Voilà 2h de massage énergétique aux huiles essentielles, de dialogue et d’analyse taoïste ont fait plus que 2 semaines de benzodiazépine aux plus de 10 effets secondaires désastreux et qu’un psychiatre réunis ! Là ça prenait des proportions ingérables, je commence à avoir des spasmes et des hallucinations. J’ai mis 3 ans pour me sevrer du cocktail de saloperies qu’on me forçait à ingurgiter en prison, les mêmes symptômes commençaient à réapparaître et j’ai peur de replonger dans ce délire éveillé, merci j’ai donné. Je sais enfin ce que dois régler.
1. Qui suis-je ?
2. Qu’est-ce que je veux ?
3. Comment y arriver ?
Je me fais utiliser ou brimer depuis l’enfance, je cherche à m’adapter tout le temps en m’oubliant dans le travail, j’ai pas de reconnaissance pour ce que je fais.
Je me définis à travers un travail pour lequel je suis prêt à me faire marcher dessus sans oser cadrer les gens dans des limites, et c’est comme ça pour tout. Maintenant je vais me trouver, me construire et commencer à vivre. Demain je commence mon traitement par les plantes, les vitamines, les huiles essentielles avec Coyote qui me suivra tout les jours et m’accompagnera sur cette recréation intérieure pour éviter la déprime et avoir un contact humain à l’écoute chaque jour. Sans new age, ou bain de siège à l’oignon. Je continuerai à voir mon psychiatre, mais Coyote travaille aussi avec un neuropsychiatre plus doué dans le dosage des psychotropes chimiques si les plantes ne marchent pas. Au moins je vais dormir et je n’aurai pas d’effets secondaires. Pourquoi je n’ai pas appelé le Coyote plus tôt moi ?
Les 10 commandements d’une bonne crise d’angoisse:
-1 les oreilles bourdonnent
-2 les membres tremblent incontrôlablement
-3 la vue se trouble
-4 vertige
-5 hyperventilation
-6 évanouissement
-7 muscles des bras et des jambes paralysés
-8 vomissements
-9 tachycardie
-10 insensibilité des mains et des pieds
welcome to my world, demain je recontacte coyote et je pars en trip massage coréen chamanique et je balance l’efexor de merde petit à petit parce que les effets secondaires de leurs putains d’antidépresseurs sont pires que ce qu’ils sont censés apporter sans parler de la libido à zéro avec des érections incontrôlables et inutiles, le psy a intérêt à justifier ce poison.
J’ai commencé ce blog dans un esprit plutôt culturel, parlant de livres, de musiques et de gadgets divers pour passer fin 2008 à un blog plus personnel, plus intime… Je ne suis pas trop d’humeur pour le moment pour faire une grande fête (on en reparlera peut-être pour le 500e billet !) mais je vous remercie tous de nous avoir accompagnés, diane et moi, dans cette aventure en laissant tous ces commentaires…
Samedi passé, escapade à Gand ! Longtemps compromise à cause des problèmes de sommeil de diane, c’est finalement moi qui me dégonfle juste avant de partir. Arguments vite balayés par diane mais un peu d’angoisse quand même pour la conduite sur autoroute et dans une ville inconnue. Parking du Kouter bondé, mais après 10 mètres en 20 minutes, je trouve une place.
Direction Mieke, via le dédale des rues gantoises. Joli magasin plein de petits objets, de bijoux mais surtout de vêtements. Achat d’une jupe crayon noire Bettie Page Clothing, parfaite à la taille, un rien pas assez moulante aux fesses. J’ai préféré choisir le confort ! Ballade dans le quartier, plein d’autres jolis magasins d’objets et vêtements très pop, colorés comme Zsa Zsa Rouge.
Repos et repas, scampis au curry pour nous donner de l’énergie pour la soirée.
Retour au Kouter, au Handelsbeurs. Très beau bâtiment néoclassique avec grande salle et espace bar gigantesque. Spectacle des Schoon Madammen pour découvrir les nouveaux talents burlesque. De bien jolies choses, pas mal de timidité, des morceaux plus ou moins au point, certains plus originaux que d’autres, du burlesque qui ne l’est pas, comme du pole dancing ou de la voltige. Inspiration orientale, cabaret, contes de fées, western… Mon numéro favori ne recevra pas de prix: un morceau rock assez lent, une jeune ingénue aux airs timides, la musique s’accélère sur la fin, elle se découvre aussi vite, bien moins coincée qu’elle n’en avait l’air. Le prix du public: une danse des voiles orientale. Le prix du jury: la grande Nikita venant de l’Est, rappelant Lada Redstar.
