Archive for the ‘art’ Category

Les héroïnes héroïques

3 November 2009

Chaussures, bijoux, vêtements, art…, une journée à marquer dans son agenda !

Si vous ne pouvez lire le flyer ci-dessous, voici un lien plus net.

The curious case of David Robert Hayward-Jones

8 October 2009

velvet-goldmine

Le musicophage que je suis vient de découvrir ce petit jeu, tant il est vrai que Bowie est capable du meilleur comme du pire (David et le Saxophone maudit…). Bref, j’ai toujours considéré le bonhomme comme un imposteur avec beaucoup de panache. Premier contact, son costume de clown triste dans l’émétique vidéo de Ashes to Ashes, un crime farpait en somme; s’ensuit son brushing premier de la classe dans Let’s dance. Comme départ, on fait mieux et je le classe au rang des ringards un peu bizarres. La décennie du mauvais goût passe, l’idole de mon adolescence trépasse en avalant du plomb et je me surprend à aimer Outside (faut dire que j’étais en plein trip piercings, scarifications et tatouages alors le côté boucherie conceptuelle ça me parlait)

Le cuistot de Flunch aurait-il inventé subitement la cuisine moléculaire ? On évoque souvent la capacité du zigue à se réinventer, à capter, fusionner et devancer l’air du temps. On cite Brian Eno comme collaborateur et compositeur, qui… mais oui souvenez-vous le gars qui jouait avec U2 et Pavarotchke sur Original Soundtrack 1; mais qui sont les autres hommes/femmes de l’ombre ou nègres, bon y’a bien la bassiste Mechell sur la réinvention de The man who sold the world dans les 90’s mais c’est un peu court et de mauvais goût. Ce que je voudrais tirer au clair, c’est s’il a une réelle capacité à composer lui même ses morceaux, auquel cas ce type est complétement schizo; essayez de soutenir son regard et vous verrez bien. Ou Il a l’art de choisir ses collaborateurs et c’est un excellent maître queux quand il ne confond pas le sucre avec autre chose.  Avec 40 ans de carrière, c’est dur de tenir la distance quoique Tom Waits y arrive bien lui, mais bon il fait un peu toujours la même cuisine rustique, on connait toujours plus ou moins le menu. Le petit David, c’est un peu plus fusion, il a appris a ses dépends qu’on ne sale pas ses frites avec de la sauce soja sous prétexte que tous le monde aime ça, les frites et que avec toutes ces jolies asiatiques, mais je m’égare…

Il reste donc pour moi un artiste polymorphe, opportuniste et insaisissable avec néanmoins un réel talent, celui de provoquer le débat face à l’incompréhension qu’il suscite. Serait-il l’artiste ultime, de ceux qui sortent un album pour chaque type de public, à quand un album gangsta rap de Mc Bowie ?


Mise à jour: Quand on prend un pseudonyme comme Bowie, quand on essaie de faire des concepts albums, de coller à l’air du temp, quand on s’invente presque à chaque fois un personnage, quand on se fait acteur pour de bons et moins bon films, mais encore avec talent, l’ on peut se dire que tous les styles se doivent de figurer à son palmarès peut-être est-ce celà la dualité de l’homme aux yeux veyron, à la fois artiste/artisan et opportuniste/fashion victim et au final une distanciation que ne renierait certains dramarturges allemands.

Cold War Pin-Ups

1 October 2009

Fidèle à la promesse donnée, bravant ma grippe et ma gastro,  j’étais sur le front il y a deux semaines pour le shooting de la prochaine collection de Pascal Van Loenhout.

Très beaux temps et jolies modèles, pas simple de poser à moitié nue en plein milieux de friches industrielles avec les cyclistes du jour sans voiture et les camionneurs au repos, mais elles étaient très professionnelles et toujours souriantes. Le thème était coiffure avant-garde, armée russe et pin-ups, bravo les devotchka !

Dark Night Of The Soul

10 September 2009

200px-Dark_nightCet album, considéré par les Inrocks comme un des meilleurs album de l’année, vous ne le trouverez nulle part, du moins officiellement, EMI refusant de le sortir (mais nos amis suédois vous aideront)

Le dernier opus de Danger Mouse et Sparklehorse : Dark Night of the Soul est un petit bijou. Les deux larrons ont pourtant réunis ici un équipage bariolé et talentueux: Iggy Pop, David Lynch, Suzanne Vega, Les Flaming Lips, Nina Persson, Franck Black et bien d’autre. Des arrangements magnifiques, des inventions de tous les instants et pourtant tout à l’air parfaitement normal presque banal à ma première écoute distraite, mais à force ça m’est rentré dans le crâne sans plus vouloir en sortir, je vous laisse mes impressions sur les différents morceaux que comporte cette nuit noire de l’âme

revenge:
Basse profonde, voix eraillée,tempo lent, hypnotique, parsemé de cordes et clochettes lyriques, quelques notes de piano cycliques, la chanson est une longue montée, une supplique heureuse

just war:
ballade bucolique que ne renierait pas Lennon et Babybird première période.
petits roulement de tambours et pépiement au vocoder, rythme entrainant et bonne humeur de fin d’été

jaykub:
cocon soyeux dans lequel on s’endormirait volontiers si l’on n’y décèlait d’inquiétants son digne de massive attack, mais la langueur douceâtre du morceaux m’invite a machonner un brin d’herbe dans mon hamac par une chaude journée de juillet.

little girl:
plus uptempo, une guitare fuzz s’entretient avec un orgue hammond trafiqué pendant que d’autres tournicotent autour et que le chanteur déroule sa litanie au trot mais toujours à la coule.

