Deux ans après tout le monde, j’ai enfin terminé The Wire. Je ne ferai pas d’analyse de la série, tout le monde l’ayant déjà proclamée “meilleure série de tous les temps” ou presque. Par contre, je trouvais intéressant de raconter pourquoi j’ai mis autant de temps à la regarder. La série est un tour de force, c’est clair, mon intellect est tout à fait d’accord. Peu de villes ont été cartographiées de telle manière, sous toutes ses formes (et quand un collègue disait avant-hier que les séries américaines parlaient toute de la vie de famille et de rien d’autre, ça m’a fait bondir – mais je digresse) et pour arriver au constat que la corruption et les embrouilles politiques ne sont qu’un éternel recommencement.
Mais… je ne peux plus compter le nombre de fois où je me suis endormie devant les épisodes. Le rythme est lent, l’analyse se fait en profondeur, tous les détails sont décortiqués. Au final, on en sait beaucoup mais il me manquait des points d’accroche, que ce soit un bel acteur (Elodie, je te laisse Idris Elba – il est beau mais ne fait que peu d’effet) ou une histoire qui me touche (j’aurais peut-être dû intervertir ces deux propositions – on va me prendre pour une gamine qui ne regarde les séries que pour les beaux mecs ! – ou pas, j’ai regardé Gossip Girl mais je ne bave pas sur Chuck Bass). Au final, c’est la saison 2 que j’ai préféré: le fait de filmer dans le port permettait de sortir des endroits confinés de la ville et l’histoire du trafic de prostituées me renvoyait à l’excellente série flamande Matroesjka’s. Et pour être honnête, je dois bien rajouter que quelques détails techniques liés à la mauvaise copie des dvd ont ralenti mon visionnement: les menus avaient été effacés et les épisodes étaient dans un ordre tout à fait aléatoire sur le disque – et donc je passais parfois un quart d’heure à trouver le bon épisode…