Puis people, conversations, envie de danser mais aussi de rentrer… Une belle soirée…
Je sonde. Non pas les îles tropicales en quête d’épices, mais les galaxies. Je n’ai pas besoin d’Epice pour cela. Dans ma sphère de plasma je parcoure l’univers connus de nos piètres téléscopes déglingués à la recherche de planètes habitables. Je suis l’androgyne sacré, capable de me déplacer dans l’espace par la pensée, j’ai 432 ans, enfin je crois. La Terre se meurt ravagée par une humanité, que je tente de sauver malgré tout. Chaque religions ou groupe sera déplacé sur une autre planète, pas de retour, plus de contacts, plus de conflit. Les plus sages et courageux décident de rester. La restauration d’Angkor nous attend ainsi que la chasse aux poulpes terrestres. C’est la mousson, ils pullulent en cette saison. Le souvenir de mon enfance a depuis longtemps disparu dans le temps comme les larmes dans la pluie.
Andy Cairn du groupe Therapy? qui nous chante Diane de Husker Dü, une histoire de serial killer, tiré de l’album infernal love en 1995 année de mon crime…. non mais ça va hein, je commence les antidépresseurs demain et j’ai une fée dans ma vie maintenant. Merci pour les messages d’encouragement.
A l’heure des bonnes résolutions de début d’année et après un passage à l’an neuf lamentable, j’ai besoin de m’arrêter, de réfléchir au cours que je donne à ma vie. De dresser un bilan. Peu de joie dans ma courte existence, beaucoup de passion et d’énergie dépensée en vain. Une adorable compagne pourtant me pousse à continuer. En style télégraphique ça donne ça:
1. De 1 à 5 ans, mes parents se disputent sans cesse, ma mère passe ses colères sur moi et je ne compte plus les fessées. Premières expériences érotiques avec un garçon et 1 an plus tard avec ma voisine du même âge que moi. Divorce des parents, ils vendent mon chien, mon meilleur ami, qui s’enfuira et disparaitra
2. De 5 à 13 ans, déménagement à Bruxelles, école communale de Molenbeek, premier contact avec des enfants musulmans, antipathie directe pour leurs manières violentes. Premier ordinateur, un zx spectrum 48k. Ma mère se met en ménage avec un banquier flamand avec qui je m’entends moyennement. Elle me force à aller chez une psychologue et à faire du solfège où j’apprends la guitare, mais je rate les examens de solfège et suis forcé d’arrêter. Mon père emménage en Flandre profonde, je suis obligé d’y aller 1 week-end sur deux, je méprise la bêtise crasse de sa nouvelle compagne et de sa fille. Mon père me tabasse plusieurs fois. J’ai 11 ans ma mère me change d’école et m’inscrit à Saint-Boniface, un collège catho ultra-réac et proche de l’Opus Dei, 7 ans de bondieuserie hypocrite à endurer. Mon grand-père meurt, mon frère handicapé mental à 100% aussi. Je découvre la masturbation. Mon plaisir pour échapper à tout ça c’est de batifoler nu dans les forêts de Flandre 1 week-end sur deux.
3. De 13 à 19 ans, je m’intéresse au bouddhisme, je suis moqué continuellement par mes camarades d’école, trop intello, trop curieux, trop pointilleux. Je découvre la musique expérimentale, l’ebm, le punk, l’indie rock. Ma mère épouse le banquier après pourtant s’en être séparé. Elle en divorcera 5 ans plus tard après une tentative de suicide. Entretemps il m’aura lui aussi tabassé 3 fois. Deuxième ordinateur, un amiga 500. Je me remet à la guitare, électrique cette fois. J’intègre un groupe rock, on ne fait que des reprises, c’est bien pour débuter, premier concert, devant 800 personnes, génial. Je prend un look rebelle, un peu entre un hippie et ranxerox. Je cesse de voir mon père. Une fille me séduit j’ai 17 ans nous faisons l’amour 1 an plus tard, notre première fois. Je claque la porte du groupe, marre de faire des reprises, envie d’intégrer des influences expérimentales, sérielles, des musiques traditionnelles. Je me destine à une carrière en biologie. Le drame arrive.
