Petit récapitulatif des concerts passés:
Mark Lanegan & Isobel Campbel, Ancienne Belgique:
Les blogueurs l’avaient dit, ça c’est confirmé, Mark Lanegan est un fonctionnaire de la musique, pas un bonsoir, pas un mot et je me tire en coulisse avec ma bouteille de Jack Daniels pendant 20 minutes en laissant Isobel se dépétrer pour assurer le show. Mouais la musique est bonne mais on s’emmerde, là où la chaleur de la voix du crooner rock et la beauté evanescente de celle d’Isobel sur album nous n’avons en concert qu’une piètre décalcomanie.
Grinderman, Ancienne Belgique:
Nick Cave est une bête de scène, Warren Ellis un fou furieux, mais putain qu’est-ce que c’est bon de voir des musiciens aussi impliqués ! Nick qui saute partout qui tient la main d’une fan pendant tout un morceau, Warren qui massacre son violon, se roule partout. Waw quelle énergie à 50 berges. On en redemande !
Einstuerzende Neubauten, spécial 30 ans, Ancienne Belgique:
Bon comme d’hab le son de ce groupe industriel est impeccable. Blixa est un frontman aguerri quoiqu’on l’aie vu plus en forme (de petit coeur). Deux soirées, l’une avec des morceaux jamais joués sur scène et une performance dansante métaphysique; l’autre le concert avec toute l’énergie que les nouilleboutons peuvent dégager. Pas de surprise mais du plaisir sans cesse renouvelé, que demander de plus, les fesses de Blixa ?
The Swans, Ancienne Belgique:
Autant l’album enfonçait le clou de la sensation de fin 2010, autant ce concert était mortellement avarié. Pas un mot, les musicos tournent le dos, Gira est inbuvable. Je l’avais déjà vu en solo en seconde partie de Marissa Nadler et c’était déjà mauvais résultat j’ai discuté de Cormac McCarthy avec Marissa et Raymond des Castanets pendant une heure, mais là c’était très mauvais. Plus jamais on m’y reprendra.
Suuns, Rotonde du Botanique:
Claque dans la gueule en découvrant l’album, uppercut sur scène. C’est simple j’ai cru que la guitare du chanteur allait me voler dans les yeux avec les cordes explosées. Une énergie, une réinvention, ce concert me rappelle mes début de rockeur, mais surtout ce que indie rock fervent signifie. Au plaisir de les revoir
Apocalyptica, L’Aéronef de Lille:
Après ma rencontre d’avant concert avec ma petite soeur de coeur Delilah, une jeune femme charmante, drôle, belle, un brin paniquée mais qui m’apporte beaucoup, nous avons tenté l’impossible pour rentrer dans cette salle que je découvrais. Faut dire ce qui est l’aéronef c’est pas top, faut attendre dehors dans le froid, ya pas de bar ouvert avant le concert, la billeterie ouvre en même temps que l’ouverture des portes, faut courir comme au bifff pour avoir une bonne place après avoir fait la file, j’ai pas l’habitude moi ! Soit. 2 zozos font les mariolles en mixant du rock/métal avec les pieds en faisant du air guitar pathétique, on a bien ri Delilah et moi. Survient Dagoba, groupe marseillais de metal/hardcore, c’est carré, bien envoyé, un peu répétitif mais pogotable et puis le chanteur est très mignon, j’aurais bien été lui faire un câlin transpirant. Plat de résistance, Apocalyptica. Les dieux d’Asgaard sur scène ces mecs. J’ai jamais vu des violoncelles aussi maltraité avec tant de finesse. Imaginez deux viking blond à long cheveux torses nu (Eric ou es-tu) debout agrippé à leur cello qui bourrinent à tout crin et un charmeur à croquer digne d’Elvis the Pelvis qui vous entraînent dans une sarabande metallisée ! Ben ça remue tellement que j’ai du m’agripper et protéger la petite soeur nouvellement rencontrée, la pauvre qui peinait à resister au pogo et headbanging alentours. Bon l’organisation à la française c’est pas encore ça mais le public était déchaîné et les musiciens avaient une présence scénique incroyable qui pardonne tout. C’était apocalyptique et vraiment parfait seul bémol, débout devant avec mon pied handicapé c’est dur, heureusement j’avais une épaule amie pour me soutenir.