Angel’s Harp:
Un morceau apre et tendu, la rage contenue explose par moment et l’on a l’impression que black francis se retient de tous casser

Pain:
Cavalcade de guitare disto, ou iggy pop vient poser une voix narcoise pleine d’autodérision soupoudré d’arpège de harpe. Un final en fermeture éclair

Star Eyes:
bidouillage electronique en tapis sonore qu’arrose une guitare que ne renierait pas Julee Cruise, normal c’est un morceaux en collaboration avec David Lynch qui a pensé à apporter son xylophone pour concurencer les beaux arrangements de cordes de nos deux zigotos.

Everytime I’m with you:
On ressort son orgue de barbarie défaillant, le même que la fille du radiateur, on finit la bouteille de rye whiskey, pendant qu’on accorde la gretsch et puis c’est tellement amusant tous ces boutons sur le moog, mais mollo hein, il doit être 4h du matin quelque part au fond des marais.

Insane lullaby:
C’est sans doute la musique que faisait Aphex Twin a 5 ans en fond sonore avec des chutes de Pet Sounds par dessus, et une prière lunatique en guise de chanson

Daddy’s gone:
Fallait pas laisser les ados tous seuls à la maison avec vos vieux disques hippies msieu, pasque la ils ont ressorti la peinture et les gilets en daim, la guitare folk, le pianobar et ce sont dit si David Gilmour peut chanter comme ça moi aussi. Pis comme y fait beau et qu’on est au jardin ben on entend plus les papillons chanter.

The man who played god:
aaaah Suzane Vega a piqué la guitare de black hole sun et ralenti le tout. Sa voix chaude et désinvolte caresse les guitares rugueuses sauf qu’on se demande ce que foutait l’ingénieur du son dans la salle de bain.

Grim Augury:
Un peu plus loin dans les marais vit l’homme sans jambe, écoutez sa complainte quand on oublie de le ravitailler en gnôle.

Dark night of the Soul:
Je l’adore ce morceaux, reverb, crachotement, piano désaccordé et accord de blues industriel au ralenti. Pas de doute David Lynch est dans le coin, faudra juste mettre un peus plus de lumière et virer toute cette fumée pour le voir.

So much to do this summer !

23 June 2009

Entre l’emballage de mes nombreuses affaires et le déménagement vers notre nouvelle maison, j’espère que j’aurai le temps de visiter quelques expositions. A Gand, il y en a deux que je ne voudrais rater pour rien au monde, leur sujet étant tout à fait conforme avec mes intérêts (dadas) du moment:

De tentoongestelde mens. Andere culturen als amusement parle de la fascination des Occidentaux au 19e siècle pour les cultures exotiques et l’exposition de celles-ci d’une manière quelque peu douteuse, tout comme on montrait à l’époque les personnes “anormales” dans les foires. (Musée du Dr. Guislain, Gand, jusqu’au 13-09-2009)

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De dolle jaren van het variététheater 1880-1940 parle des théâtres de variété en Belgique et des spectacles proposés, musique, chant et humour souvent teintés d’exotisme et d’érotisme, cherchant toujours le sensationnel. (Het Huis van Alijn, Gand, jusqu’au 13-09-2009, ticket combiné avec l’autre expo)

J’en profiterai évidemment pour acheter les catalogues ! Et aussi pour passer chez Mieke qui vend certaines collections de vêtements pin-up comme Bettie Page – Las Vegas.

Continental Superstar

21 May 2009

Orgue de danse “Frangema”, Decap, Anvers, 1946

Je vous ai promis depuis quelques mois déjà un billet sur l’exposition Continental Superstar (Musée du Cinquantenaire, octobre 2008 – mars 2009) qui montrait un certain nombre d’orgues mécaniques construites pour accompagner les danses de salon. Elles étaient jouées tous les jours et le public était libre de danser dans l’espace aménagé à cet-effet. Une toute autre manière de visiter un musée donc et de passer son dimanche après-midi en buvant une bonne bière ! J’avais bien envie de danser mais mon partenaire n’était pas encore assez rétabli de son pied pour m’accompagner. Et puis, en fait, on ne sait pas trop comment les danser, ces danses de nos grands-parents… (Entretemps, j’ai appris que les orgues étaient démontées et mises dans un dépôt du musée, sans qu’il n’y aie de projet de les montrer quelque part. Dommage !) (more…)

In her shoes

17 May 2009

Cet été et automne, le musée de la mode de Hasselt organise une exposition sur les chaussures. J’irai certainement voir ! J’en profiterai pour voir les collections permanentes. (Et pour les grands alcooliques, il y a le musée du genièvre !!!). Plus d’infos ici.

