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Joyce Carol Oates, Eux (Them): Eux est le troisième volume du Wonderland Quartet, premier que je lis en français depuis que j’ai commencé mon challenge et première (petite) déception. Est-ce dû à la traduction ? Non je ne pense pas (elle a d’ailleurs été revue pour l’édition de poche). Est-ce parce que la traduction reprend le texte d’origine ? Peut-être. Les deux premiers volumes ont été réécrits pour l’édition actuelle. JCO avoue avoir parfois changé plus d’un tiers des romans, raccourcissant certains passages, rallongeant d’autres. Et peut-être que ces changements rendent les romans plus digestes, plus actuels. Mais peut-être est-ce aussi la quatrième de couverture qui m’a induite en erreur, ne parlant que d’un des personnages, Maureen. Nous sommes à Detroit, pendant la Grande Dépression. Loretta est une jeune fille issue d’une famille pauvre. Le roman suit son histoire, son mariage, la naissance de ses enfants. Au fil des pages, le point de vue change: tantôt c’est son fils aîné, Jules, qui a la parole, tantôt sa fille, Maureen. JCO décrit les conditions de vie des milieux défavorisés dans une ville changeante, où les Noirs prennent de plus en plus de place. Elle décrit les sentiments de ses personnages, leurs parcours, leurs essais de s’en sortir (ou pas). Mais souvent, les descriptions de situations s’alanguissent et je me suis ennuyée. Espérons que le quatrième volume de la série sera plus passionnant ! Comme je l’ai en anglais, je pourrai confirmer si ma théorie est la bonne.




Fabrice Colin, Blue Jay Way: c’est suite à diverses critiques très positives sur l’auteur et sur ce livre en particulier, vues sur différents blogs, que je me suis lancée dans la lecture d’un auteur français (je n’en lis que très peu en fait, souvent ils m’emmerdent). Evidemment, Fabrice Colin a écrit un roman très américain; les 50 premières pages m’ont même énervées tant il s’agit d’une copie/pastiche de Less Than Zero de Brett Easton Ellis. “La veille de mon arrivée à L.A., vers 3 heures du matin, on avait signalé une meute de coyotes aux abords d’un feu de croisement à Bel-Air.” (page 62 de l’édition poche) me semble tout droit sorti ou juste paraphrasé de ce roman. Heureusement, l’histoire prend le dessus et j’ai bien vite oublié ces références. Le roman suit Julien, un Franco-Américain, engagé par une écrivaine connue pour enseigner le français à son fils, un jeune adulte, vivant dans une magnifique villa de Los Angeles. Très vite, les choses tournent mal, un meurtre est commis, plus personne ne sait qui il est et Julien se perd, n’ayant plus aucune prise sur la succession des événements. A part quelques longueurs au début, Fabrice Colin a écrit un roman qui m’a passionnée, un polar sombre et violent, brouillant les multiples pistes. Bref, j’en veux encore !
