Samedi, diane et moi avions décidé de passer une bonne soirée ! Un concert nous tentait, et comme c’était à Ixelles, j’ai proposé d’aller manger au Belgo Belge auparavant. Après quelques péripéties dues à l’oubli d’une fenêtre restée ouverte à la maison et un bon repas, nous arrivons vers 20h45 au café Le Viaduc où a lieu le concert d’un groupe d’old time américain. C’est déjà bien rempli mais surtout très enfumé. Je ne m’attarde pas à l’entrée, voulant éviter à tout prix une conversation avec ex-ex que je ne supporte plus. Un peu plus loin, je vois quelques amis et nous discutons un peu. Et chance pour moi, il y a un tabouret libre au bar, pas très loin de l’endroit où va jouer le groupe. C’est tout petit, donc pas besoin d’amplification et je vois le groupe se préparer. Mais je me rends compte aussi que le mec assis à côté de moi est saoul et continue de boire bière sur bière. Les musiciens commencent à jouer et ils jouent bien. Sauf que mec saoul tente de faire le rythme en tapant très fort son briquet sur le bar et continue à gueuler avec son copain. Sauf que comme il est saoul, il commence à me coller sans s’en rendre compte. Sauf que les gens assis à l’avant du café, ne voyant rien, continuent tout simplement leur conversation. Sauf que du coup, on n’entend quasi plus les musiciens. Et quasi tous les hipsters présents fument des cigarettes roulées. Après quelques morceaux, j’ai perdu tout intérêt dans la musique alors que cela aurait dû me passionner. De plus en plus asphyxiée et énervée par mec saoul, j’ai commencé à faire une grosse chute tension. Bref, nous sommes partis, diane et moi, dépités et puant la clope. Et il a fallu beaucoup d’air frais pour que je me sente un peu mieux. La cigarette n’est-elle pas interdite dans les cafés ?
Cigarettes and alcohol
24 Tuesday Apr 2012
Posted in music/concerts
Tao Lin, Richard Yates: annoncé par les Inrocks comme “le” roman de la nouvelle génération d’écrivains américains, j’ai espéré retrouver comme ils le disaient du Bret Easton Ellis ou du Jay McInerney. Rien à voir avec l’auteur Richard Yates, il est juste cité quelques fois dans le roman qui raconte la rencontre entre Dakota Fanning et Haley Joel Osment, leurs errements amoureux, leurs rencontres à New York ou dans le New Jersey. Après avoir lu les deux tiers, j’ai abandonné. Parce que cette histoire qui se répète, qui n’avance pas, qui est écrite sur un ton froid en phrases courtes comme des sms ou des phrases de chat, cette histoire n’est pas intéressante. Minimal et hypnotique dit la quatrième de couverture, oui, en effet, mais sans passion et absolument pas passionnant.
Gil Adamson, A l’aide, Jacques Cousteau: de cette auteure canadienne, j’avais beaucoup aimé La veuve. Ce roman-ci raconte la vie de Hazel, une petite fille puis une adolescente qui vit dans une famille assez bizarre, excentrique qu’elle décrit selon son point de vue. Pour une fois, le titre français est une traduction littérale de l’anglais et fait référence à un passage du livre mais peut-être aussi à certaines ambiances des fonds sous-marins. L’écriture est fine, précise et poétique, portant attention aux mots. Un joli roman à lire en passant mais dont on oublie vite le contenu. Un mois après l’avoir lu, je peine énormément à écrire ce commentaire et pourtant il me reste une sensation de plaisir, surtout des premières pages dont j’ai vraiment essayé de profiter le plus longtemps possible. Une perle au point de vue écriture.