Royaume de l’artifice

3 May 2009

Cela fait quelques semaines maintenant que j’ai terminé le livre de Céleste Olalquiaga, Royaume de l’artifice: l’émergence du kitsch au XIXe siècle. En le voyant en librairie, il m’a tenté par sa couverture et par son sujet mais aussi par la riche iconographie en couleurs. Après lecture par contre, je reste sur ma faim, j’espérais en apprendre beaucoup plus sur le sujet. Mais le livre a une qualité certaine, c’est le style d’écriture très poétique. L’auteur prend comme fil rouge sa propre expérience avec un bernard-l’ermite, Rodney, emprisonné dans sa boule en verre, et s’inspire largement (uniquement ?) des théories de Walter Benjamin sur l’aura et sa destruction suite à la reproduction en série, sur les passages parisiens et le début de la flânerie. Les sujets abordés sont divers mais tournent essentiellement autour de la mer, des fonds marins, de l’eau… Fantasme et réalité se mêlent.

Le point de départ de cette émergence du kitsch est l’industrialisation qui a permis la reproduction de masse des objets et crée une atmosphère quelque peu mélancolique par rapport au passé perdu. Ce qui m’a frappé, c’est qu’une fois de plus, le Crystal Palace de l’exposition universelle de Londres en 1851 est pris comme point de départ, comme point de tous les changements. Depuis quelques années déjà, je suis passionnée par ce sujet des expositions universelles qui ont été les endroits de tous les possibles, ayant une influence énorme sur la société, lançant modes diverses (je pense notamment à la diffusion de la musique hawaïenne dans le monde entier).

Mais revenons au livre. Je ne vais pas faire un résumé complet mais plutôt parler de certaines formes de kitsch qui m’ont marquées. La taxidermie par exemple (c’est pour moi l’occasion de faire un lien vers cet article), qui existait depuis le 16e siècle dans un but de préservation, mais qui au 19e siècle devient une mise en scène (Le thé des hermines), accompagnée également de “mobilier animal” où des pattes de rhinocéros deviennent des chaises et des bois de cervidés un porte-chapeau.

Ou encore cette mode des aquariums qui deviennent un monde en eux-mêmes où les poissons sont presque accessoires à côté des fausses ruines, grottes miniatures et autres décorations et dont les supports sont extrêmement compliqués, baroques. (En cherchant des images, je suis tombée sur cet article et celui-ci, mais ce n’est qu’une toute petite sélection, image venant d’ici.).

Les presse-papiers en forme de boule de verre sphérique ou boules de neiges furent en vogue à cette époque. Ils emprisonnaient fleurs ou animaux mais représentaient également des scènes diverses tels châteaux ou la tour Eiffel (en photo, collection du National Glass Center). Au cours du temps, l’intérieur de ces globes de verre se sont détériorés en partie comme celui représentant Marie-Antoinette devant le Petit Trianon que vous verrez dans le livre.

C’est également une époque de toutes les contradictions: la science remet en question une série de choses mais le public raffole des géants, des nains, des siamois, des licornes et autres monstruosités de foires. La société victorienne adore tout particulièrement les sirènes, toutes fausses évidemment mais reconstituées avec amour par des artisans quelque peu charlatans qui, avec le grand art du taxidermiste, mêlaient tronc de singe et queue de poisson. C’est à ce moment que Barnum commencera sa carrière d’homme de spectacle, rassemblant ce genre de curiosités dans son cirque itinérant. (La photo vient  d’ici).

Je pourrais également parler des cabinets de curiosités (avec un clin d’oeil à Mademoiselle M), des mondes engloutis et de la recherche de l’Atlantide, de la grotte de Vénus à Linderhof, des grottes du bois de Vincennes, des représentations des fonds marins et de l’intérêt pour les différents naufrages, du Nautilus de Jules Verne et de bien d’autres choses. Comme je le disais au début de l’article, une déception sur le fond et surtout une envie d’en savoir plus sur beaucoup de sujets tout juste abordés dans le livre mais une très belle iconographie.

Barnbrook

29 April 2009

picture-1Pour ceux et celles qui ont la chance d’habiter Paris, il y a une exposition de Jonathan Barnbrook à la galerie  Anatome. Un  typographe et graphiste anglais, qui a entre autre collaboré avec Damien Hirst. Cela fait des années que je cherchais la police de caractère de l’image ci contre, l’ayant maintes fois admirée dans les oeuvres de Dave McKean, mais je pensais que c’était du une sorte de garamond alors qu’elle s’appelle mason. C’est jusqu’en juillet, peut-être irons-nous finalement visiter toutes ces expos, librairies et musées qui nous tentent depuis des mois. Et finalement ce n’est qu’à une heure de train de Bruxelles; mon pied commence à retrouver de sa vigueur et de son endurance, cela devrait être possible.

Quand je n’ai rien de mieux à faire…

23 February 2009

…je joue à photoshop avec Miss Sunalee !

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