4. De 19 à 19 ans, Elle me quitte, moi le nerd devenu rockeur biologiste rebelle reconverti en étudiant en cinéma. Je n’encaisse pas, lui fracasse le crâne à coup de marteau avec la ferme intention de me jeter sous un train juste après. J’échoue. Heureusement, le propriétaire de son kot me ceinture. 6 mois de prison préventive, où on me gave de force 3 fois par jour de médicaments (valium, xanax, rohypnol, et 2 autres dont j’ai oublié le nom)
5. stages De 19 à 23 ans, Je suis libre, on me déclare irresponsable de mes actes, je suis paranoïaque à tendances schizophrènes. L’alcoolisme compense mon sevrage brutal de psychotropes. Obligation de reprendre mes études ou de trouver un travail et de suivre une psychothérapie. Je reprend brillamment mes études en cinéma, décroche deux postes de stagiaires de ma propre initiative, l’un sur after effect et media 100, l’autre sur flame et fire, on est en 1998, ces programmes coutent le prix d’une maison, même mes profs sont incapables de s’en servir. Je réalise deux courts-métrages, très influencés par les actionnistes viennois, les psychopathes et les sociétés de fourmis. Période intense de mutations, tatouages, piercings, scarifications, je me mutile, me transforme. Ma nouvelle chair est le reflet du monstre que je suis devenu dans cette tentative de meurtre. Un avertissement, je suis dangereux. J’ai des relations homosexuelles épisodiques, je fréquente les milieux gays et travestis, je me mets à porter des jupes et à adopter le look Nicolas Sirkis dans le clip Marilyn (enfin c’est lui qui m’a copié).
6. De 23 à 28 ans, premier boulot au lendemain de ma graduation. Je sors avec une belle suédoise, qui retournera dans son pays, première relation sexuelle à trois. Je rencontre une belle asiatique, mais elle partira avec un très bon ami. Rencontre avec une belle suissesse coiffée à la Louise Brooks, de nouveau des plans sexe à 3 ou plus, on vit deux ans ensemble. Puis deux ans avec une charmante prolotte comme elle se définit, mais très jalouse. Entretemps je saute d’une boîte à l’autre, ça en fait 14 en 12 ans, entre Bruxelles, Istanbul et Dubaï. Je ne supporte définitivement pas les mentalités musulmanes mais m’entends parfaitement avec mon collègue Indien à Dubaï. Je rentre à Bruxelles et rencontre Sunalee, nous avons une conversation passionnée sur la musique de Bollywood. Elle m’embrasse.
7. De 28 à 34, j’erre un peu en Belgique et emménage chez Sunalee. Je tente de renouer avec mon père mais c’est un échec, je le sors de ma vie. Je retrouve du travail, puis change pour encore une fois tomber dans une société en difficulté au bord de la faillite. Je rénove leur organisation du travail, mais on me reproche d’être trop polyvalent tout en me piquant toutes mes idées. Un chauffard me renverse et me pète le pied, je suis opéré d’une hernie inguinale qui me gonflait exagérément les testicules. On me vire pendant ma période de convalescence. Je voyage en Asie du sud-est avec sunalee, j’adore. Vacances naturistes réussies à 2 en Croatie, on remettra ça. Je retrouve du boulot dans la compagnie que j’avais quitté en croyant partir vers un avenir meilleur. Je ne m’entendais pas avec une chargée de prod, ça ne s’améliore pas. Mes troubles du sommeil empirent bien que je tente d’y remédier avec l’équipe de la clinique du sommeil, ma tension me préoccupe, je fais un complexe de supériorité ignoble, je ne supporte plus la moindre contrariété et j’ai envie de gueuler contre mes collègues et mes clients en permanence pour leur apprendre à bosser convenablement.
Aujourd’hui j’ai décidé de ne pas aller au bureau, j’ai un client qui m’a fourni du matériel provenant de plusieurs sociétés différentes, les couleurs changent en fonction de la provenance, je n’y peux rien, mais ça fait 2 semaines qu’ils me pourrissent pour comprendre d’où vient le problème, alors qu’il suffit de s’adresser aux autres sociétés. Je n’ai pas dormi de la nuit à cause de cette réunion inutile, je suis à bout, ça fait 12 ans que je travaille avec des gens auxquels ils faut répéter la même chose chaque jour et qui s’énervent dès qu’on sort des arguments imparables genre les fiches techniques des constructeurs. Je passe trop de temps sur le net mais j’y lie de nouvelles amitiés, fortes. J’en ai marre de discuter, de palabrer avec des personnes réelles. Je voudrais créer et pas remuer leurs merdes. Ça me pourrit la vie et celle de Sunalee, il est temps d’envisager une alternative. Mon patron est adorable, je m’en veus à mort de lui faire faux bonds et de mettre sa société en péril, mais ma santé et mon équilibre priment. Rien n’est définitif, et je reste maître de ma vie quitte à changer du tout au tout de carrière.
Ce blog me permet de parler de plein de choses mais quand il s’agit de choses vraiment intimes, j’ai plus de mal. Et pourtant, je me sens mal pour le moment… je suis remplie de frustrations, d’anxiété et de tristesse. Revenons loin en arrière: j’ai vécu une relation assez conflictuelle avant celle avec diane. Mon amoureux de l’époque souhaitait une fille à son image et après quelques mois de relation, il a commencé à me reprocher plein de choses. Les disputes étaient très violentes verbalement et étaient toujours précédées par une “sieste” de l’homme en question. J’ai appris à reconnaître un schéma et ces siestes n’annonçaient rien de bien. J’ai pris peur des siestes inopinées.
Retour à ma relation actuelle. diane a toujours été un dormeur aux horaires bizarres. S’endormir avant minuit est impossible, et le w-e, un réveil avant midi n’est pas envisageable. J’ai eu du mal mais je me suis habituée – je suis moi-même très régulière et j’ai besoin de mes 9 heures, m’endormant dès 23h… diane a eu quelques crises d’endormissement soudain, proches de la narcolepsie mais rien de très régulier. Mais à chaque fois, j’ai eu peur, peur d’une dispute remettant notre couple en cause. Je me souviens d’une belle journée de l’été 2009 où il a fait la sieste tout l’après-midi et puis a piqué du nez dans son assiette vers 20h.
Sauf que depuis la fin du mois d’octobre, ces crises se sont répétées, durant souvent trois jours de suite avec environ 20 heures de sommeil par jour. Deux visites chez un médecin et une analyse du sommeil plus tard, un diagnostic a été posé: problèmes au niveau du sommeil paradoxal, micro-apnées répétées et trop peu d’apport d’oxygène dans le sang pendant le sommeil. Bref au plus il dort, au plus il est fatigué. Les semaines avant Noël et entre les fêtes ont été difficiles pour moi: je ne pouvais rien prévoir, j’ai été au Cabaret Années Folles seule, diane dormant debout à 17h30, j’ai traîné devant la télé, préparant des versions plus simples des repas prévu pour deux. Le 31, nous avons mangé ensemble mais j’ai passé le passage à l’an neuf seule, en pleurant… Je m’étais jusqu’à présent toujours débrouillée pour être en compagnie de quelqu’un à ce moment-là même si ce n’était pas toujours très réussi. J’étais en congé et j’ai beaucoup lu. J’ai continué mes récits de voyage. Pour la mise à jour de belfollies par contre, c’est plus difficile: je ne maîtrise ni lightroom pour publier des photos ni le ftp (ce n’est pas difficile, mais il me faut quelqu’un pour l’expliquer).
Un médicament réglant le sommeil paradoxal a apporté un certain soulagement la semaine passée, pendant cinq jours. Nous avons à nouveau pu dormir ensemble, ce qui était devenu impossible parce que les mouvements incontrôlés et le piquage de couette à répétition me réveillaient tout le temps. Ce week-end, les crises sont revenues. Je les vois arriver, souvent plusieurs heures à l’avance. Aucune activité ou distraction ne peut les empêcher, ce n’est pas faute d’essayer. Je me sens tellement impuissante face à cette situation. Je ne peux rien faire, je ne sais pas quoi faire. Nous avons des projets ensemble mais j’ai peur qu’on ne puisse les réaliser. Nous avons prévu d’aller à Gand ce samedi soir pour la finale des Schoon Madammen, après une après-midi shopping mais que faire si diane tombe de sommeil à 17h ? Et je ne me sens pas assez à l’aise pour conduire si loin toute seule.
Un rendez-vous chez l’ORL est prévu pour les problèmes d’apnée, mais si cela ne résout rien ? Si c’est plutôt un burnout ? ça me fait peur parce que je sais que nous sommes partis pour des mois et des mois… et ça fait déjà trois mois… ça ne peut aller que mieux me dira-t’on, mais pour le moment, je ne vois pas trop de porte de sortie. Je dors mal aussi, je pleure souvent de frustration, j’ai des nausées et des vertiges… J’ai envie d’hiberner sous la couette en espérant que ça va passer. Je t’aime, diane, je voudrais qu’on puisse encore faire plein de choses ensemble, discuter, voyager, etc. mais cette situation est très difficile à vivre pour moi…